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21/09/2014

AIRD-France : DÉCLARATION SUR LA SITUATION POLITIQUE DE LA CÔTE D'IVOIRE à un an des élections de 2015

 La relance de la Commission Electorale Indépendante (CEI) était apparue depuis quelques mois comme l'amorce du rétablissement du jeu démocratique qui a volé en éclats lors des élections présidentielles de 2010. Le succès de cette tentative aurait certainement laissé dans le cœur des Ivoiriens l'espoir d'un acheminement possible vers la normalisation des relations entre les différents partis politiques et le pouvoir en place. Malheureusement, son échec vient conforter la défiance, voire la peur des pratiques arrogantes et violentes du pouvoir à l'égard de l'opposition et des populations.

À l'AIRD-France, comme dans l'opinion publique ivoirienne, M. Youssouf Bakayoko incarne le travestissement de la loi républicaine, l'irresponsabilité ayant conduit à la faillite du système électoral qu'est la CEI, à un moment crucial de son histoire. Toute la Côte d'Ivoire sait que ceux qui lui ont renouvelé leur confiance l'ont fait pour le travail qu'il a accompli en 2010. Et toute la Côte d'Ivoire sait aussi qu'il faudra qu'elle s'attende au même scénario catastrophique à l'issue des élections de 2015. Or, aucun Ivoirien ne souhaite revoir les maux de 2010 ! La reconduction de M. Youssouf Bakayoko à la tête de cette Commission ne peut donc être regardée que comme un affront, une insulte à la dignité des Ivoiriens et des hommes politiques.

Malheureusement, loin de se soucier de l'indignation et des peurs des populations, M. Ouattara affirme que M. Youssouf Bakayoko demeurera le président de la CEI. Il estime que "la Côte d'Ivoire est maintenant une démocratie" et qu'il l'a fait savoir au président français. En d'autres termes, selon lui, toutes les conditions sont désormais réunies pour des élections libres et démocratiques. Que désormais, ceux qui voudront parler prennent garde à ne pas hausser le ton, parce qu'ils ne sont tous qu'en liberté provisoire, a-t-il ajouté.

L'AIRD-France juge bon de dire ouvertement à la population ivoirienne que c'est un crime d'aller aux élections avec Youssouf Bakayoko à la tête de la CEI comme c'est un crime de violer la constitution en confiant le rôle de cette Commission au ministère de l'Intérieur. C'est un crime de ne pas offrir aux milliers d'exilés dans les pays voisins l'occasion de remplir leur devoir de citoyen en les rétablissant dans leurs biens. C'est un crime d'exclure des hommes et des femmes du jeu politique en les maintenant en prison parce qu'ils ont refusé d'embrasser l'opinion du parti au pouvoir.

En effet, à un an des joutes électorales, l'AIRD-France fait le triste constat qu'aucun chantier à visée démocratique n'a été sérieusement mené par le pouvoir pour aboutir à une réalisation concrète et rassurante. C'est pourquoi, si les différentes situations énoncées ci-dessus n'évoluent pas rapidement, nous serons forcés de laisser le RDR et ses alliés aller seuls aux élections. Qu'ils se reconduisent à la tête de l'État ! Et que cela se sache !

L'AIRD-France ne reconnaît pas et n'accepte pas l'état de « démocratie » de la Côte d'Ivoire déclaré par M. Ouattara. Par voie de conséquence, elle refuse d'entériner l'exclusion du pays des exilés dans de nombreux pays du monde – principalement au Libéria et au Ghana – et la normalisation de l'existence de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire.

L'AIRD-France salue le sens de responsabilité de tous les partis qui ont pris ou prendront rapidement leurs distances avec le visage hideux de la CEI qui nous est proposé. Elle se joint à l'indignation de tous ceux qui ont dénoncé la menace à peine voilée de renvoyer les opposants en prison ainsi que le caractère anticonstitutionnel  des propos de M. Ouattara voulant désormais se passer de la CEI pour l'organisation des nouvelles échéances électorales.

