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20/09/2014

PDCI-RDA: BÉDIÉ ET LES "SUIVEURS" DU PARTI

 

palmier net 06.jpgLe 7 décembre 1993, après une brève querelle de succession l’ayant opposé au premier ministre Alassane Dramane Ouattara – qui tentait de le court-circuiter – au décès de Félix Houphouët-Boigny, Aimé-Henri Konan Bédié utilisait le ton de commandement : «Mettez-vous à ma disposition», déclarait-il sur les antennes de la télévision nationale, à sa prise de pouvoir au journal de 20h. Conformément à l’article 11 de la Constitution qui faisait du président de l’Assemblée nationale, qu’il était, le dauphin constitutionnel.

Le 17 septembre 2014, à Daoukro, il utilisait le même ton martial. «Devant la nation rassemblée, sans détour, (…) je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature (celle d’Alassane Dramane Ouattara) à l’élection prochaine. Je demande à toutes les structures du PDCI et des partis composant le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, la coalition politique au pouvoir) de se mettre en mouvement pour faire aboutir ce projet», signait-il son ralliement à la candidature unique en faveur du chef de l’État sortant. En violation des résolutions du 12è congrès du PDCI-RDA (3, 4 et 5 octobre 2013) qui l’a reconduit, à une écrasante majorité, à la tête du parti.

L’ex-parti unique de Côte d’Ivoire a perdu, sous Henri Konan Bédié, le pouvoir d’État à l’issue d’un putsch le 24 décembre 1999. En avril 2002, après la traversée du désert, le PDCI-RDA choisissait de (re)confier les rênes du parti à Bédié, celui qui «a cassé le premier canari», selon la métaphore utilisée par l’ancien ministre Jean Konan-Banny. Candidat au premier tour de la présidentielle du 31 octobre 2010, Bédié dénonçait un détournement, à ses dépens, de 600.000 voix, mais comme Ésaü, selon les révélations de Laurent Gbagbo, il renonçait, au profit d’Alassane Dramane Ouattara, à sa deuxième place de la présidentielle, synonyme de second tour, pour un plat de lentilles, c’est-à-dire les honneurs et les rentes viagères.

Des francs-tireurs impunis.

C’est sûr de sa force et de son implantation que le parti soixantenaire choisit de repartir à la conquête du pouvoir d’État en 2015, seize ans après l’avoir perdu par coup d’État, en projetant de désigner, comme candidat, un «militant actif» à la prochaine convention. Contre toute attente, le président du parti a choisi de ramer à contre-courant des actes de l’instance suprême du PDCI-RDA. Et comme le 7 novembre 2010 à Yamoussoukro, acte-là conforme à l’accord du RHDP conclu en 2005 à Paris entre les deux tours de la présidentielle, il invite tous les militants du RHDP à voter pour le chef de l’État sortant.

C’est donc Henri Konan Bédié qui poussait dans le dos le groupe de francs-tireurs du parti, assurés de l’impunité. Le 17 décembre 2013, le G-25 naissait. C’est un groupement de 25 députés (issus des groupes parlementaires du RDR, PDCI, MFA, de Dialogue et bien d’autres députés partageant la même vision), qui a porté son choix sur Alassane Dramane Ouattara. Pour le porte-parole du G-25, Kouakou Louis Abonouan, député PDCI, c’est «le meilleur moyen de conserver le pouvoir». Et le 27 février 2014, le Mouvement National du Soutien à la Candidature Unique du RHDP (Monascau-RHDP) en faveur d’Alassane Dramane Ouattara, présidé par Philippe Legré, militant du RDR transfuge du MFA, voyait le jour. Son vice-président est Pascal Kouakou Abinan, militant PDCI et président du conseil régional Indénié-Djuablin, pour qui les résolutions du congrès de son parti ne sont pas les dix Commandements de Dieu.

Le secrétariat général du PDCI-RDA s’est aussitôt réuni, le lendemain 18 septembre 2014, pour saluer cette décision et s’aligner sur la dérive totalitaire de son président. «Si je vois rouge et que le président Bédié me dit c'est blanc, je dirais c'est blanc», confie sans gêne Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du PDCI-RDA, le 5 août 2014 à une conférence de presse, pour traduire la mainmise totale de Bédié sur le parti.

L’Alpha et l’Oméga du parti.

En pure violation des décisions du congrès et avant la prochaine convention invitée à entériner la position de Bédié, toutes les structures du parti sont ainsi en ordre de marche pour soutenir la candidature d’Alassane Dramane Ouattara. Or, le 28 mars 2009, le conseil de discipline du PDCI-RDA radiait N’Zi Paul David, directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, N’Dri Koffi Appolinaire, gouverneur du district de Yamoussoukro, et Gnamien Yao, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, coupables de soutenir le président déchu contre la décision du parti.

