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02/09/2014

L’APPEL DE L’AIRD AUX DIRIGEANTS DU FPI

Selon diverses sources, le siège provisoire du Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti fondé par le président Laurent Gbagbo, a été attaqué ce lundi 1er septembre 2014, aux environs de 13H (Gmt et locales) par des individus qui seraient arrivés sur les lieux à bord de deux minicars de transport en commun, un peu plus de trois ans après les pillages et la destruction de tous les sièges des partis significatifs de la Gauche ivoirienne.

Quelle que soit l’origine de cette attaque et quelles qu’en soient les raisons et les motivations, l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) la condamne avec la dernière énergie. L’AIRD appelle le gouvernement à diligenter des enquêtes sérieuses et transparentes pour la manifestation de la vérité en vue d'en sanctionner les auteurs. De telles atteintes à la pratique du « jeu politique » sont inacceptables et donnent de la Côte d'Ivoire l’image d’un état qui touche les abîmes de la terreur, du mensonge, de la manipulation et de la violence politique; une autre forme du terrorisme politique.

En raison du contexte interne au FPI dans lequel ces faits se produisent et des différentes hypothèses plausibles les unes les autres, en cette occasion particulièrement grave, la direction de l'AIRD et l’ensemble de ses militants, lancent l’appel le plus solennel et le plus pathétique à chaque responsable politique du FPI afin que soit décrétée, sans condition aucune, la paix de la dignité, de la survie et de l’honneur. Ce "décret" devrait être un acte individuel que nous supplions chaque camarade dirigeant et leader du FPI, de décider lui-même.

Au nom de nos milliers de morts. Au nom du combat historique du FPI dont un grand nombre des précurseurs nous honorent de leur fraternelle amitié. L’histoire et les valeurs africaines l’exigent de chacun de vous, de chaque responsable. Nous y joignons nos supplications personnelles et collectives.  Sans condition aucune et pour la mémoire de nos milliers de morts, nous supplions chacun afin de suspendre les débats sur les divergences dont semblent profiter des mains obscures et de faire bloc autour de votre parti. Nous ne demandons pas de taire à jamais ces divergences mais de différer leur traitement sur un délai de l’union sacrée autour du bien commun qu’est le parti.

 

Aird appel au FPI.png

 

C’est à cette condition que pourra se manifester la vérité sur cette scabreuse affaire dont le mauvais traitement emportera à jamais le combat démocratique en Côte d'Ivoire et nous tous, avec lui. Notre plaidoyer pour un FPI serein est aussi lié au risque de la décapitation sournoise - qui se déploie à pas feutrés - de la Gauche ivoirienne qui avait ces derniers temps, à la faveur de la naissance de l'AFD-CI, retrouvé quelques forces. Il est des moments de la vie où avoir raison importe moins que de sauver l’essentiel. Car il ne sert à rien d’avoir raison quand l’essentiel a disparu. Que ce cri, qui est loin d’être politique et qui se veut rempli de l’humilité de la supplication sans prétention aucune, soit entendu comme celui de tous les Ivoiriens, venus en masse « attraper vos pieds », chers frères et sœurs. Oui, agissez, chers frères et sœurs, agissez par le seul dépassement de soi afin de garder l’honneur, qu’aucun égo ne pourra restaurer, une fois égratigné !

Fait le 2 septembre 2014

Pour l’AIRD

 Le ministre Eric KAHE

27/08/2014

DÉCÈS DE MME AWA KONÉ NÉE TOURÉ: LES CONDOLÉANCES DU PRÉSIDENT DE L’AIRD

C’est avec une profonde affliction que j’apprends, le décès de Mme KONE Awa née TOURE. Ma douleur forte accompagnée d’une sorte d’abattement, se justifie par les bons souvenirs que j’ai gardés de cette sœur et amie, lors de notre tronc commun au sein de l’UDPCI. Dans les difficiles épreuves et tiraillements de la séparation de nos chemins suite à l’arrimage d’une partie de l’UDPCI d’alors dans une direction, pour moi sincèrement contraire à la ligne du président Robert GUEI, notre sœur et camarade Mme KONE Awa née TOURE a su garder le sens de la mesure et de la recherche du consensus.

