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12/12/2014

CÔTE D'IVOIRE : LA GUERRE DES FAUX, OU LA RÉVOLUTION BOURGEOISE (Abel Eliahou)

Nous avons été sensibles à ce véritable cri de coeur de M. Abel Eliahou, assorti d'un code de conduite pour ceux qui veulent le bien de l'Afrique.

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24/04/2014

SORTIE DE CRISE EN CÔTE D'IVOIRE: LES PROPOSITIONS DU NDI

Les dix (10) propositions du NDI pour une sortie de crise en Côte d'Ivoire

Source: National Democratic Institute (NDI)

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06/04/2014

VIOLENCES ET TERRORISME D’ÉTAT : LA MACHINE DU RDR, LANCÉE, NE VEUT PLUS S’ARRÊTER

rdr vivre ensemble.jpgD'où cette lancinante question qui trouble toujours bien de chapelles politiques: qui a gagné réellement la présidentielle en Côte d’Ivoire pour que la violence d’État à l’encontre du FPI en particulier devienne la seule voie d’expression démocratique dans notre pays? Même les aveugles voient qu’avec toute cette frilosité, il y a anguille sous roche.

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08/03/2014

A mon amie et à ma maman Simone Ehivet Gbagbo

images?q=tbn:ANd9GcQbS4BKJ16rrxQenxkLRjOq8FttgGXCwjOBLX0wAWdPTFSXV-nZSi en cette journée du 8 mars, l’humanité a décidé de célébrer la Femme à travers une journée internationale qui lui est dédiée, c’est bien pour nous arrêter un instant sur les inégalités et les injustices faites à nos mères, sœurs, filles, épouses et amies.

C’est sans doute pour donner à chacun l’occasion de faire son introspection et prendre conscience des souffrances diverses qui leur sont faites au nom d’un ordre social dans lequel le mâle est dominateur, quelle que soit la latitude, quel que soit le fuseau horaire.

À juste titre et pour encourager l’exemple, cette commémoration  se veut aussi la célébration de celles d’entre les femmes qui ont, soit donné l’exemple de la brisure des œillets du regard, soit fait avancer la cause de la Femme. Il en est ainsi de deux Simone : Simone Veil et Simone Ehivet Gbagbo.

images?q=tbn:ANd9GcR6JvtRCVK6twUw6Qm545KxcIN7tPJ5-KJB2zcij45fCekNHIUlMaintenir cette dernière dans les liens de la détention, après tant d'humiliations affrontées avec dignité, au seul motif qu’elle a osé sortir du rôle que nos sociétés masculinisées veulent réserver aux femmes, est une véritable aberration et un déni de célébration du 8 mars. C’est vouloir une chose et sanctionner ceux qui vous offrent cette chose. Toute femme, qui, pour des considérations politiciennes, ne réclame pas la libération de Simone Gbagbo tout en disant se battre pour les droits des femmes est une illusionniste manipulée qui sert une cause de salon et livre un spectacle pour le plaisir des appareils et des machos.

 

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Courage à l’amie de combat, à la mère affectueuse, à l’épouse loyale de Laurent Gbagbo, à la Servante dévouée du Seigneur !

 

 

Le ministre Eric KAHE
Président de l'AIRD
Porte parole du CNRD

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20/02/2014

LAURENT GBAGBO, SUR LE BOUQUET CANAL+ CHAQUE DIMANCHE 21H Gmt

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CANAL3 MONDE AMIE DE LA DÉMOCRATIE

Numéro 127 sur le bouquet CANAL+

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15:19 Publié dans Bonnes Causes, Crises Ivoiriennes, Vite dit... | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | |  Imprimer | |

31/01/2014

RETOUR DES EXILÉS, LA CAROTTE ET LE BÂTON (Par Ferro Bi Bally)

À l'accueil de Marcel Gossio, ex-directeur général du Port autonome d'Abidjan, des ministres dont Anne Oulotto et des élus du RHDP (alliance politique formée du Pdci, du Rdr, de l'Udpci et du Mfa) de la région du Cavally, sa région d'origine. C'est incontestablement le retour de l'enfant prodigue que le chef de l’État avait souhaité. À cet effet, il sera reçu même par le ministre d’État, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, où, en signe d'allégeance, il fera son mea culpa.