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Yonne, le 20 septembre 2014

Raphaël ADJOBI

Professeur de Lettres

Délégué général AIRD-France

 

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20/09/2014

PDCI-RDA: BÉDIÉ ET LES "SUIVEURS" DU PARTI

 

palmier net 06.jpgLe 7 décembre 1993, après une brève querelle de succession l’ayant opposé au premier ministre Alassane Dramane Ouattara – qui tentait de le court-circuiter – au décès de Félix Houphouët-Boigny, Aimé-Henri Konan Bédié utilisait le ton de commandement : «Mettez-vous à ma disposition», déclarait-il sur les antennes de la télévision nationale, à sa prise de pouvoir au journal de 20h. Conformément à l’article 11 de la Constitution qui faisait du président de l’Assemblée nationale, qu’il était, le dauphin constitutionnel.

Le 17 septembre 2014, à Daoukro, il utilisait le même ton martial. «Devant la nation rassemblée, sans détour, (…) je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature (celle d’Alassane Dramane Ouattara) à l’élection prochaine. Je demande à toutes les structures du PDCI et des partis composant le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, la coalition politique au pouvoir) de se mettre en mouvement pour faire aboutir ce projet», signait-il son ralliement à la candidature unique en faveur du chef de l’État sortant. En violation des résolutions du 12è congrès du PDCI-RDA (3, 4 et 5 octobre 2013) qui l’a reconduit, à une écrasante majorité, à la tête du parti.

L’ex-parti unique de Côte d’Ivoire a perdu, sous Henri Konan Bédié, le pouvoir d’État à l’issue d’un putsch le 24 décembre 1999. En avril 2002, après la traversée du désert, le PDCI-RDA choisissait de (re)confier les rênes du parti à Bédié, celui qui «a cassé le premier canari», selon la métaphore utilisée par l’ancien ministre Jean Konan-Banny. Candidat au premier tour de la présidentielle du 31 octobre 2010, Bédié dénonçait un détournement, à ses dépens, de 600.000 voix, mais comme Ésaü, selon les révélations de Laurent Gbagbo, il renonçait, au profit d’Alassane Dramane Ouattara, à sa deuxième place de la présidentielle, synonyme de second tour, pour un plat de lentilles, c’est-à-dire les honneurs et les rentes viagères.

Des francs-tireurs impunis.

C’est sûr de sa force et de son implantation que le parti soixantenaire choisit de repartir à la conquête du pouvoir d’État en 2015, seize ans après l’avoir perdu par coup d’État, en projetant de désigner, comme candidat, un «militant actif» à la prochaine convention. Contre toute attente, le président du parti a choisi de ramer à contre-courant des actes de l’instance suprême du PDCI-RDA. Et comme le 7 novembre 2010 à Yamoussoukro, acte-là conforme à l’accord du RHDP conclu en 2005 à Paris entre les deux tours de la présidentielle, il invite tous les militants du RHDP à voter pour le chef de l’État sortant.

C’est donc Henri Konan Bédié qui poussait dans le dos le groupe de francs-tireurs du parti, assurés de l’impunité. Le 17 décembre 2013, le G-25 naissait. C’est un groupement de 25 députés (issus des groupes parlementaires du RDR, PDCI, MFA, de Dialogue et bien d’autres députés partageant la même vision), qui a porté son choix sur Alassane Dramane Ouattara. Pour le porte-parole du G-25, Kouakou Louis Abonouan, député PDCI, c’est «le meilleur moyen de conserver le pouvoir». Et le 27 février 2014, le Mouvement National du Soutien à la Candidature Unique du RHDP (Monascau-RHDP) en faveur d’Alassane Dramane Ouattara, présidé par Philippe Legré, militant du RDR transfuge du MFA, voyait le jour. Son vice-président est Pascal Kouakou Abinan, militant PDCI et président du conseil régional Indénié-Djuablin, pour qui les résolutions du congrès de son parti ne sont pas les dix Commandements de Dieu.

Le secrétariat général du PDCI-RDA s’est aussitôt réuni, le lendemain 18 septembre 2014, pour saluer cette décision et s’aligner sur la dérive totalitaire de son président. «Si je vois rouge et que le président Bédié me dit c'est blanc, je dirais c'est blanc», confie sans gêne Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du PDCI-RDA, le 5 août 2014 à une conférence de presse, pour traduire la mainmise totale de Bédié sur le parti.