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24/03/2014

Charles Blé Goudé à la CPI: L’AIRD INVITE LA JEUNESSE IVOIRIENNE À RELEVER LA TÊTE

AIRD-CI, AIRD, CPI, Charles Blé Goudé, Jeunesse ivoirienne

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10/03/2014

UNE ENQUETE INTERNATINALE APRES LES IMAGES DE LA DST

Depuis ce week-end du 8 mars 2014, des images choquantes et attentatoires à la dignité humaine, circulent sur les réseaux sociaux et dans la presse nationale sur la détention de l’ancien ministre Charles Blé Goudé et de Jean Yves Dibopieu, tous deux anciens leaders estudiantins.

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21/02/2014

MESSAGE DE L'AIRD DU MINISTRE ERIC KAHE A LA CONVENTION DU FPI DE FÉVRIER 2014

«Un FPI engagé, fort pour une Côte d'Ivoire solidaire, libre, démocratique et souveraine». Tel est le thème de la présente Convention de votre parti à laquelle l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) est fière de prendre part. L’invitation reçue de vous est un honneur qui ne nous surprend guère mais que nous apprécions à sa juste valeur.

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02/01/2012

Voeux 2012 de l'AIRD aux Ivoiriens

Aird_note01.jpgVœux de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) aux Ivoiriens.

A l'aube de la nouvelle année, force est de constater qu'en plus de 50 ans d'existence, la Côte d'Ivoire a la particularité de n'avoir jamais vu de passation de service entre un Président de la République sortant et le rentrant. Ni entre les Présidents FHB et Konan Bédié (pour des raisons évidentes), ni entre les Présidents Bédié et Gueï, ni entre les Présidents Gueï et Laurent Gbagbo, encore moins entre ce dernier et l'actuel Président. En Côte d'Ivoire, à une exception près où la Constitution a prévalu sous le regard bienveillant de la tutelle, si ce n'est la rue, ce sont les armes qui décident de la succession.

Suite à la crise postélectorale qui n'a pas échappé à cette logique successorale, la situation socio politique ivoirienne est une pyramide de prises en otage et de chantage. Du sommet à la base, chaque supérieur hiérarchique est l'otage de ses subalternes.

De telle sorte que l'année 2011 dont la fin pointe, aura été celle des pires souffrances des Ivoiriens avec en prime une grave situation sécuritaire, une fracture sociale d'un niveau jamais atteint, des arrestations et emprisonnements, des violations récurrentes des droits de l'Homme, des exilés par centaines de milliers, un pouvoir à l'épreuve de la légitimité. Malheureusement, les dernières alertes en provenance de chancelleries parmi les plus amies, laissent à penser que les situations politique et sécuritaire sont précaires.

Ce n'est pas en nous exerçant, pouvoir et opposition, à nous faire mutuellement peur, sur des bases subjectives que nous lèverons cette précarité. Mais plutôt, en nous mettant, chacun, face à ses responsabilités.

Ce n'est pas non plus en rusant avec les réalités que nous avancerons. Ainsi, Sa Sainteté le Pape Benoît xvi, nous invitait en novembre dernier à "ne pas avoir peur de la vérité sur les crimes". Il a aussi placé sa visite pastorale de Novembre dernier au Bénin, visite rendue à toute l'Afrique, sous le signe d'un message global à l'Afrique fondé sur la "Justice, la Réconciliation et la Paix". L'Eglise qui a été officiellement mise en mission à l'occasion de cette visite, et plus particulièrement le Clergé Catholique Ivoirien, devra jouer sa partition, sans peur de la vérité. Cette mission devra être élargie à tous les hommes de Dieu de notre pays. Aucune initiative ne sera de trop. Du moins, telles sont les prières l'AIRD.

L'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) est fondée à penser que seul un dialogue républicain, dans l'humilité et la responsabilité, sera de nature à lever l'hypothèque qui pèse sur la nation menacée et ébranlée dans ses fondements. Entre la politique de l'autruche destinée à des partisans jouissifs d'une victoire qu'ils voudraient avant tout ethnique et le recadrage d'un pouvoir au service de tous les Ivoiriens, il n'y a pas d'autre choix. Il en est de même d'une Opposition qui, au nom de l'intérêt supérieur de la Nation devra dépasser ses meurtrissures désormais connues du monde entier et rassurer sur la stabilité politique, à condition qu'on lui en donne l'opportunité, sincèrement et dans la dignité.

La création d'une armée véritablement républicaine est du domaine du possible si nous savons nous détourner d'une gestion tribale du pouvoir d'état. C'est même une exigence de bonne gouvernance, de réconciliation et d'unité nationales. L'armée qui est l'émanation du peuple ne saurait reposer sur une ou deux ethnies. Or, le reflexe de la protection tribale dénote d'un risque d'instabilité et de l'absence d'institutions républicaines fortes et démocratiques, l'armée étant elle-même une de ces institutions. D'où cette sorte de quadrature du cercle.

