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12/03/2014

IMAGES DST : JOËL N’GUESSAN (DU RDR) ET LE «TEMPS DES VICTIMES»

Et le choc est d’autant plus violent que presque trois ans après la crise, le «temps des victimes» n’est pas encore arrivé chez eux, les pro-Gbagbo.

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28/02/2014

DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL AIRD FRANCE, QUI EST RAPHAËL ADJOBI ?

Raph 15 janv. 2014 0002.jpg

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05/02/2014

DUÉKOUÉ AUX OUBLIETTES

Duékoué continue de réclamer justice et réparation. Alors que les autorités, fermant les yeux sur ces crimes impliquant leurs éléments, regardent ailleurs.

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02/02/2014

CRISE POLITICO-MILITAIRE IVOIRIENNE, D'UN DOCUMENTAIRE À UN AUTRE (Ferro Bi Bally)

Abidjan - Ferro Bally - La crise ivoirienne est décidément source d'inspiration dans la mesure où une partie des protagonistes a très bien compris le rôle de la communication d'un, dans l'exacerbation et l'entretien des clivages et de deux, dans la manipulation et l'instrumentalisation de l'opinion. Penda sur les traces de Benoît Scheuer

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31/01/2014

RETOUR DES EXILÉS, LA CAROTTE ET LE BÂTON (Par Ferro Bi Bally)

À l'accueil de Marcel Gossio, ex-directeur général du Port autonome d'Abidjan, des ministres dont Anne Oulotto et des élus du RHDP (alliance politique formée du Pdci, du Rdr, de l'Udpci et du Mfa) de la région du Cavally, sa région d'origine. C'est incontestablement le retour de l'enfant prodigue que le chef de l’État avait souhaité. À cet effet, il sera reçu même par le ministre d’État, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, où, en signe d'allégeance, il fera son mea culpa.

Retour, en revanche, relativement plus discret pour Alain Dogou, dernier ministre de la Défense de Laurent Gbagbo. À sa descente d'avion, des membres de sa famille biologique et Gervais Coulibaly-Délinpelna, porte-parole de Laurent Gbagbo jusqu'à sa chute. Ce dernier, depuis qu'il est rentré d'exil du Ghana, est en deal avec l’État pour obtenir le retour au pays de tous les exilés.

Ces différents retours, qui ont commencé avec ceux de Gbamnan Djidjan, ancien maire de la commune de Yopougon, et d'autres anonymes, ont, de l'avis du député Soro Alphonse, un père: Alassane Dramane Ouattara. Car le pouvoir est à l'abordage pour transformer l'échec de son offensive diplomatique en victoire politique.

Dès sa prise du pouvoir au lendemain du 11 avril 2011, Alassane Dramane Ouattara n'a pas fait dans la dentelle pour réduire à néant les poches de résistance et neutraliser le danger représenté par le FPI. Aux arrestations massives et à l'emporte-pièces des pro-Gbagbo, ont correspondu des mandats d'arrêt internationaux lancés contre tous les pontes du régime déchu qui ont trouvé leur salut dans l'exil au Ghana et au Togo particulièrement.

Les résultats n'ont pas crevé les yeux. C'est vrai que deux gros poissons sont tombés dans la nasse de l’État: Moïse Lida Kouassi, ex-sécurocrate du régime déchu, a été arrêté le 6 juin 2012 à Lomé, en violation de toutes les règles internationales, et extradé le même jour en Côte d'Ivoire. "Il avait en sa possession des documents qui le compromettent dans des projets de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. Les autorités togolaises nous ont transmis ces documents fort utiles qui seront exploités par nos services", expliquait Alassane Dramane Ouattara.

Mais contre toute attente, ce dangereux déstabilisateur placé sous mandat de dépôt pour "atteinte à la sûreté de l'État" et livré à la vindicte populaire par Hamed Bakayoko sur les antennes de la RTI1, sera mis, le 5 août 2013, en liberté provisoire avec treize autres personnalités du FPI dont Affi N'Guessan, président du parti, et Abou Drahamane Sangaré, vice-président.

Charles Blé Goudé, ex-leader de la galaxie patriotique, n'a pas été logé à la même enseigne. Arrêté, lui aussi, chez lui à Téma, dans la banlieue d'Accra au Ghana, le 17 janvier 2013 et extradé manu militari le même jour à Abidjan, il est toujours en détention dans une "résidence protégée". Il est placé sous mandat d'arrêt de la CPI qui demande son transfèrement aux autorités.