L’Alpha et l’Oméga du parti.

En pure violation des décisions du congrès et avant la prochaine convention invitée à entériner la position de Bédié, toutes les structures du parti sont ainsi en ordre de marche pour soutenir la candidature d’Alassane Dramane Ouattara. Or, le 28 mars 2009, le conseil de discipline du PDCI-RDA radiait N’Zi Paul David, directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, N’Dri Koffi Appolinaire, gouverneur du district de Yamoussoukro, et Gnamien Yao, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, coupables de soutenir le président déchu contre la décision du parti.

«À partir du moment où vous acceptez d’être membre d’un parti politique, vous êtes parmi les membres éminents qui sont dans les structures, vous avez des obligations impérieuses à respecter. On ne peut pas être et ne pas être à la fois. C’est insensé. Or, quand vous avez de hauts responsables, membres du Bureau politique, du Conseil politique qui acceptent de remplir ces fonctions et qui en même temps crachent sur le parti, ne veulent pas respecter les décisions, c’est inacceptable. (…) Si vous êtes dedans sans être dedans, c’est Balla Kéita qui le disait: ‘un pied dedans, un pied dehors, dehors», s’expliquait Noël Némin, président du conseil de discipline, pour justifier la décision (Cl. Le Nouveau Réveil du 30 mars 2009). Mieux, Gnamien Yao a même échappé, le 5 mars de la même année, à un lynchage orchestré par Konan Kouadio Bertin dit KKB, président de la JPCI, au siège du parti à Cocody et n’a dû son salut qu’à son exfiltration par une fenêtre.

Mais, sur le cas Bédié qui soutient la candidature de Ouattara contre la décision du congrès, c’est un silence de cathédrale. «Si vous lisez bien les statuts (du PDCI-RDA), vous verrez bien que le Conseil de discipline statue sous l’autorité du président du parti. Si on statue sous son autorité, ce qu’on décide, c’est lui qui a décidé», affirme Némin dans l’interview sus-citée pour montrer à quel point le président du parti représente l’Alpha et l’Oméga de sorte que ne compte véritablement que sa seule volonté. Il y a donc, au PDCI-RDA, Bédié et les autres qu’il appelle affectueusement «les Suiveurs». Heureux d’être dans ses bonnes grâces.

 

Ferro Bally, journaliste indépendant (ferobibali@hotmail.fr)

18/09/2014

QUI EST DONATIEN KLE, LE NOUVEAU FÉDÉRAL DE LE JEUNESSE AIRD DE YOPOUGON ?

 

Federal Yop 10670275_289640097907273_5691245920693058239_n.jpgDonatien KLE a été initié au syndicalisme dès ses premières années de lycée. Déjà à 12 ans et en classe de 5ème au Lycée Moderne de Guiglo, il n'hésitait pas à prendre position face à l'administration de l'établissement sur bien des questions.

Licencié de lettres modernes, il est professeur de lycée. Il a été Sg du synesci au lycée moderne de Tai puis  membre fondateur d'un autre syndicat d'enseignants du secondaire.

Depuis 2010 il est passé du syndicalisme à la politique, d'abord en tant que membre de la cellule des enseignants du Fpi et de la direction locale de campagne du candidat Laurent gbagbo à Tai.

Après son adhésion à l'Aird début 2013, il s'active à la redynamisation des comités de base et des sections du parti dans la commune de Yopougon. Ces structures de base qui avaient  été mises en veille après les atrocités subies par les militants en 2011.

L'importance du travail abattu lui vaut la confiance de ses camarades qui le portent à la tête de la Fédération J-AIRD Abidjan-Banco en qualité de Secrétaire Fédéral qui vient d'être investi par la direction du parti le samedi 13 septembre 2014.

Son expérience dans la mobilisation, son sens de l'organisation et sa culture citoyenne et républicaine sont des atouts dans la mobilisation de proximité et la formation politique des jeunes. Un volet qui tient à coeur au ministre Éric Kahe, le président en exil de l'AIRD.