Le message des Ivoiriens lors des récentes élections Législatives est clair et destiné à toute la classe politique. Ce message attend des actions concrètes et urgentes qui ne sauraient se limiter à la dissimulation d'un "désert électoral". A condition de se poser les bonnes questions.
En s'abstenant massivement de voter, les militants Rhdp, qui pourtant étaient les premiers concernés par ces élections, n'ont-ils pas voulu protester contre l'usage qui est fait de leur vote du 28 novembre? N'ont-ils pas voulu prendre une certaine distance par rapport à la ligne de haine en cours et prendre en même temps part au deuil de ces nombreuses familles si imbriquées? N'ont-ils pas voulu s'indigner du sort réservé à ceux de leurs frères et sœurs qui meurent en exil dans des camps de refugiés? Chacune de ces morts est un élargissement de la fracture sociale.
N'ont-ils pas ainsi donné raison à l'AIRD qui relevait le 07 Août dernier qu' "un espace géographique dans lequel des citoyens rient des malheurs d'autres citoyens, représentant la moitié des habitants de cet espace, n'est pas une Nation"?

Au niveau économique, des centaines d’entreprises ont fait faillite des suites de pillages et des effets de la crise postélectorale, auxquelles sont venus s'ajouter de nombreux petits commerces rasés par l'opération "ville propre". Il convient d'apporter des réponses adéquates à leur quête légitime de dédommagement qui ne doit pas s'arrêter à une seule catégorie d'entreprises ou de personnes. Ni les sacrifier sur l'autel d'une illumination sans impact économique. L'assistance aux populations en détresse est un impératif de solidarité nationale et de justice politique.
La fracture sociale en Côte d’Ivoire est très profonde. Elle n'est pas une vue de l'esprit. Elle est même visible sur les réseaux sociaux où, notre jeunesse dont on attend des débats et des exercices intellectuels, se livre à un véritable pugilat, tentant de justifier l'injustifiable et de défendre l'indéfendable. L'apologie de la mort et des actes criminels, la délectation devant le sang et la laideur morale semblent devenir la norme tandis qu'une partie de cette jeunesse politiquement identifiable se spécialise dans la foire aux injures et dans un fanatisme inquiétant qui rappelle malheureusement l’endoctrinement. Quel gâchis collectif et quel vilain héritage à nos jeunes générations!

Notre histoire n'est pas si belle mais il faut l'assumer. Devant l'urgence de faire la paix et de garantir la stabilité politique, à l’effet de reconstruire une Côte d’Ivoire fraternelle, il convient de prendre, sans effet d'annonce, les mesures que commandent la gravité de la situation sécuritaire et la profondeur de la fracture sociale aggravée par la poursuite des exactions dans un climat d'impunité, mettant en évidence une justice sélective.
La réconciliation ne doit donc pas être un exercice d'émotions sporadiques devant le constat de la catastrophe sociale et des horreurs pour ensuite en prendre le contrepied le lendemain. L'hypocrisie et les démarches politiciennes de notre processus de réconciliation hypothèquent les chances de réussite de la CDVR.

Malgré et sans doute à cause de ce décor, l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) présente, aux Ivoiriens et à tous les peuples des pays frères d'accueil et à leurs dirigeants, ses Vœux les meilleurs pour une Bonne et Heureuse Année 2012. Puisse l'année 2012 être une année de dialogue républicain accouchant de résultats concrets restituables aux bases, de stabilité politique, de retrouvailles inter-ivoiriennes, de réconciliation sincère et de restauration de la vraie fraternité.

Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.

Le ministre Eric KAHE, Président de l'AIRD.
Le 30 Décembre 2011

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17/09/2011

Côte d'Ivoire - Eric Kahé et l'Aird en appellent "au nécessaire et préalable dialogue politique..."

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Déclaration de l'AIRD relative à la situation socio politique

11 Avril 2011 – 11 septembre 2011. Voilà maintenant cinq mois que des centaines de milliers d'Ivoiriens sont contraints à l'exil. Parmi ces exilés contre leur gré figurent des hommes et des femmes de tous âges et de toutes conditions sociales, de toutes origines ethniques et de toutes confessions religieuses. Pour bon nombre d'entre eux, leur seul tort est soit d'avoir cru en un idéal démocratique, soit d'avoir mis leur foi dans les Institutions dont la Côte d'Ivoire s'est librement dotée. D'autres goûtent aux rigueurs de l'exil du seul fait de leur appartenance ethnique.