Mais le pouvoir Ouattara, vu toute la mobilisation diplomatique, a perdu dans ce qui apparaissait comme sa plus grosse prise: Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement Gbagbo. Accusé d'avoir détourné 300 milliards de nos francs aux dépens de l’État ivoirien, il est sorti vainqueur du procès en extradition que l’État a intenté contre lui au Ghana.

Tout comme le pouvoir ivoirien est en train de laisser des plumes, en Europe, dans le cadre d'une procédure pénale instruite contre des pro-Gbagbo pour blanchiment d'argent sur saisine du procureur de la république près le tribunal de 1ère instance d'Abidjan. Les autorités helvétiques viennent de lever l'ordonnance de séquestre des avoirs de quatre pro-Gbagbo parce que l'origine criminelle des avoirs, plus particulièrement le lien entre les fonds détenus en Suisse et les activités ministérielles ou professionnelles en Côte d'Ivoire des mis en cause, n'a pas été établi. Échec et mat.

Ces différents camouflets ont fait comprendre au pouvoir ivoirien qu'il faut changer son fusil d'épaule, au risque de se ridiculiser dans toutes les actions engagées, tambour battant. Non seulement les États voisins, en l'absence de tout accord en matière d'extradition, ne se montrent pas coopératifs, mais les hommes forts du régime ivoirien se sont, enfin, rendus compte que l'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. D'où toutes les opérations de séduction et de débauchage des exilés. Ceux-ci, à la différence des pro-Gbagbo détenus au pays et provisoirement libérés à dose homéopathique, sont désormais assurés de la vanité des mandats d'arrêt internationaux lancés contre eux, s'ils acceptent de rentrer.

Quelques poissons ont mordu à l'hameçon, mais ce n'est pas encore le raz-de-marée. Car la quasi-totalité des exilés (civils et militaires), auxquels une cour assidue est faite, ont un et un seul préalable: la libération de leur mentor Laurent Gbagbo. Et voici le régime à la case départ.

Maurice Ferro Bi Bally, Journaliste indépendant (ex Fraternité Matin)

 

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29/01/2014

PRÉSIDENTIELLE 2015 : OUATTARA UTILISERA-T-IL L'ARTICLE 48 POUR SE RENDRE AUTO-ÉLIGIBLE ?


Election présidentielle 2015? Ferro BallyPrésidentielle 2015: LA CÔTE D'IVOIRE vICTIME DE SES PROPRES TURPITUDES

 

- «La nationalité ivoirienne de M. Alassane Dramane Ouattara est douteuse», déclare l'arrêt de la Cour suprême d'octobre 2000 qui invalide la candidature du président du RDR à la présidentielle de cette année.

- «L'article 35 de la Constitution - qui définit les règles d'éligibilité - est fait pour régler les cas Alassane Ouattara», a soutenu au Forum de la Réconciliation en 2011, Laurent Gbagbo, président de la République.

- «L'article 35 me vise mais ne me concerne pas», rétorquait invariablement Alassane Dramane Ouattara.

En 2005, par décision n°2005-01/PR du 5 mai 2005 portant " autorisation à titre exceptionnel des candidats à l'élection présidentielle de 2005" (qui a finalement eu lieu en 2010), Alassane Dramane Ouattara brigue la magistrature suprême. L'article 35 l'a visé mais ne l'a pas concerné. Il ne laisse donc pas passer cette chance unique qui s'offrait à lui: le Conseil constitutionnel et ses résultats définitifs du second tour de la présidentielle de novembre 2010 sont royalement ignorés, Laurent Gbagbo, sur résolution de l'Onu actionnée par la France de Sarkozy, est bombardé dans la résidence officielle des chefs d’État ivoirien et Alassane Dramane Ouattara est placé à la tête de l’État.

Le chef de l’État sortant est candidat à sa propre succession pour la présidentielle de 2015. Et le débat a re-commencé à faire rage sur son éligibilité. En acceptant la mesure exceptionnelle de Gbagbo en 2005, Ouattara reconnait explicitement qu'il n'est pas éligible, tout comme Bédié qui était dépassé par la limite d'âge. Mais pourrait-il être éliminé de la course en 2015? Il y a loin de la coupe aux lèvres car là aussi, s'il est visé par l'article 35, il ne sera pas concerné.

