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31/10/2005

DÉCLARATION DU MINISTRE ERIC KAHE APRÈS SA PARTICIPATION AU CONSEIL DES MINISTRES D'OCTOBRE 2005, BOYCOTTÉ PAR L'UDPCI, À LA DEMANDE DU G7

Comme en novembre 2004, je réponds à nouveau à l'appel du devoir citoyen et républicain. Lorsqu'en novembre, nous appelions à une coopération franco-ivoirienne intelligente et lancions aux jeunes un appel à soutenir les Institutions tout en ne laissant pas la violence ternir leur combat, il s'est trouvé des ivoiriens qui félicitaient une force étrangère d'avoir massacré d'autres ivoiriens. Ce n'est pas au moment où la manifestation de la vérité semble confondre cette prise de position que nous allons participer au blocage du processus de paix, surtout que le Président AKOTO de l'UDPCI ne nous a donné aucune instruction dans ce sens. "Le peuple de Côte d'Ivoire a plus besoin de paix et d'amour fraternel que d'un Président ou d'un Premier Ministre" me confiait un villageois de GUITROZON pour justifier la détermination de ce village à donner au monde un exemple de pardon et m'encourager à poursuivre sur le chemin du comportement citoyen. Face aux efforts des présidents THABO M'BEKI et OLOSEGUN OBASANJO qui accepte de transcender la douleur de son deuil national et surtout celle de la perte de son épouse (je dis bien de son épouse) pour se porter au secours des ivoiriens, et pour le respect de tous nos morts et abréger les souffrances de nos populations, la vraie UDPCI de GUEI Robert ne reculera devant aucun sacrifice et le peuple reconnaissant pourrait nous le rendre un jour. Les sanctions prévues par la communauté internationale - derrière laquelle nous nous sommes abrités pour faire perdurer les souffrances de nos frères et sœurs – sont individuelles. Ce n'est donc pas un communiqué d'une structure à laquelle je n'appartiens pas qui me fera endosser une aussi lourde responsabilité. Puisse Dieu aider chacun à comprendre que les droits humains ne sont pas un concept absolu. Ils participent du binôme droits-devoirs. Sans l'un, l'autre est vain. Lorsque nous comprendrons que nos populations du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest souffrent et ont hâte de fraterniser à nouveau, nous poserons des actes qui vont conduire la communauté internationale à mieux nous respecter car pour l'instant elle ne nous accorde aucun crédit au point que certains rêvent d'un Tsunami sur la classe politique pour la renouveler. Que Dieu bénisse et garde la CI.