Dans leur écrasante majorité, ils ont fait montre, dans les différents pays d'accueil, d'un comportement exemplaire que l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du CNRD, voudrait saluer. Chacun, par sa conduite, aura été un excellent ambassadeur de la Côte d'Ivoire tout en permettant aux autres peuples de mieux comprendre les crises ivoiriennes. Aussi, la direction et l'ensemble des militants de l'AIRD adressent leurs sincères remerciements et expriment leur profonde gratitude aux gouvernements et aux peuples frères des pays qui leur ont accordé l'hospitalité. Outre le Ghana, le Libéria, le Bénin, le Togo, le Cameroun, le Mali, c'est à l'ensemble des pays africains, y compris ceux du Maghreb et de l'Afrique Australe que s'adressent nos remerciements et la profonde gratitude du peuple ivoirien. Nous associons à ces remerciements nos frères et sœurs de la diaspora pour leurs soutiens multiformes.

A nos frères et sœurs qui souffrent de situations inattendues et brutales, nous voudrions dire notre solidarité, la même que nous éprouvons pour ceux des Ivoiriens restés aux pays et victimes d'exactions. Après les pillages de leurs biens tandis que leurs maisons sont encore occupées par des non ayant-droits, des Ivoiriens sont confrontés aux pires difficultés, dont certains suite à l'opération "pays propre". L'AIRD s'interroge sur la bonne gouvernance d'une telle opération de déguerpissement sans support pédagogique. En effet, des bulldozers et des moyens qui auraient, par exemple, pu être mobilisés à l'aménagement de plates formes agricoles ou de petites unités de production sont employés à démolir des entreprises et à jeter à la rue de nombreuses familles. Or, la conception de tels produits et leur mise à la disposition des jeunes et des femmes vulnérables en quête d'emplois et d'activités génératrices de revenus (AGR) aurait été d'un appui à la réduction de la pauvreté, un des engagements du gouvernement contenu dans le DSRP (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté) apportant par la même occasion une réponse au crucial problème de l'exode rural. Vu que les maquis et autres établissements installés aux abords des rues de nos grandes villes ne sont qu'une partie visible des effets de l'exode rural, c'est en éliminant les causes de l'exode rural que les abords des rues auraient pu être conséquemment nettoyés de toutes ces baraques, sans user de la force et sans exposer inutilement d'autres ivoiriens à la précarité. C'est pour cela que l'AIRD est solidaire des souffrances des nombreux Ivoiriens et Ivoiriennes victimes de cette opération qui aurait pu s'appuyer sur un autre agencement.

Par ailleurs, un mois après l'appel du président Alassane Dramane Ouattara au retour des exilés, l'AIRD fait le constat qu'aucune mesure concrète n'est venue accompagner cet appel. Il apparaît même qu'un sentiment de rejet réciproque se développe entre les Ivoiriens, et la direction de l'AIRD ne manque pas de marquer sa surprise devant un tel désastre pour un peuple qui a, pendant longtemps, affiché au monde entier, sa fraternité, désormais illusoire. Les propos et discours de certains leaders politiques proches du pouvoir sont toujours trahis par un esprit de haine et de caporalisation de l'opposition, esprit abusivement qualifié de vengeance, tant il est vrai que les raisons d'une telle vengeance ne sont objectivement pas fondées. Les institutions chargées de certaines enquêtes et de pans entiers de la réconciliation apparaissent plombées à la fois par leurs attributions, leur positionnement juridique et leur composition qui appellent bien des réserves. Des circonscriptions administratives entières, des quartiers et des villages continuent d'être sous le joug de supplétifs illégalement et lourdement armés.

C'est dans un tel climat que s'annoncent des élections législatives prévues avant la fin de l'année. Notant que l'élection présidentielle qui devait nous apporter la paix et la réconciliation nous a servi le tableau le plus sombre de l'histoire de la Côte d'Ivoire, l'AIRD en appelle, dans l'urgence, au nécessaire et préalable dialogue politique, seul gage d'élections justes et démocratiques et de réconciliation vraie en vue d'une paix durable pour un développement harmonieux de la Côte d'Ivoire et de toute la sous-région. Un tel dialogue qui ne pourra avoir de sens sans la libération des personnalités détenues devra déboucher sur les conditions consensuelles de l'exercice de la démocratie dans notre pays, sans diktat ni mépris, en abordant de façon responsable les questions de la sécurité, de la transparence, de la liberté, du retour des exilés et de l'Etat de droit, de l'indépendance de la Commission Electorale Indépendante (CEI), de la stabilité politique, etc.