En tant que chef de l’État et détenteur exclusif du pouvoir exécutif, il est capable de mettre en œuvre, comme Gbagbo, l'article 48 de la Constitution et prendre des mesures exceptionnelles exigées par sa situation. Par exemple, comme l'a fait Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara peut rendre éligibles tous les candidats présentés par les partis politiques ou groupements de partis uniquement pour l'élection présidentielle d'octobre 2015; et le tour est joué.

Il enlèvera ainsi une épine du pied de Romain-Francis Vangah Wodié et le Conseil constitutionnel. À la tête du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), ce brillant constitutionnaliste disait toujours: "Je ne fais plus du droit; je fais la politique" pour refuser de se prononcer, au regard du droit, sur des questions politiques embarrassantes comme l'éligibilité de Ouattara. Dans nos cultures noires africaines où le devoir d'ingratitude est particulièrement banni, Wodié, président du Conseil constitutionnel grâce à Alassane Dramane Ouattara, et les autres conseillers trouveront, sans aucun doute et dans la finesse des arguments de droit, les habillages juridiques pour se démarquer de l'arrêt de Tia Koné et de la Cour suprême d'octobre 2000. Et voici la Côte d'Ivoire  prise au piège de ses propres turpitudes.


Source : Ferro Bi Bally,  Journaliste 

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24/01/2014

« À TOUS LES DÉMOCRATES IVOIRIENS...UNION & ENCORE UNION »

Notre priorité, chaque jour réaffirmée, reste l'union de nos forces. Une obsession raisonnée et patiente pour que l’union fasse la force.

Non pas parce que nous nous sentons petits ou faibles (beaucoup seront surpris des résultats de notre travail d'abeilles de l'opération "la RUCHE" qui se fait sans tapage) mais parce que c'est la seule issue dans le contexte actuel. Et nous avons illustré cela par l'image ci-dessous depuis belle lurette. Même quand beaucoup ont quitté le CNRD, nous y sommes restés, car un membre fondateur ne quitte pas le navire à la moindre secousse.

Nous ne pourrons jamais empêcher certains de distiller des rumeurs pour tenter de réduire l'impact de notre engagement qui est sans complaisance ni compromission. Mais notre conscience est d'autant plus à l'aise que rien de ce qu'ils annoncent depuis avril 2011 ne s'est produit. Ils peuvent continuer de l'annoncer si cela peut leur permettre d'exister. Quant à notre formation politique l'Alliance, sa direction et ses militants, gardent le cap de leurs convictions.

Le Ministre Eric KAHE,

Président de l'AIRD

 

 

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11/12/2013

DÉCLARATION DE L’AIRD, SUITE AUX OBSÈQUES DU PRÉSIDENT NELSON MANDELA

Aujourd’hui, mardi 10 décembre 2013, le monde entier salue la mémoire du président Nelson Mandela. Une journée pas comme les autres dans la vie des Africains de toutes les nations et de tous les horizons.

Chacun aura vu les mains des dirigeants américain et cubain unis dans l’histoire.
Chacun aura entendu tous ces dirigeants qui soulignaient la plus grande force de Mandela: s’appuyer sur les meilleures valeurs humaines.

Tous l'ont clairement exprimé: Madiba a libéré les prisonniers, mais il a aussi libéré les geôliers.

L’AIRD (Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie) estime qu’il n’y a pas de salut, pour l’humanité, autre que la recherche d’un développement dans la tolérance et la liberté. C’est le message de Mandela, du président Mandela, que nous devons entendre, garder et faire vivre. Nous espérons sincèrement que l’ensemble des composantes politiques de Côte d’Ivoire auront entendu le message, qu’ils auront décidé de le faire leur et de le faire vivre pour que les peuples de notre pays, hier jetés dans la tourmente, la peur et la haine
puisse retrouver le chemin de la fraternité et de la sérénité.


Eric Kahé

Président de l'AIRD

 



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18/11/2013

CELUI QUI SE RENIE DEVIENT INUTILE !

Eric Kahé, Kahe eric, Aird, Crise ivoirienne, Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Kona Bedié,



Entretien (entretien-surprise suivi d’une autorisation de publication) du 15 Novembre 2013 du ministre Eric Kahé, depuis son lieu d’exil, avec le journaliste Barthélemy KOUAME de Fraternité Matin.