À travers lui, et aux côtés de Patrice Koua,  le président intérimaire de la J-Aird, la jeunesse de l'AIRD dispose d'une personne ressource supplémentaire pour impulser un sang nouveau à cette formation politique membre de l'AFD (Alliance des Forces Démocratiques) en vue de la galvanisation des masses pour relever le défi de la démocratisation de la Côte d'Ivoire, face à un régime fortement critiqué.

 

Service Communication Aird.

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LE FÉDÉRAL DE LA J-AIRD YOPOUGON INTERROGÉ PAR LE NOUVEAUCOURRIER LNC

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Investi président de la fédération Abidjan Banco de la Jeunesse de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), parti politique créé par le ministre Kahé Eric, Donatien Klé livre son plan d’action pour accomplir sa mission et fait un tour d’horizon de l’actualité nationale

 

Vous venez d’être investi fédéral, peut- on avoir une idée des missions qui sont les vôtres?

Nos missions restent celles de travailler pour la démocratie et pour la République. Nous sommes dans une position de réorganisation politique en Côte d’Ivoire et donc de remobilisation de nos militants. Nous savons que depuis 2011, nous avons subi de nombreux dégâts ; nos militants tout comme ceux des autres partis de l’opposition sont traqués, emprisonnés injustement ou contraints à l’exil. Nous sommes en train de nous remobiliser pour les conquêtes à venir. Nos missions sont donc d’aller auprès des jeunes pour la relance du combat pour le triomphe de la démocratie.

Comment vous comptez vous y prendre pour réussir cette mission ?

Nous allons utiliser les moyens légaux. C'est-à-dire les marches, les sit-in, et les meetings qui sont les moyens d’expression de la démocratie. Mais nous formons d’abord nos militants sur le plan politique, car pour nous un militant qui n’est pas formé est un danger pour lui-même, pour le parti et pour le pays.

Alors nous les formons sur les questions politiques, ensuite nous les inviterons à prendre une part active à la marche de la démocratie en Côte d’Ivoire. Notre méthode, c’est celle qui est autorisée par la loi. Nous sommes prêts à envahir les rues.

Des actions en vue ?

Notre rentrée fédérale ouvre la porte à beaucoup d’actions. Notamment des actions publiques pour manifester notre désir de porter la voix de la démocratie et amener le pouvoir en place, liberticide à souhait, à changer.

Une date pour ces actions de rue ?

Pour le moment pas de date, mais cette rentrée fédérale est le coup d’envoi de toutes les activités que nous voulons mener.

Des leaders de jeunesse de partis politiques de l’opposition appellent à l’union afin de parler d’une seule voix pour le triomphe de la démocratie. Qu’en pensez-vous ?

Notre parti a toujours milité pour la fédération des forces qui luttent pour les valeurs de la république et de la démocratie. C’est d’ailleurs dans ce sens que nous avons fait partie, en 2010, de la majorité présidentielle qui réunissait tous les partis politiques qui défendent les valeurs de la république. Et nous faisons aussi partie de l’Alliance des Forces Démocratiques(AFD), parce que nous croyons que c’est en fédérant nos forces que nous serons forts. Pour nous, cette union des jeunesses sera la bienvenue pour que la jeunesse s’organise, se retrouve pour le triomphe de la démocratie. Et nous allons militer fortement en faveur de cette union des jeunesses des partis politiques de l’opposition afin de mener à bien le combat pour la restauration de la république et de la démocratie.

Récemment, il y a eu quelques soubresauts au sein de la jeunesse de l’AIRD. Peut-on dire maintenant que c’est l’accalmie et que tous les regards sont tournés dans la même direction ?

Si nous avons pu aboutir à cette rentrée fédérale qui sonne le glas de la remobilisation des militants, c’est que nous avons eu l’occasion de dissiper toutes nos divergences internes. Il y a eu certes des dissensions internes comme c’est le cas dans toutes les associations humaines. Mais aujourd’hui c’est l’union sacrée au sein de la jeunesse de l’’AIRD.