Enfin, l'AIRD lance un appel pressant à l'ensemble des Ivoiriens et des acteurs politiques afin que pour une fois, et en raison de la gravité de la situation que vit notre pays et que ne saurait durablement cacher la force d'une communication politique, l'intérêt de la Côte d'Ivoire puisse primer dans toutes les initiatives, actions et réflexions qui seront les leurs, car il est illusoire de prétendre aimer son pays en riant des malheurs de la moitié de sa population ou en surfant sur des clichés régionalistes. La Côte d'Ivoire et ses élites n'ont pas d'autre choix que celui du courage politique.

Fait le 12 Septembre 2011.
Pour l'AIRD, le Ministre Eric KAHE, Président

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04/09/2011

Déclaration du Président de l'AIRD, à l'occasion des 51 ans de la Côte d'Ivoire

Ek benevoles 04.jpg7 août 1960 - 7 août 2011. 50+1 ans d'indépendance. En ce premier anniversaire de notre marche vers le deuxième cinquantenaire de notre accession à la souveraineté nationale et internationale, que de signaux inquiétants! Alors que ne devraient résonner dans nos cœurs que le solennel souvenir de la voix du président Félix Houphouët-Boigny (FHB) et scintiller dans nos yeux l'image historique de la proclamation d'indépendance du haut du perchoir de notre Assemblée Nationale!
Ironie du sort, cette Assemblée Nationale est sur pause. Ce jour qui aurait dû être celui de notre rassemblement et de l'unité de la Nation autour du drapeau est terni par une chape de froid humain alimenté par un air de suspicion et de délation qui n’épargne personne et contraint certains ivoiriens à l'exil. Pour ne rien arranger, le dernier rapport d'Amnesty International sur la poursuite des tueries brise bien des cœurs et nous interpelle sur le devenir de notre pays, le devenir de la Nation en construction. L'incertitude et le doute habitent bien des Ivoiriens.
Pour beaucoup, le "vivre ensemble" qui aurait dû être un hymne au rassemblement et à l'union des filles et fils de ce pays est en passe de devenir un "vivre en cendres", au vu du nombre de villages et de quartiers de certaines villes en cendres.
Au chapitre des relations internationales, tout le monde s'accorde pour dire que les états n'agissent que dans le sens de leurs intérêts. A l'instar des états, les Ivoiriens ne peuvent-ils se donner les ressorts du sursaut?

Si la fille aînée de l'Eglise Catholique a pu se laisser accuser, sous un régime socialiste, de soutenir le génocide hutu, est-ce nos quelques milliers de morts qui vont l'émouvoir au point d'en appeler au nécessaire dialogue politique en Côte d'Ivoire? Quelle que soit la réponse à cette question, nous devons nous convaincre que nous sommes désormais seuls face à notre destin. Il sera ce que nous voudrions qu'il soit.
Nous pouvons et devons transformer nos relations qui sont hélas actuellement de sang et de cendres. Les premières responsabilités incombent aux leaders politiques et le président Laurent Gbagbo a déjà proposé son approche en indiquant que la dimension militaire étant terminée, nous devons aller aux discussions politiques. Cette initiative relève désormais de la volonté de celles et ceux qui sont au pouvoir, sous l'encadrement éventuel de l'Onu.

Certes, la tentation sera grande pour les partisans du nouveau régime de prôner la ligne de la fermeté. Il leur sera aussi loisible de feindre de ne pas voir les crimes et autres exactions de tous genres dans la conquête d'Abidjan, de l'Ouest, etc. Il y a aussi l'option des emprisonnements tous azimuts de tous ceux qui ont été associés d'une manière ou d'une autre à l'exercice du pouvoir postélectoral, en attendant sans doute une des 4 prochaines fêtes nationales pour un geste de grâce.