 
 
 
 

Monsieur le Ministre, ça vous intéresse de mettre fin à votre exil et de rentrer au pays maintenant?

Puis-je savoir l’opportunité de cette question, SVP?

Je reformule ma question : êtes-vous prêt à rentrer au pays maintenant? Après les récents appels des autorités?

Sur la base de la première formulation de votre question, je puis vous
assurer que depuis le 15 Avril 2011, date de ma sortie du pays pour me protéger de l'appel public au meurtre lancé à Duékoué fin mars 2011 par les nouveaux maîtres de la zone, mon intérêt a été de rentrer au pays!. En réponse à votre question reformulée, je vous rappelle que je suis visé par un mandat d'arrêt, suite à une déclaration de mon parti, l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (Aird), après la conclusion heureuse de l’initiative Ppte. Par ailleurs, je me demande si l'intérêt du pays n'est pas désormais au-delà de mon cas personnel! Juste une réflexion à haute voix.

Y a-t-il eu d’autres obstacles ou y a-t-il encore des obstacles?

Eric KaheJournaliste, vous connaissez mieux que moi le nombre important de tels obstacles. Je sais faire confiance à votre objectivité et probité intellectuelles qui vous ont placé à un si haut niveau de responsabilité.

En parlant d'obstacle, je voudrais surtout évoquer la volonté exprimée par les autorités à dialoguer avec tous.

Dialoguer avec tous, tel est le vœu de tous les exilés. Mais loin des
centres de décision dans une situation d'exil où parfois la précarité des camps de réfugiés le dispute à la course aux besoins vitaux, sans doute ne sommes-nous pas tous au même niveau d'information au point de ne pas être au courant de ces nouvelles dispositions. Quel acteur politique pillé jusqu’à la moelle épinière de décennies de labeur et obligé de fuir son pays pour des raisons sécuritaires, en errance dans le monde, ne souhaiterait-il pas voir s'instaurer un dialogue des autorités avec "tous"?

Comment avez-vous exprimé votre volonté de rentrer? Avez-vous eu des contacts avec les autorités? Si oui, que vous ont-elles répondu?

Les cris de misère des Ivoiriens dans les camps de réfugiés ne sont-ils
pas l’expression suffisamment audible de leur volonté de rentrer au pays? Je crois qu’ils ont été assez entendus des autorités au point de motiver leur déplacement au Libéria voisin. Relativement au contact avec les autorités, je vous fais remarquer que dès lors qu’un réfugié politique met ses pieds dans une ambassade ou entre en contact avec des autorités consulaires de son pays, il perd la protection internationale qui lui est offerte, justement du fait de son impossibilité de bénéficier de celle de son pays. Un réfugié bénéficie, de la part de pays tiers, de la protection que son pays ne peut ou ne veut lui offrir ! Puisque pour l’instant les réfugiés ivoiriens ne sont pas des apatrides pour bénéficier de la bienveillante attention de leur pays. Sans doute serait-ce une solution de contournement pour eux, dans la mesure ou le non Ivoirien ou l’apatride bénéficie d’une plus grande attention dans notre pays. Ce qui est au passage une grande solidarité et un humanisme à saluer ! Mon souhait est que nous puissions sortir des schémas individuels afin d’aborder un schéma global, voie royale vers l’apaisement en lieu et place de ces schémas individuels qui veulent que des leaders politiques laissent en exil des jeunes que nos politiques ont conduits là où ils sont.

En rentrant en contact avec les autorités, n’y a-t-il pas là l’opportunité de discuter du mandat d’arrêt? Affi N'Guessan et d'autres pro-Gbagbo sont récemment sortis de prison et ont repris leurs activités politiques. Des exilés sont déjà rentrés...

Laquelle opportunité, selon vous? J’avoue ignorer tout, des tractations qui ont permis la libération des uns et le retour des autres. Et nous sommes nombreux dans ce cas. De sorte qu’au risque de me répéter, une solution d’ensemble à l’allure républicaine me paraît plus intéressante pour l’apaisement général ! Une république ne devrait pas traiter des problèmes de la nation à la tête du citoyen pour ne pas dire à la tête du client.