Retour, en revanche, relativement plus discret pour Alain Dogou, dernier ministre de la Défense de Laurent Gbagbo. À sa descente d'avion, des membres de sa famille biologique et Gervais Coulibaly-Délinpelna, porte-parole de Laurent Gbagbo jusqu'à sa chute. Ce dernier, depuis qu'il est rentré d'exil du Ghana, est en deal avec l’État pour obtenir le retour au pays de tous les exilés.

Ces différents retours, qui ont commencé avec ceux de Gbamnan Djidjan, ancien maire de la commune de Yopougon, et d'autres anonymes, ont, de l'avis du député Soro Alphonse, un père: Alassane Dramane Ouattara. Car le pouvoir est à l'abordage pour transformer l'échec de son offensive diplomatique en victoire politique.

Dès sa prise du pouvoir au lendemain du 11 avril 2011, Alassane Dramane Ouattara n'a pas fait dans la dentelle pour réduire à néant les poches de résistance et neutraliser le danger représenté par le FPI. Aux arrestations massives et à l'emporte-pièces des pro-Gbagbo, ont correspondu des mandats d'arrêt internationaux lancés contre tous les pontes du régime déchu qui ont trouvé leur salut dans l'exil au Ghana et au Togo particulièrement.

Les résultats n'ont pas crevé les yeux. C'est vrai que deux gros poissons sont tombés dans la nasse de l’État: Moïse Lida Kouassi, ex-sécurocrate du régime déchu, a été arrêté le 6 juin 2012 à Lomé, en violation de toutes les règles internationales, et extradé le même jour en Côte d'Ivoire. "Il avait en sa possession des documents qui le compromettent dans des projets de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. Les autorités togolaises nous ont transmis ces documents fort utiles qui seront exploités par nos services", expliquait Alassane Dramane Ouattara.

Mais contre toute attente, ce dangereux déstabilisateur placé sous mandat de dépôt pour "atteinte à la sûreté de l'État" et livré à la vindicte populaire par Hamed Bakayoko sur les antennes de la RTI1, sera mis, le 5 août 2013, en liberté provisoire avec treize autres personnalités du FPI dont Affi N'Guessan, président du parti, et Abou Drahamane Sangaré, vice-président.

Charles Blé Goudé, ex-leader de la galaxie patriotique, n'a pas été logé à la même enseigne. Arrêté, lui aussi, chez lui à Téma, dans la banlieue d'Accra au Ghana, le 17 janvier 2013 et extradé manu militari le même jour à Abidjan, il est toujours en détention dans une "résidence protégée". Il est placé sous mandat d'arrêt de la CPI qui demande son transfèrement aux autorités.

Mais le pouvoir Ouattara, vu toute la mobilisation diplomatique, a perdu dans ce qui apparaissait comme sa plus grosse prise: Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement Gbagbo. Accusé d'avoir détourné 300 milliards de nos francs aux dépens de l’État ivoirien, il est sorti vainqueur du procès en extradition que l’État a intenté contre lui au Ghana.

Tout comme le pouvoir ivoirien est en train de laisser des plumes, en Europe, dans le cadre d'une procédure pénale instruite contre des pro-Gbagbo pour blanchiment d'argent sur saisine du procureur de la république près le tribunal de 1ère instance d'Abidjan. Les autorités helvétiques viennent de lever l'ordonnance de séquestre des avoirs de quatre pro-Gbagbo parce que l'origine criminelle des avoirs, plus particulièrement le lien entre les fonds détenus en Suisse et les activités ministérielles ou professionnelles en Côte d'Ivoire des mis en cause, n'a pas été établi. Échec et mat.

Ces différents camouflets ont fait comprendre au pouvoir ivoirien qu'il faut changer son fusil d'épaule, au risque de se ridiculiser dans toutes les actions engagées, tambour battant. Non seulement les États voisins, en l'absence de tout accord en matière d'extradition, ne se montrent pas coopératifs, mais les hommes forts du régime ivoirien se sont, enfin, rendus compte que l'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. D'où toutes les opérations de séduction et de débauchage des exilés. Ceux-ci, à la différence des pro-Gbagbo détenus au pays et provisoirement libérés à dose homéopathique, sont désormais assurés de la vanité des mandats d'arrêt internationaux lancés contre eux, s'ils acceptent de rentrer.

Quelques poissons ont mordu à l'hameçon, mais ce n'est pas encore le raz-de-marée. Car la quasi-totalité des exilés (civils et militaires), auxquels une cour assidue est faite, ont un et un seul préalable: la libération de leur mentor Laurent Gbagbo. Et voici le régime à la case départ.