Dans ces différentes postures, se trouve le plus grand danger de notre avenir qui s'exposerait alors à une poudrière généralisée. Une poudrière avec ses ramifications devant chaque porte. Tout leader qui manque de courage politique ne peut rentrer dans l'Histoire. Jamais les portes de l'Histoire n'ont été aussi grandement ouvertes à chaque Ivoirien et plus singulièrement aux tenants du pouvoir, mais aussi à chaque Ivoirien.
S'il est de bonne guerre pour les pouvoirs de minimiser ou feindre d'ignorer les risques de déflagration future, il nous appartient, société civile et opposition républicaine, de donner l'alerte. Chacun avec sa sensibilité, sans jamais s'écarter de l'essentiel qui est de sauver la Côte d'Ivoire. Telle est la mission de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) qui n'oublie pas la nécessaire libération de ceux qui sont emprisonnés pour avoir, de bonne foi, respecté un arrêt du Conseil Constitutionnel sans la caution duquel les nouvelles autorités, elles mêmes, n'auraient eu de base légale. Cette libération devient une exigence morale et politique qui ne porte nullement atteinte au besoin de justice. En effet, bon nombre de ceux qui sont détenus aujourd'hui ont agi dans le cadre d'un arrêt de justice, les décisions du Conseil Constitutionnel, qui s'imposent à tous.

Dès lors que toute la classe politique est finalement d'accord sur la nécessité démocratique d'un "parlement critique", il faudra aussi que cette exigence soit connue et acceptée des auteurs des exactions dénoncées par les organisations de défense des droits de l'homme, lesquels auteurs semblent ne pas pouvoir s'accommoder du droit à la différence et qui tuent pour le port d'un T-shirt d'un adversaire politique.
Un pays dont les populations, notamment les leaders politiques, les cadres et même les artistes sont en exil ne peut rassurer ni investisseurs, ni touristes. Le dire c'est aimer son pays. Un pays dans lequel des citoyens rient des malheurs d'autres citoyens, n'est pas une Nation. La Côte d'Ivoire a sans doute besoin d'argent. Mais elle a plus que besoin de paix et d'être une Nation. Nous devons briser nos chaînes du tribalisme. Cela commence par nous reconnaître tribalistes. C'est le sachant que les autres l'utilisent pour nous diviser afin de mieux nous asservir, au détriment des intérêts de nos populations ainsi spoliés de leurs richesses.

C'est en reconnaissant aux populations victimes, de toute localité, de toute région et de toute obédience politique le tort à elles causé, que l'on les détournera de la tentation de vengeance car l'on aura remarqué que chaque épisode de violences politiques impunies est suivi d'un autre épisode au bilan plus catastrophique et donc d'un plus grand désir de vengeance d'une partie de la population.
S'il est vrai qu'il faut du temps pour panser les plaies de la Côte d'Ivoire, il urge alors de ne pas en ouvrir de nouvelles. Notre paix doit se bâtir donc sur une trêve des intelligences et non sur une politique de l'autruche qui risque de cristalliser les rancœurs, encore moins d'une justice post-conflit entièrement à la solde et aux ordres des vainqueurs. Si FHB qui est notre référence historique a imprimé sous son règne un rythme de paix à ce pays et a pu jouir d'une longévité politique, c'est sans doute parce qu'il a su, aux moments nécessaires, oxygéner la marmite, notamment par les séances du Dialogue National. Il a aussi fait droit aux victimes des graves accidents de parcours, comme ceux des "complots de 1963".

Encore que dans son cas, FHB disposait du temps pour agir plus tard. Ce n'est plus le cas des régimes de notre époque où la limitation du mandat et la sanction populaire ne permettent de tabler au mieux que sur 10 ans, sinon sur 5. Dans 4 mois, une année aura été déjà consommée. Il ne restera au mieux que 3, la dernière année étant électorale.
Devant le risque de la tentation pour les extrémistes du pouvoir actuel de profiter de la période du traumatisme des défaits pour leur liquidation politique, l'AIRD doit, au sein du CNRD, prendre sa part d'audace, avec son enracinement républicain qu'on lui connaît et inviter tous les Ivoiriens à une lucidité nationale. Avec la conviction désintéressée de servir le pays, la défense de la liberté, la préservation des droits acquis grâce à l'engagement de nos devanciers, parmi lesquels Laurent Gbagbo à qui tous reconnaissent son combat pour la démocratie et qui reste, qu'on le veuille ou non, une partie de notre Patrimoine. D'autres ont, devant eux, les larges voies de l'autoroute de l'Histoire dans laquelle ils ne pourront s'inscrire que par leurs résultats, par leurs actes car pour l'Histoire, les intentions ou les déclarations d'intentions ne suffisent pas. Notre Forum National en a été une preuve.