Vous parlez de dissensions. Votre allié, le FPI, traverse aujourd’hui une crise profonde. Quelle lecture faites-vous de cette situation et quels conseils pouvez-vous donner à vos camarades ?

Nous sommes choqués par cette crise interne au FPI. Nous croyons que le FPI, un parti qui est déjà vieux de plus de 30 ans, devrait nous épargner ce genre de situation honteuse. Ce n’est pas à 30 ans qu’on fait sa crise d’adolescence. Nous souhaitons donc que tout rentre en ordre, pour que l’opposition soit mieux organisée et encore plus forte pour les batailles futures. Nous savons pouvoir compter sur la maturité des militants du FPI pour que tous les malentendus soient dissipés.

Vous êtes investi au lendemain de la confirmation des charges contre le Président Laurent Gbagbo. Quelle lecture en faites-vous ?

Tout ce qui se passe est écoeurant. La justice internationale est instrumentalisée contre la président Gbagbo alors que la CPI n’arrive pas réunir des preuves des actes qui lui sont reprochés. Sur la base de coupures de presse de Bensouda, on fait un procès pour crimes contre l’humanité. C’est ahurissant ! Pis, il y a une justice à double vitesse en Côte d’Ivoire. Or pour qu’un pays puisse aller de l’avant, il faut que la justice soit équitable et juste. Et nous croyons que le procès du président Laurent Gbagbo, s’il a lieu, doit se faire en même que celui de ceux qui sont en face. Par ailleurs, depuis trois ans qu’il est incarcéré, il n y a pas eu de procès. L’attente est longue ; on lui vole sa vie. Nous voulons que cela se fasse rapidement mais que soient également interpellés et jugés tous ceux qui sont indexés dans le camp Ouattara.

Quelles actions comptez-vous mener pour que votre président Eric Kahé rentre de l’exil ?

La constitution ivoirienne le dit, aucun Ivoirien ne doit être contraint à l’exil ?

Aujourd’hui, cette justice à double vitesse et les répressions en Côte d’Ivoire font que les personnalités politiques de l’opposition sont obligées de s’exiler. Nous allons, par nos actions, contraindre le régime en place à accepter le retour de ces différents leaders avec notre président du parti. C’est pourquoi nous allons nous mettre en ordre de bataille pour faire barrage à cette injustice. Nous demandons à tous nos militants de se tenir prêts pour les batailles futures. Bientôt, nous lancerons des mots d’ordre.

 

 

Interview réalisée par Sylvain Dakouri

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RENTRÉE FÉDÉRALE AIRD-YOPOUGON: LU DANS LA PRESSE (L'INTER)

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L’Alliance ivoirienne pour la République et la démocratie (Aird) a commencé la mobilisation de ses troupes dans la commune de Yopougon. Samedi dernier, le secrétaire de la fédération de la Jeunesse de l’Aird (Jaird) de Yopougon Banco, Klé Donatien, a été investi avec pour missions le recrutement, la mobilisation et la remobilisation des militants dans la zone de Yopougon. En dehors de cette mission, la J-Aird entend mettre sur pied une plate-forme réunissant les mouvements de jeunesse des partis de l’opposition ‘’afin de mener de manière concertée le combat pour faire partir Ouattara du pouvoir en 2015’’. Mais en attendant l’échéance présidentielle prochaine, la Jaird, l’Union des jeunes du Cojep, la jeunesse du Rpp et de l’Udcy disent être à l’écoute des mots d’ordre de leurs responsables politiques pour ‘’chasser Youssouf Bakayoko de la tête de la Cei. «Si les leaders de nos partis ne parlent pas, nous les jeunes devons nous mobiliser pour faire partir Youssouf Bakayoko de la présidence de la Cei», ont repris à chacune de leurs interventions, les responsables des jeunesses des partis de l’opposition présents à la cérémonie d’investiture du fédéral de la Jaird de Yopougon Banco. Quant à celui qui préside désormais aux destinées du parti de Kahé Eric à Yopougon, Klé Donatien, il a soutenu que Yopougon reste une zone symbolique pour l’Aird, en ce sens que ‘’cette commune reste le fief de la résistance contre la France pour que la liberté et la démocratie triomphent’’. Notons que Temanin Georges, conseiller de Kahé Eric, a pris part à la cérémonie qui s’est tenue dans les locaux de l’hôtel Assonvon dans la commune de Yopougon.