Maurice Ferro Bi Bally, Journaliste indépendant (ex Fraternité Matin)

 

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15/04/2012

Eric Kahé et le 11 Avril: "Duékoué, ma douleur..."

 

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Le 11 avril ce n'est seulement une date. C'est toute l'histoire et l'avenir d'un pays.

Le 11 avril, c'est d'abord le 28 mars avec la descente des FRCI sur Duékoué accompagnée de violents pillages et du carnage dont j'ai encore la chair de poule. Ce sont trois semaines de communications avec des populations et des parents refugiés en brousse, sans nourriture ni chauffage, vivant de tubercules et fruits sauvages et traqués par des Dozos qui tiraient sur eux comme des lapins. 

Le 11 avril ce sont les pleurs d'adultes, entre le 28 mars et le 15 avril, qui résonnent encore dans mes oreilles. Ce sont des femmes et des enfants, en brousse avec un seul vêtement ou même presque nus. Cachés dans les forêts de sommet de montagne ou sur les flancs si ce n'est dans les grottes, ils ont dépassés par les évènements et ne comprennent pas la cruauté qu'ils subissent, incapables de pointer le nez dans un sentier. Pour beaucoup, le cauchemar n'a pas de nom et l'issue semble sans issue. 

Le 11 avril, c'est le souvenir du quartier Carrefour de Duékoué, c'est Guitrozon, Pinhou, Bagé "B", Fengolo, Guézon, Adzopé, Daloa, Yakro, le Zanzan, Guiglo, Toulepleu et tant d'autres localités, etc. Ce sont des appels au secours pour lesquels je suis d'une impuissance qui en ajoute à mes peines et douleurs.
Seul un ami mien, avec qui je partage une commune Foi en Jésus-Christ relaie sur les chaînes internationales et sur son blog ces terribles informations au fur et à mesure qu'elles sont portées à ma connaissance. Me sachant incapable de lui mentir, il dira tout sur les massacres de Duékoué, comme s'il y était et la suite ne nous a pas fait mentir... La première description géographique du quartier "Carrefour", c'est lui.

Le 11 avril c'est un homme impuissant, brisé, informé de graves détresses et d'exactions inhumaines et appelant à son tour des secours qui ne se manifestent pas. C'est la crainte de voir les téléphones portables des survivants se décharger et me mettre dans une position de ne plus pouvoir communiquer avec eux. De sorte que mon premier reflexe est de leur faire éteindre tous les portables sur une zone de cachette et de ne communiquer que sur un seul. Une fois cette batterie épuisée on passe à un autre portable avec la même puce. Ce sont les exécutions sommaires dans de nombreux villages de l'Ouest et presque partout en Côte d'Ivoire. La vie humaine naguère si sacrée a alors moins de valeur que celle d'un poulet. La longue liste des décès annoncés au fur et à mesure. L'impression d'être dans un cauchemar sans fin.

Le 11 avril, c'est un homme qui quitte son domicile d'Abidjan le 30 mars pour une réunion et qui n'y est jamais retourné. Commence alors une longue errance à la recherche d'un toit pour passer la nuit du 30 mars, ma famille ayant fui les bombardements pour me rejoindre dans la rue. Oui, surréaliste mais dans la rue. Très tard dans la nuit, je trouve refuge, coincé avec ma famille dans un studio donnant directement sur une rue en Zone 4. Je vais rester cloîtré dans ce studio sans jamais voir le soleil, du 30 mars au 15 avril, moralement incapable d'abandonner le président Laurent Gbagbo sous les bombardements et quitter Abidjan. 

Le 11 avril, c'est un homme exténué, vidé de tout influx nerveux pour être passé par toutes sortes d'émotions. C'est la peur d'une agression, notamment sexuelle sur les enfants, et craignant de manquer à tout moment d'eau ou de nourriture pour des gamins. C'est assister en direct par téléphone aux pillages de longues années de travail, sous prétexte que ce sont les biens de l'Etat. Des montagnes entourant Guitrozon, les jeunes décrivaient la rotation des camions entiers de transport affectés aux pillages. C'est le souvenir de mon oncle Nahi Doh, abattu à bout portant par ceux qui voulaient emporter mon cheptel. 