05 Août 2011.

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Déclaration du 25 juillet 2011, du Ministre Eric KAHE, président de l'AIRD

Déclaration du président de l'AIRD.

Depuis un certain temps, des militants LMP de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) et certains de mes proches parents sont traqués, notamment à Duékoué, ma région natale. Alors que les motifs nous étaient inconnus au départ, il nous revient maintenant que cette traque répondrait à un besoin de récupérer des armes que j'aurais distribuées, alors que le même motif a servi de prétexte aux pillages à grande échelle, sur deux jours, de ma ferme agro-pastorale et hôtelière qui abrite ma résidence, sans trace de la moindre cartouche, du moindre fusil de chasse, après des fouilles de fond en comble.
Je voudrais à nouveau m'incliner, avec respect, devant la mémoire de tous ceux qui, moins chanceux que nous, ont perdu la vie.
Déjà, j'ai officiellement saisi le Représentant Spécial du SG de l'ONU en Côte d'Ivoire pour élever la protestation la plus vive, suite à un rapport (non officiel?) et faire part de ma profonde indignation face à de prétendus témoignages et des dénonciations calomnieuses dont l'objectif est de justifier des crimes abominables de sang et des crimes économiques dont les populations de Duékoué, mes parents et moi même avons été victimes. Sous la pression des organisations de défense des droits de l'homme, les auteurs et complices de ces crimes, par des témoignages ridicules et fallacieux semblent viser divers objectifs: se démarquer d'alliés encombrants tout en justifiant leurs actes comme la suite logique de faits postérieurs.
Nonobstant l'impérieuse nécessité de réconciliation au nom de laquelle j'ai jusque là gardé le silence, réconciliation qui ne saurait par contre "être un slogan" ou des actions de réjouissance populaire sans contenu exact, je voudrais rappeler que le faux témoignage est passible de poursuites judiciaires.
Au nom des valeurs morales que nous avons en partage, je voudrais humblement inviter celles ou ceux qui sont à la base de ces dénonciations calomnieuses, qui induisent en erreur et mettent en péril la vie d'innocentes personnes, à cesser de telles pratiques. Il n'y a aucune honte à se détourner du mal ou à reconnaître que l'on s'est trompé, surtout quand est en cause la vie de ceux qui, à défaut d'être des électeurs, sont tout au moins des frères ou des sœurs.
Pour ma part, suite aux méchants pillages dont j'ai été victime et sous le choc des nombreuses pertes de proches, j'ai dû me résoudre à prospecter d'autres cieux en quête des moyens nécessaires à mes devoirs incompressibles. Le moment venu, je retournerai auprès des miens, auprès des Ivoiriens, pour compatir à leurs souffrances et partager avec eux notre idéal commun de fraternité, de solidarité, de justice et de paix, dans l'Amour et les Grâces de Dieu, pour en quelque sorte reprendre ma place et non celle de quiconque. Je me refuse à tomber dans le piège de la spirale de la violence, de la rancœur et de la vengeance. Et je n'ai pas l'intention, non plus, de céder à un quelconque chantage, sur fond d'ambitions locales.
Autant je suis prêt à répondre des actes que j'aurais eu à poser dans le cadre de mes fonctions de ministre du Commerce, puis de la Réforme Administrative et de celles de Conseiller Spécial du Président de la République, de président de l'AIRD ou de porte parole du CNRD, autant je ne puis accepter que l'on puisse réduire à néant mes constants efforts de rassemblement, de promotion des valeurs républicaines et de cohésion sociale ou m'inviter à me renier. Celui qui triomphe par son refus de reniement ne peut que haïr le reniement, conscient que le reniement par le ralliement de la 25ème heure est toujours un piège. Croire servir un chef par ce qu'il a lui-même rejeté hier, c'est mal le servir. L'on peut être soi même, rester fidèle à ses convictions et à ses amitiés et servir la République, dans le strict respect de ses fondements. Compagnon de Djény Kobéna avec qui j'ai partagé bien des combats, je milite à LMP sans en être jamais inquiété.
Si dans le cadre des fonctions évoquées plus haut, j'ai pu offenser, nuire à quelqu'un ou à la Côte d'Ivoire, je voudrais solennellement demander pardon. Mais de grâce, et prenant la nation à témoin, que des allégations mensongères bâties sur des extrapolations n'associent guère mon image à des activités liées de près ou de loin à des milices ou à des armes. L'honneur d'un homme n'est pas à brader.
La première responsabilité d'une femme ou d'un homme politique, d'un groupement politique ou même d'un peuple c'est d'assumer, d'assumer ses actes, d'assumer son histoire. La nôtre est celle de nos 322 mille km². Celle de nos 60 ethnies, de notre géopolitique, de notre tribalisme rampant mais jamais avoué, de nos choix de développement économique et social, de notre usage de la religion et du tribalisme à des fins politiques, de notre ouverture incontrôlée suivie de notre besoin de souveraineté, de notre politique du pardon et du dialogue ou encore de nos accords politiques qui se sont parfois mués en immunité et en impunité, de nos forêts séparées de nos savanes par le "V" baoulé, etc.
Même si, par extraordinaire, nous n'aurions rien à assumer, assumons au moins le destin. C'est en assumant que nous découvrirons sans doute que le futur dirigeant des Ivoiriens doit se doter du charisme démocratique et du courage des uns doublé du carnet d'adresses et de la détermination des autres. Peut-être aura-t-il besoin de la sagesse de notre plus vieil appareil! Il n'a pas besoin, pour cela de se renier. Les va-t-en guerre n'ont aucune place dans la Côte d'Ivoire de demain. Une dernière prière: merci de bien lire cette déclaration avant de la juger, librement.