Marcelle AKA (Quotidien l’Inter)

 

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RENTRÉE FÉDÉRALE AIRD-YOPOUGON: LU DANS LA PRESSE (LNC)

LNC lundi.pngL'Alliance ivoirienne pour la république et la démocratie (AIRD), parti politique créé par Kahé Eric, a investi le samedi 13 septembre dernier à Yopougon, le Fédéral de la jeunesse d'Abidjan Banco. Devant plusieurs militants et sympathisants de l'Alliance ivoirienne pour la république et la démocratie (AIRD), Clé Donatien, a été investi par le président national de la jeunesse de l'AIRD Koua Patrice, Président de la fédération Abidjan Banco (regroupant les quartiers de Niangon, selmer, sideci, Toit rouge). Le nouveau président de la fédération Abidjan Banco s'est dit prêt pour les futures batailles malgré les difficultés du moment : «Yopougon est le symbole de la démocratie et de la liberté, nous irons reconquérir cette liberté et cette démocratie perdue», at- il indiqué.

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Le président national de la jeunesse de l'AIRD, Koua Patrice, a quant à lui saisi cette occasion pour décortiquer la situation sociopolitique du pays et principalement l'élection à la tête de la CEI de Youssouf Bakayoko. Pour lui, l’élection de Youssouf Bakayoko comme président de la CEI est une erreur. Après avoir rappelé son récent passé à la tête de cette structure, le Président de la J-Aird s’est interrogé sur le lieu où Youssouf Bakayoko proclamera cette fois-ci les résultats des prochaines élections. «Où Youssouf Bakayoko proclamera les résultats de 2015 après ceux de 2010 proclamés à l'hôtel du Golf», a pesté Koua Patrice. Poursuivant, le président de la J-AIRD s’est prononcé sur la réconciliation nationale. Pour lui, cette réconciliation prônée par Charles Konan Banny et le gouvernement se fait entre " le Rdr, le Pdci, et les Frci ". Par conséquent les jeunes et les militants de l'AIRD ne sont "nullement concernés par cette réconciliation tant que leur Président du Parti Kahé Eric sera en exil. Les jeunes de l’AIRD comptent donc entreprendre des actions de masse pour le retour de leur leader. Koua Patrice a en outre invité tous les leaders de jeunesses des partis politiques de l’opposition à l’union pour le triomphe de la démocratie en Côte d’Ivoire. À cette investiture, les jeunes de la JAIRD ont eu le soutien de des jeunesses du Cojep, représenté par Yves Gnamaka, du Rpp représenté par Kouassi Judicaël et de l'UDCY par Eric Zady.

 

Sylvain Dakouri 

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10/09/2014

(NOUVELLE) DÉFINITION DU «CONSENSUS» SELON "LE NOUVEAU RÉVEIL".