Le 11 avril est aussi pour moi, le souvenir de ma fillette qui m'arrose d'eau quand je tombe dans les pommes à la description des massacres du quartier Carrefour de Duékoué. Devoir s'occuper de son père à 9 ans! Et pourtant, nous avions tout fait pour cacher notre désarroi aux enfants. Etre en vie relève de la grâce de Jésus Christ, même si des serviteurs de Dieu ont subitement choisi de me renier, au nom des intérêts de leur pays.

Le 11 avril c'est cette image de l'arrestation du président Laurent Gbagbo devant laquelle toute la famille s'est effondrée. Si la loyauté et la fidélité sont des qualités, alors les nôtres lui sont garanties. 

Car le 11 avril c'est aussi le 7 avril, 30ème anniversaire du TGV. Ce jour est marqué sur les chaînes françaises, par les témoignages poignants de fidélité de Guy Labertit à Laurent Gbagbo. Sous les bombes assourdissantes qui illuminaient le ciel abidjanais, je savais la cause entendue et perdue mais un homme avait conquis mon cœur, sans compter l'héroïsme émouvant et la fidélité des collaborateurs immédiats du Chef.

L'entreprise de mon épouse réussira à l'exfiltrer avec les enfants le 13 avril pour une capitale de la sous-région où je ne me sentais malheureusement pas le bienvenu. Les persuader de partir a été extrêmement difficile puisqu'ils étaient ma couverture. Avec ma réserve d'eau et de biscuits, je les ai suppliés de partir après le premier départ refusé afin cela me laisse les coudées plus franches. En plus, c'est moi qui avais la responsabilté de mon engagement politique et non eux...

Le 11 avril, c'est une sortie miraculeuse d'Abidjan le 15 avril grâce à cet appel miraculeux, la veille, d'un homme dont j'avais du mal à reconnaître la voix et qui me demande de lui faire confiance. C'est quand je suis hors du pays qu'il décline son identité, ayant agi pour le compte d'un aîné qui a pensé à moi dans cet océan de sollicitations.

Le 11 avril, ce sont ces questions qu'on ne finit pas de se poser: pourquoi, comment, pour qui, jusqu'où, jusques à quand? Comment, pourquoi des organisations naguère si crédibles à nos yeux ont-elles pu s'installer dans le mensonge et le complot?

Le 11 avril c'est déjà un an d'exil auquel je n'étais guère préparé mais tout au long duquel j'ai pu expérimenter l'amour de Dieu. C'est enfin des hommes et des femmes, majoritairement victimes, de qui l'on attend qu'ils se repentent pour des fautes qu'il n'ont jamais commises, les opinions politiques et la relative réussite sociale à la force du poignet ne pouvant être des délits. 

Le 11 avril, c'est surtout un homme prêt au pardon et à la réconciliation dans la dignité. Devant l'immense besoin de réconciliation en pansant sincèrement les plaies, je prie Dieu qu'il touche le cœur de chacun. Pour que cesse les comportements de revanchards – de quoi d'ailleurs?- et qu'ensemble nous puissions regarder avec réalisme la situation catastrophique du pays et entamer un nouveau départ.

Eric KAHE, Président de l'AIRD

11 avril 2012 - En mémoire de mon oncle Nahi Doho (Extrême droite sur la photo) et de tous les disparus du "11 avril"

10/05/2006

MISE AU POINT DE L'IRD (INITIATIVE RÉPUBLICAINE ET DÉMOCRATIQUE) DANS FRATERNITÉ MATIN

 

Suite à une interview parue dans le numéro 12452 du quotidien FRATERNITE MATIN du mercredi 10 mai 2006, de nombreux ivoiriens et amis étrangers n'ont de cesse de nous interroger sur notre rôle réel dans la création du nouveau parti politique qu'est l'URD. Certainement à cause de la déclaration selon laquelle "de l'IRD à l'URD, il n'y a qu'un pas franchi parce que la seule voie logique et raisonnable était d'aboutir à la formation d'un Parti". Président de l'IRD, nous avons, mes camarades et moi, de tout temps privilégié le dialogue avec la base, et toute évolution de notre projet doit se faire avec son appui, son aval et son adhésion forte et libre. Tout en nous réjouissant que l'espace politique ivoirien s'enrichisse d'un parti politique qui s'inspire essentiellement de l'IRD et dont les animateurs nous honorent en citant nommément certains des nôtres pour le rôle joué au niveau de l'IRD, l'honnêteté intellectuelle nous fait obligation de préciser que nous ne sommes ni membre fondateur de l'URD, ni même membre de sa direction, la réflexion à laquelle nous avions été invités à ce sujet n'ayant pu aboutir à une plate forme conforme aux valeurs que nous professons. Toutefois, nous entendons respecter le choix de ceux qui n'ont pas cru devoir tenir compte de nos réserves.