Eric KAHE
Le 25 juillet 2011.



















































































02:46 Publié dans 2-Déclarations du Président de l'AIRD | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/05/2006

MISE AU POINT DE L'IRD (INITIATIVE RÉPUBLICAINE ET DÉMOCRATIQUE) DANS FRATERNITÉ MATIN

 

Suite à une interview parue dans le numéro 12452 du quotidien FRATERNITE MATIN du mercredi 10 mai 2006, de nombreux ivoiriens et amis étrangers n'ont de cesse de nous interroger sur notre rôle réel dans la création du nouveau parti politique qu'est l'URD. Certainement à cause de la déclaration selon laquelle "de l'IRD à l'URD, il n'y a qu'un pas franchi parce que la seule voie logique et raisonnable était d'aboutir à la formation d'un Parti". Président de l'IRD, nous avons, mes camarades et moi, de tout temps privilégié le dialogue avec la base, et toute évolution de notre projet doit se faire avec son appui, son aval et son adhésion forte et libre. Tout en nous réjouissant que l'espace politique ivoirien s'enrichisse d'un parti politique qui s'inspire essentiellement de l'IRD et dont les animateurs nous honorent en citant nommément certains des nôtres pour le rôle joué au niveau de l'IRD, l'honnêteté intellectuelle nous fait obligation de préciser que nous ne sommes ni membre fondateur de l'URD, ni même membre de sa direction, la réflexion à laquelle nous avions été invités à ce sujet n'ayant pu aboutir à une plate forme conforme aux valeurs que nous professons. Toutefois, nous entendons respecter le choix de ceux qui n'ont pas cru devoir tenir compte de nos réserves.

En plein accord avec le Doyen Paul GUI DIBO – lui aussi cité dans l'article - et la quasi totalité de l'équipe qui a animé au quotidien l'IRD, nous avons opté pour faire évoluer l'IRD sur la base d'une démarche, d'une stratégie de maintien de la flamme militante de nos partisans et de conquête de l'opinion ivoirienne par un projet de société qui s'appuierait sur des bases consensuelles et démocratiques à partir du socle des valeurs républicaines dont la défense nous a valu, nous osons le croire, l'estime de certains de nos compatriotes. C'est l'occasion pour nous de féliciter les militants et membres fondateurs de ce nouveau parti à qui nous souhaitons plein succès.

Nous adressons particulièrement nos remerciements sincères et émus à tous ceux, militants et sympathisants ou même amis, qui nous ont soutenu tout au long de ce combat que nous avons mené les mains nues, à l'instar des patriotes dont l'exemplarité de l'engagement nous a conduit à nous jeter très tôt, sans opportunisme, dans la bataille et dont le soutien nous a permis de faire face avec dignité à toutes les attaques, y compris celles de nos résidences. Nous entendons les associer pleinement à tout projet de transformation de l'IRD qui continuera, pour l'instant, de jouer sa partition au sein du CNRD dont il est signataire de la Charte et aux côtés de tous les résistants pour une Côte d'Ivoire démocratique, fraternelle, unie, solidaire et libre de toute oppression ou chantage mais résolument tournée vers la pratique de la vérité.

Fait à Abidjan le 10 mai 2006

 

Pour l'IRD

Le Président

Le Ministre Éric KAHE