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30/05/2014

«JE VEUX LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE»

LG 10367797_633874893355329_501490392647747073_n.jpgLa vérité, rien que la vérité. Telle est l’attente de Laurent Gbagbo. Arrêté le 11 avril 2011 et remis le 30 novembre de la même année à la Cour pénale internationale (CPI), le président déchu ivoirien séjourne à la prison de Scheveningen, à La Haye. Le 5 décembre 2011, à l’audience dite de comparution initiale, Laurent Gbagbo disait : «Maintenant que je suis là, on va aller jusqu’au bout». « Je vais voir quels sont les éléments de l’accusation, et les confronter à ma vérité».

Le 13 juin 2014, Laurent Gbagbo sera face aux juges de la CPI pour l’audience de confirmation ou non des charges. Selon le mandat d’arrêt émis à son encontre, le pensionnaire de La Haye aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité : a) de meurtres, b) de viols et d’autres violences sexuelles, c) d’actes de persécution et d) d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences postélectorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Laurent Gbagbo a donc cosigné, avec le journaliste français François Mattei, un livre intitulé: «Je veux la vérité et la justice» mais qui sortira le 19 juin, en France, aux Éditions du moment.

Ferro Bally, journaliste indépendant

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23/03/2014

LA CPI, UNE JUSTICE INTERNATIONALE POUR AFRICAINS?

La Côte d’Ivoire a, depuis la nuit de samedi 22 mars à dimanche 23 mars 2014, un deuxième pensionnaire à la prison de Scheveningen, à La Haye: Charles Blé Goudé, leader de la Galaxie patriotique. Le gouvernement ivoirien a donné, le 20 mars, son accord pour son transfèrement dans les cachots de la CPI.

cpi,ble goude,aird-ci,aird,eric kahe,ferro ballyLa Cour pénale internationale ou CPI est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre. Au 1er mai 2013, 122 États sur les 193 États membres de l'ONU ont ratifié le Statut de Rome et acceptent l'autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié. Certains, dont la Chine et l’Inde, émettent des critiques au sujet de la Cour et n’ont pas signé le Statut.

À ce jour, la Cour a ouvert une procédure d’enquête dans huit cas, tous en Afrique: l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la République de Centrafrique, le Darfour (Soudan), la République du Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire et le Mali. La Cour a mis en accusation au moins vingt-deux personnes dont les présidents du Soudan, Omar el-Béchir (premier mandat d’arrêt lancé par la CPI contre un chef d’État en exercice) et du Kenya, Uhuru Kenyatta.

Sept inculpés sont en détention: Laurent Gbagbo, ancien président de la Côte d’Ivoire et premier chef d’Etat incarcéré, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RDC, Charles Blé Goudé, ancien ministre de Côte d’Ivoire, le général de l’armée de la RDC Bosco Ntaganda dit Terminator, Germain Katanga et Mathieu Ndudjolo, deux anciens chefs congolais de milice, Callixthe Mbarushimana, chef présumé des Forces démocratiques de libération du Rwanda ou FDLR.

Plusieurs sont en fuite dont Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA, milice ougandaise accusée de crimes de guerre), et d'autres hauts commandants de la LRA; deux sont décédés (les juges de la CPI ont notamment ordonné la fermeture du dossier de Mouammar Kadhafi, décédé le 20 octobre 2011, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité) quand d’autres sont libres de leur mouvement: Omar el-Béchir, Uhuru Kenyatta, William Ruto (vice-président kényan), Ahmed Haroun (ancien ministre de l’Intérieur du Soudan) et Ali Kosheib (un des principaux chefs des milices Janjanwids au Soudan).

La Libye, promettant de tenir un procès régulier «conformément aux critères internationaux», a refusé de transférer Seif El Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien chef d’État libyen, tout comme l’ancien chef des services de renseignement de Kadhafi, Abdallah Al-Senoussi.

Le premier procès de la CPI, celui du Congolais Thomas Lubanga, pour crimes de guerre, a commencé le 26 janvier 2009. Le 10 juillet 2012, la CPI a condamné le chef rebelle congolais à une peine de 14 ans d’emprisonnement pour le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats. C'est le premier jugement de la Cour pénale internationale. Charles Taylor, l’ancien président libérien, a été condamné par la CPI à cinquante ans de prison pour crimes contre l'humanité pour son rôle dans la guerre civile sierra-léonaise. Et c’est dans une prison britannique qu’il purge, depuis le 15 octobre 2013, sa peine.

 

 

Ferro Bally, journaliste indépendant

09/03/2014

RATTRAPAGE TOUS AZIMUTS

Le Marché des arts et du spectacle africain (MASA) prend fin ce 8 mars. Et dans un compte rendu du journal L’intelligent d’Abidjan de ce jour, je réalise que le «rattrapage» ethnique cher à notre chef de l’Etat a la vie dure et longue. Tous ceux qui sont intervenus dans cet article pour parler de l’organisation, la déprogrammation, les difficultés et les colères des artistes sont du nord: Yacouba Konaté, directeur général par intérim, Koné Dodo, conseiller artistique chargé de la musique au Masa 2014, et Ismaël Diaby, conseiller artistique en charge de la logistique. Notre pays peut-il guérir de cette politique de préférence régionale et de cet apartheid social?

Ferro Bally, journaliste indépendant

 

20/02/2014

LA CÔTE D'IVOIRE SANS PILOTE AU MILIEU DU TROU D'AIR

Y a-t-il un pilote à bord de notre Airbus380? Parti en catastrophe en France, le 2 février dernier, le n°1 ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a subi «avec succès», le 8 février, une intervention chirurgicale.

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02/02/2014

CRISE POLITICO-MILITAIRE IVOIRIENNE, D'UN DOCUMENTAIRE À UN AUTRE (Ferro Bi Bally)

Abidjan - Ferro Bally - La crise ivoirienne est décidément source d'inspiration dans la mesure où une partie des protagonistes a très bien compris le rôle de la communication d'un, dans l'exacerbation et l'entretien des clivages et de deux, dans la manipulation et l'instrumentalisation de l'opinion. Penda sur les traces de Benoît Scheuer

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LE 95ÈME DE OUATTARA (Ferro Bi Bally)

Selon des informations concordantes, Alassane Dramane Ouattara a quitté ce dimanche 2 février Abidjan pour la France.

La présidence ivoirienne n'a pondu officiellement aucun communiqué pour ce deuxième voyage de l'année 2014, le 95ème du chef de l’État ivoirien depuis son arrivée au pouvoir au lendemain du renversement de son prédécesseur, Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011. Quelques semaines avant l'arrivée en terre ivoirienne de François Hollande, le mystère demeure sur les raisons de ce énième voyage de "Magellan" (surnom du chef de l'état ivoirien) surtout que, ayant brillé par son absence d'une part à l'ouverture de ICI 2014 et d'autre part, au sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, des rumeurs ont couru sur son état de santé.

Ferro Bi Bally, Journaliste indépendant (ex Fraternité Matin)