Oui, mais ne faut-il pas des actes, plus que tout autre chose? Par exemple, en rentrant en contact avec les autorités (vous êtes vous-mêmes un haut cadre du pays), ne croyez-vous pas que les anonymes vont vous suivre? D'autant plus que vous aurez à négocier également pour eux?

Merci de ce rappel de mon statut de haut cadre du pays que j’avais fini par oublier – en raison même des traitements subis- et dont je doute à présent. Vous parlez de poser des actes ! Le dialogue avec l’opposition piétine ! Qui a la responsabilité des actes à poser à ce niveau? La mise en œuvre des acquis est même problématique. C’est à croire que l’on tient à tellement faire plaisir au pouvoir qu’on en oublie la réalité. J’étais ministre à l’époque du Forum de la réconciliation nationale organisé par le président Laurent Gbagbo et je garde en mémoire tous les efforts et les sacrifices consentis pour le retour et la participation de ses frères, les présidents Bédié, Guéi et Alassane ! Des efforts à la fois matériels, humains et diplomatiques. Moi-même, j’ai dû me rendre à Gouessesso, en compagnie du doyen feu Paul Gui Dibo pour rassurer le président Robert Guei. Loin de moi l’idée de demander à ce que les exilés soient traités au même niveau de considération, conscient que la politique est un rapport de force. Mais quel acte attendez-vous d’un exilé dans le contexte actuel ? Je ne crois pas en l’efficacité d’actes isolés et sporadiques d’un Eric Kahé rentrant à Duékoué sans Hubert Oulaye, Emile Guiriéoulou, Marcel Gossio, Malick Issa Coulibaly, Seydou Soro, Amara Touré, Leon Monet, Sylvanus Kla, Assoa Adou, Lia Bi Douayoua, Idriss Ouattara, etc… Et surtout laissant derrière eux, en pertes et profits des centaines d’anonymes que nous n’avons même plus la force de regarder en face, faute de pouvoir les assister. Dieu soit loué si vous m’apprenez que j’aurai l’occasion de négocier pour eux ! Encore que le terme négocier sonne comme un acte anticonstitutionnel, aucun Ivoirien ne devant être contraint à l’exil. Mais si c’est cela la solution, nous sommes preneurs, et même demandeurs, au nom de l’intérêt du pays.
La mère du président Gbagbo est bien au Ghana ! En Afrique, son âge très avancé lui confère un rôle et s’il y a bien une personne que devraient suivre des exilés sur le chemin du retour c’est bien elle. Où en sont à ce jour les démarches à son sujet ? Je ne pense pas que la réconciliation soit un jeu où l’on claque les doigts ! C’est une démarche où la bonne volonté doit primer !

Vous dites des jeunes dont vos politiques « ont conduit là où ils
sont ! »…

Quand je parle de nos politiques, je fais allusion à une génération et non à un camp! Malgré les pires souffrances des personnalités estampillées pro-Gbagbo et surtout l'avenir compromis des jeunes de notre bord, nous ne voulons pas exceller comme bien d'autres dans l' «auto-victimisation» qui fait aujourd'hui tant de mal. Car ceux que l’on a convaincus de façon factice d’être des victimes, ont fini par adopter une posture de vengeance dont on se demande, à présent, les raisons. Nous avons choisi la voie du pardon afin de rebâtir. Tout en n'oubliant pas que le président Laurent Gbagbo est un fils de ce pays qui fait partie intégrante de notre histoire. Cette histoire que nous assumons en dépit des actes posés par d'autres en bien pire! Mon sentiment est que les exilés n'ont pas de conditions, ni de préalables et que les extrémistes du pouvoir les empêchent de rentrer, certains agissant parfois par cynisme.

Le reste des exilés est-il donc prêt à rentrer dès maintenant ?

Certains Ivoiriens ont tout donné pour la.pngLe reste? Sans vouloir polémiquer, c’est à croire que la majorité est rentrée! Depuis le premier jour d’exil, tous aspirent à rentrer au bercail. Ils attendent qu’on leur en donne la possibilité, relativement à la cessation des raisons pour lesquelles ils ont fui leur pays pour certains et des tracasseries judiciaires pour d’autres. La restitution des terres à l’ouest et la cessation de la menace des détenteurs illégaux d’armes.