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« De source proche des travaux, contrairement aux arguments donnés par ceux qui ont décidé de se retirer des travaux, il y a bien eu consensus autour des modalités de mise en place de ce bureau. En effet, le Fpi et ses alliés avaient proposé que ce bureau soit représentatif des différents blocs réunis au sein des 17 commissaires de la Cei. Ces blocs sont constitués des 4 représentants des partis au pouvoir, 4 de l’opposition, 4 de la société civile et 5 de l’administration dont le représentant du chef de l’état. Mieux, le Fpi et ses alliés ont proposé que le poste de président soit occupé par la société civile, la première vice-présidence par l’opposition, la 2e vice-présidence par les partis au pouvoir et ainsi de suite. Si le principe de la représentativité des différents blocs au sein du bureau a été accepté de tous, du côté des partis au pouvoir, il a été suggéré que le poste de président leur revienne, ainsi que la première vice-présidence. Ce sont ces deux propositions qui ont donc été soumises à l’appréciation des commissaires. Et il y a eu consensus autour de la seconde proposition. C’est-à-dire, celle de la coalition des partis au pouvoir. C’est sur cette base consensuelle que le bureau a été formé en présence des 12 commissaires sur les 17. Le quorum étant donc atteint au regard des textes qui recommandent qu’au moins 2/3 des membres soient présents pour qu’ils puissent siéger. Il y a donc eu consensus contrairement à ce que l’on veut faire croire. la seule chose, c’est que le Fpi et ses alliés n’ont pas voulu accepter cela et ont décidé de se retirer. Mauvaise foi ou simple caprice ? Les commentaires vont bon train. Ce qui est sûr, c’est que les commissaires de la Cei ne sont pas tombés dans le piège du Fpi et de ses alliés. De source bien introduite, ces derniers, en proposant la société civile pour occuper le poste de président de la Cei, avaient bien leur petite idée derrière la tête. Dans leur schéma, pour le poste de président, il fallait présenter une personne qui n’éveille aucun soupçon mais qui, à la réalité, pourrait jouer pour eux. Une stratégie pour avoir le contrôle de la machine. Dans ce schéma, c’est donc le représentant de l’eglise catholique, l’abbé Boni Boni Martial, qui devait être positionné. Tout avait donc été ficelé avant même le début des travaux. Et lorsque le consensus ne s’est pas fait autour de leur proposition, ils ont jugé mieux de claquer la porte. Pour le cas du représentant du Mfa, Jacob Anaky, selon notre source, c’est plutôt un problème personnel. Ce dernier qui, durant des années, avait été membre du bureau de la Cei, avec la nouvelle donne, ne peut malheureusement pas être proposé. Parce qu’au maximum trois (3) postes ne pouvaient qu’être occupés par la coalition des partis au pouvoir (le Rhdp) composé de quatre partis. Donc le Pdci, l’Udpci et le Rdr ont été proposés au détriment du Mfa.» (In le Nouveau Réveil, dans sa livraison du lundi 8 septembre 2014)

Oui, vous avez bien lu les explications du journal du PDCI, parrain de Monsieur Youssouf Bakayoko. Mais simples questions élémentaires à des intellectuels de si haut vol.

  • Le consensus serait-il donc le rejet en bloc des propositions d’une partie au profit de l’autre partie ? Le vote mécanique est-il la mise en œuvre du consensus ?
  • En écrivant que « Le quorum étant donc atteint au regard des textes qui recommandent qu’au moins 2/3 des membres soient présents pour qu’ils puissent siéger », ces intellectuels ne confirment-ils pas les craintes de l’Opposition significative d’une confiscation de la CEI par le groupement des partis au pouvoir, ultra-majoritaires au sein de la CEI ?
  • Si le PDCI et ses intellectuels soupçonnent un représentant de la société civile, de surcroît issu de l’église catholique, de rouler pour le Fpi, pour qui roule alors Youssouf Bakayoko, dont le parti pris flagrant a conduit le pays au chaos en avril 2011.

À lire ce texte, il y a à désespérer de ce pays, tant des gens sont capables de toutes les gymnastiques pour justifier l’injustifiable ! Quel militantisme si partisan pour détruire le peu de fibre nationale !

Au nom de la dynamique unitaire et de la solidarité au sein de l'Opposition significative, la direction de l'AIRD, n'a pas cru devoir étaler sur la place publique ses divergences avec certains de ses alliés de l'AFD sur la CEI. Vivement que notre parti s'en démarque officiellement ou fasse au moins savoir de telles divergences. Afin de ne pas être complice de l'humiliation de l'opposition!

La rédaction de Airdinfo

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03/09/2014

ÊTRE GRAND POUR BÂTIR GRAND

carte-verso.png« La vérité est que dans une Nation, vous avez des cadres politiques (qui vivent de la politique), des militants politiques (engagés sur le terrain), des sympathisants politiques (qui ont juste des opinions) et des apolitiques. Il ne faut pas faire l'erreur de croire que les cadres et militants politiques ont les mêmes problèmes que leurs sympathisants (qui peuvent changer de sympathies) ou que les apolitiques (qui s'en foutent...). Il ne faut pas faire l'erreur de croire que les deux premières catégories sont majoritaires. Elles sont minoritaires dans tous les pays. C'est quand elles parviennent à porter les aspirations des sympathisants et des apolitiques, et à répondre à leurs vrais problèmes qu'elles font foule. Aucun parti n'a donc une sorte de capital politique immuable pour l'éternité. » (Théophile Kouamouo)

J’ai lu avec intérêt, ce matin, ce texte de Théophile Kouamouo, apprécié de plus de 120 de ces amis et ayant fait l’objet d’une dizaine de partages, moins de 10 heures seulement après sa publication.