«À partir du moment où vous acceptez d’être membre d’un parti politique, vous êtes parmi les membres éminents qui sont dans les structures, vous avez des obligations impérieuses à respecter. On ne peut pas être et ne pas être à la fois. C’est insensé. Or, quand vous avez de hauts responsables, membres du Bureau politique, du Conseil politique qui acceptent de remplir ces fonctions et qui en même temps crachent sur le parti, ne veulent pas respecter les décisions, c’est inacceptable. (…) Si vous êtes dedans sans être dedans, c’est Balla Kéita qui le disait: ‘un pied dedans, un pied dehors, dehors», s’expliquait Noël Némin, président du conseil de discipline, pour justifier la décision (Cl. Le Nouveau Réveil du 30 mars 2009). Mieux, Gnamien Yao a même échappé, le 5 mars de la même année, à un lynchage orchestré par Konan Kouadio Bertin dit KKB, président de la JPCI, au siège du parti à Cocody et n’a dû son salut qu’à son exfiltration par une fenêtre.

Mais, sur le cas Bédié qui soutient la candidature de Ouattara contre la décision du congrès, c’est un silence de cathédrale. «Si vous lisez bien les statuts (du PDCI-RDA), vous verrez bien que le Conseil de discipline statue sous l’autorité du président du parti. Si on statue sous son autorité, ce qu’on décide, c’est lui qui a décidé», affirme Némin dans l’interview sus-citée pour montrer à quel point le président du parti représente l’Alpha et l’Oméga de sorte que ne compte véritablement que sa seule volonté. Il y a donc, au PDCI-RDA, Bédié et les autres qu’il appelle affectueusement «les Suiveurs». Heureux d’être dans ses bonnes grâces.

 

Ferro Bally, journaliste indépendant (ferobibali@hotmail.fr)

29/08/2014

70ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DE PARIS (3ème partie)

carole 1625525_1377224812552478_186221095_n.jpgTrois ans après, peut-on dire que "la résistance" l'est toujours? 

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70ème ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DE PARIS (2ème partie) - Carole-Attioumou Serikpa

Carole 10439442_1429078850700407_6947641582164993342_n.jpgIl est important de savoir si nous accordons tous le même sens au mot RÉSISTANCE, et si nous sommes encore dans la même VISION. Pour cela,

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70ÈME ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DE PARIS (1ère partie) – Carole-Attioumou-Serikpa

Cet événement m'emmène à réfléchir sur "la résistance ivoirienne".

Et je me remémore une question naïve posée par une française en 2013 lors de ma première participation à une marche pour la libération du président Laurent Gbagbo a Paris: «Est-ce un CARNAVAL?»

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13/08/2014

AVANT EBOLA, LES IVOIRIENS NE SE SERRAIENT PLUS LES MAINS DÉJÀ !

Plus de poignées de mains et d'accolades, c'est la mesure de précaution pour limiter la propagation du virus d'Ébola. Mais en Côte d'Ivoire, accolades et poignées de mains avaient déjà cessé après le 11 avril 2011. Pour exemple, à l'ouest, les rescapés du génocide ne serrent plus la main aux "Dozos" qui occupent encore, de force - c'est su de tous - leurs terres. Il n'y a plus d'accolade et poignée de main entre Akoun et Ouattara, pareillement pour Bédié et KKB ou Soro et Hambac.

Ne pas se serrer la main en Côte d'Ivoire confirme l'échec d'un homme qu'il faut bannir avec sa CDVR qui n'a jamais rien réussi. 800 prisonniers politiques sans procès depuis trois ans, leaders et cadres de l'opposition exilés avec comptes gelés, biens des pro-Gbagbo illégalement occupés par les pro-Ouattara, voilà ce qui représente une poignée des défis que Banny est incapable de relever. C'est pourquoi les Ivoiriens ne peuvent pas se serrer la main; la question de précaution sanitaire contre Ébola n'est que superfétatoire. À demain

 

Donatien Kle, cadre AIRD

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18/05/2014

DES MENACES SUR LE CAMEROUN (Wazi Guipié)

Depuis 2006, je ne cesse de le répéter à mes frères Camerounais qu'après le dépeçage de L'Éléphant Ivoirien, le Lion Camerounais est dans la ligne de mire des déstabilisateurs (Article de Wazi Guipié)

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24/02/2014

QUI TIRE SUR L’AMBULANCE ?

La guerre que se livrent le PDCI et le RDR, par presse interposée et qui s’est étendue à des échanges entre cadres de ces deux partis, me semble malsaine et indécente.

Malsaine parce que pour plus grave, le PDCI s’est tu, laissant assassiner des milliers d’Ivoiriens et il a assisté aux violations des droits de millions d’entre eux, sans jamais mot dire si ce n’est pour se plaindre de l’étroitesse de sa part du cadeau de la haine.

 

Indécente parce qu’elle intervient au moment où le président du RDR et chef de l’état, champion toutes catégories en "rattrapage", n’est pas au mieux de sa forme. Ce qui donne le sentiment de tirer sur une ambulance et une ambiance de fin de règne.

21:24 Publié dans Analyses politiques, Opinions libres..., Palmier Forum | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/02/2014

Dieu,le meilleur metteur en scène.... (Théophile Kouamouo)

theo 2574243945.pngDieu est le meilleur metteur en scène et son sens de l'humour est ravageur. Bientôt nos yeux vont voir Guillaume Soro défendre bec et ongles la Constitution contre laquelle il a dit-il pris les armes. Et versé du sang innocent. Ah... 2014 ! 

Théophile Kouamouo, journaliste professionnel