Savez-vous que la décision de retour au pays de certains d’entre nous était jusque-là détenue par leurs potentiels adversaires politiques dans leurs régions? A cette allure, le cynisme l’emporte sur la Nation! Et je peux comprendre! C’est ceux qui étaient candidats aux législatives et aux régionales qui devaient décider de qui avait le droit de rentrer!  A l’ouest, ce sont bien les cadres locaux qui ont tissé un tissu de mensonges sur les prétendues caches d’armes. L’objectif était clair. Dans l’organisation verticale et horizontale du pouvoir issu de la crise de 2011, je me suis laissé convaincre par un prêtre que chacun porte enfin sa croix en Côte d'Ivoire. Charge à ceux qui le peuvent, d’accepter de voir la réalité en face ou à ceux qui ne veulent pas, de faire semblant!

Certains Ivoiriens ont tout donné pour la normalisation. Il ne leur reste que leur loyauté à un homme et leur dignité ! Doivent-ils sacrifier ces deux éléments au point de n’être même pas utiles à ceux qu’ils devront alors servir ? Rappelez-vous comment mon aîné nordiste, dit «Champion» est tombé dans l’estime des siens en croyant, de bonne foi, bien faire dans les années 90. Celui qui se renie devient inutile ! Inutile à lui-même, à ses nouveaux alliés et à ses anciennes convictions. C’est en leur concédant un minimum de dignité que les exilés seront utiles à la réconciliation, donc au pouvoir !

Réalisé via Internet
par Barthélemy KOUAME
barthelemy.kouame@fratmat.info

L’entretien en ligne sur Fratmat.info. Disponible également sur le Lien  http://www.fratmat.info/une/item/9828-eric-kahé-les-exilés-nont-pas-de-conditions-ni-de-préalables-interview-exclusive

 

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28/10/2013

QUELLE HAINE TENACE, CONTRE LAURENT GBAGBO !



Lu dans Jeune Afrique N° 2755-2756 du 27 Octobre au 9 novembre 2013,

« Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'Ivoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. À ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est à quatre de ses fidèles qu’il a d’ailleurs confié le suivi du dossier. Il y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l’Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l’État et font le lien avec le bureau de la procureure. À Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean-Paul Bénoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

Bakayoko ne croît pas vraiment en la possibilité d’une libération rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d’alerte existe déjà, qui s’appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l’armée, et qui pourrait être activé très rapidement s’il s’avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) ».

Après avoir lu cet article, venant de Jeune Afrique, soutien inconditionnel du régime ivoirien d’Alassane Ouattara, j’ai eu vraiment froid au dos pour mon pays. Pour son avenir surtout. Dans ce bref extrait, tout y est : la haine, le tribalisme, le clientélisme et un avenir du pays chaque jour compromis.

La haine d’un homme contre  la libération duquel on est prêt à tout. Ici, ce n’est pas la justice qui compte ou le combat contre l’impunité. Ce n’est pas non plus la justice équitable au nom de laquelle, on a envoyé un compatriote devant la justice internationale. Derrière des propos vertueux, on veut abattre un homme. Au seul nom de la HAINE ! Mais pourquoi donc une telle haine ? Le président de tous les Ivoiriens, ne veut pas entendre parler de la libération d’un autre Ivoirien par la justice internationale qui n’a pas de preuves contre lui.

Cette haine inquiète. Elle conduit vers le mur car elle oblige ceux qui en sont remplis à aller encore et toujours plus loin ! Une fois qu’ils seront allés trop loin, ils ne pourront plus reculer et s’accrocheront alors au pouvoir, par tous les moyens, soucieux qu’ils seront alors de ne pas avoir à rendre compte des conséquences de leur haine. Ils vont, s’il le faut, recourir à la modification de la Constitution pour demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats et de la limite d’âge !


Amadou Gon Coulibaly,
ministre d’État et secrétaire général de la Présidence, capitaine d’équipe

L’équipe de la gestion de la haine est exclusivement composée de frères ressortissants du Nord ! Encore nous et toujours nous ! Amadou Gon Coulibaly, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice et Hamed Bakayoko. Pour le « rattrapage » nous sommes en première ligne ! Pour la haine aussi, le tribalisme est omniprésent !

Et pourtant, les ministres Haned Bakoyoko et Amadou Gon Coulibaly ont été des années durant des collaborateurs du président Laurent Gbagbo, gérant des ministères de souveraineté avec des budgets colossaux.

Dr Issiaka Térémaban, militant de base, AIRD



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