En plein accord avec le Doyen Paul GUI DIBO – lui aussi cité dans l'article - et la quasi totalité de l'équipe qui a animé au quotidien l'IRD, nous avons opté pour faire évoluer l'IRD sur la base d'une démarche, d'une stratégie de maintien de la flamme militante de nos partisans et de conquête de l'opinion ivoirienne par un projet de société qui s'appuierait sur des bases consensuelles et démocratiques à partir du socle des valeurs républicaines dont la défense nous a valu, nous osons le croire, l'estime de certains de nos compatriotes. C'est l'occasion pour nous de féliciter les militants et membres fondateurs de ce nouveau parti à qui nous souhaitons plein succès.

Nous adressons particulièrement nos remerciements sincères et émus à tous ceux, militants et sympathisants ou même amis, qui nous ont soutenu tout au long de ce combat que nous avons mené les mains nues, à l'instar des patriotes dont l'exemplarité de l'engagement nous a conduit à nous jeter très tôt, sans opportunisme, dans la bataille et dont le soutien nous a permis de faire face avec dignité à toutes les attaques, y compris celles de nos résidences. Nous entendons les associer pleinement à tout projet de transformation de l'IRD qui continuera, pour l'instant, de jouer sa partition au sein du CNRD dont il est signataire de la Charte et aux côtés de tous les résistants pour une Côte d'Ivoire démocratique, fraternelle, unie, solidaire et libre de toute oppression ou chantage mais résolument tournée vers la pratique de la vérité.

Fait à Abidjan le 10 mai 2006

 

Pour l'IRD

Le Président

Le Ministre Éric KAHE

 

 

 

31/10/2005

DÉCLARATION DU MINISTRE ERIC KAHE APRÈS SA PARTICIPATION AU CONSEIL DES MINISTRES D'OCTOBRE 2005, BOYCOTTÉ PAR L'UDPCI, À LA DEMANDE DU G7

Comme en novembre 2004, je réponds à nouveau à l'appel du devoir citoyen et républicain. Lorsqu'en novembre, nous appelions à une coopération franco-ivoirienne intelligente et lancions aux jeunes un appel à soutenir les Institutions tout en ne laissant pas la violence ternir leur combat, il s'est trouvé des ivoiriens qui félicitaient une force étrangère d'avoir massacré d'autres ivoiriens. Ce n'est pas au moment où la manifestation de la vérité semble confondre cette prise de position que nous allons participer au blocage du processus de paix, surtout que le Président AKOTO de l'UDPCI ne nous a donné aucune instruction dans ce sens. "Le peuple de Côte d'Ivoire a plus besoin de paix et d'amour fraternel que d'un Président ou d'un Premier Ministre" me confiait un villageois de GUITROZON pour justifier la détermination de ce village à donner au monde un exemple de pardon et m'encourager à poursuivre sur le chemin du comportement citoyen. Face aux efforts des présidents THABO M'BEKI et OLOSEGUN OBASANJO qui accepte de transcender la douleur de son deuil national et surtout celle de la perte de son épouse (je dis bien de son épouse) pour se porter au secours des ivoiriens, et pour le respect de tous nos morts et abréger les souffrances de nos populations, la vraie UDPCI de GUEI Robert ne reculera devant aucun sacrifice et le peuple reconnaissant pourrait nous le rendre un jour. Les sanctions prévues par la communauté internationale - derrière laquelle nous nous sommes abrités pour faire perdurer les souffrances de nos frères et sœurs – sont individuelles. Ce n'est donc pas un communiqué d'une structure à laquelle je n'appartiens pas qui me fera endosser une aussi lourde responsabilité. Puisse Dieu aider chacun à comprendre que les droits humains ne sont pas un concept absolu. Ils participent du binôme droits-devoirs. Sans l'un, l'autre est vain. Lorsque nous comprendrons que nos populations du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest souffrent et ont hâte de fraterniser à nouveau, nous poserons des actes qui vont conduire la communauté internationale à mieux nous respecter car pour l'instant elle ne nous accorde aucun crédit au point que certains rêvent d'un Tsunami sur la classe politique pour la renouveler. Que Dieu bénisse et garde la CI.