Ce texte confirme ce dont j’ai toujours prévenu les jeunes, à savoir que ce sont les grands hommes qui bâtissent de grands partis politiques et non les grands partis politiques qui révèlent de grands hommes. J’appelle grands hommes et grandes femmes, ceux ou celles qui marquent positivement l’histoire de leur pays, de leur région, de leur peuple. Ceux ou celles que le peuple porte dans son cœur. Ceux ou celles qui réussissent à réaliser une ambition. Les grands hommes et les grandes femmes ne le sont pas par leur taille. Ils ne naissent pas avec une grande cuillère dans la bouche, ni forcément de grandes jambes ou avec des cheveux en or. Ils se forgent un mental en interrogeant l’histoire et les faits de leur entourage. À partir de là, ils choisissent de « porter les aspirations » du plus grand nombre, même quand ce bagage est lourd. Ils le font dans une posture de dignité et de privations, avec un discours, notamment rassembleur, et une force à proposer des solutions.

En y regardant de près, l’on devrait savoir que l’on ne sortirait pas d’une crise telle que  celle qu’a connue la Côte d'Ivoire, comme on y est entré. Même si la victoire du président Laurent Gbagbo avait été reconnue par tous, rien n’aurait été comme par le passé. La recomposition du paysage politique était incontournable. Il n’y a que ceux qui s’obstinent à se contenter des prébendes et des miettes dans l’éphémère foule du présent qui ne choisissent pas de se battre pour incarner les grands hommes et les grandes femmes de demain.

 

Eric Kahe

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02/09/2014

L’APPEL DE L’AIRD AUX DIRIGEANTS DU FPI

Selon diverses sources, le siège provisoire du Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti fondé par le président Laurent Gbagbo, a été attaqué ce lundi 1er septembre 2014, aux environs de 13H (Gmt et locales) par des individus qui seraient arrivés sur les lieux à bord de deux minicars de transport en commun, un peu plus de trois ans après les pillages et la destruction de tous les sièges des partis significatifs de la Gauche ivoirienne.

Quelle que soit l’origine de cette attaque et quelles qu’en soient les raisons et les motivations, l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) la condamne avec la dernière énergie. L’AIRD appelle le gouvernement à diligenter des enquêtes sérieuses et transparentes pour la manifestation de la vérité en vue d'en sanctionner les auteurs. De telles atteintes à la pratique du « jeu politique » sont inacceptables et donnent de la Côte d'Ivoire l’image d’un état qui touche les abîmes de la terreur, du mensonge, de la manipulation et de la violence politique; une autre forme du terrorisme politique.

En raison du contexte interne au FPI dans lequel ces faits se produisent et des différentes hypothèses plausibles les unes les autres, en cette occasion particulièrement grave, la direction de l'AIRD et l’ensemble de ses militants, lancent l’appel le plus solennel et le plus pathétique à chaque responsable politique du FPI afin que soit décrétée, sans condition aucune, la paix de la dignité, de la survie et de l’honneur. Ce "décret" devrait être un acte individuel que nous supplions chaque camarade dirigeant et leader du FPI, de décider lui-même.

Au nom de nos milliers de morts. Au nom du combat historique du FPI dont un grand nombre des précurseurs nous honorent de leur fraternelle amitié. L’histoire et les valeurs africaines l’exigent de chacun de vous, de chaque responsable. Nous y joignons nos supplications personnelles et collectives.  Sans condition aucune et pour la mémoire de nos milliers de morts, nous supplions chacun afin de suspendre les débats sur les divergences dont semblent profiter des mains obscures et de faire bloc autour de votre parti. Nous ne demandons pas de taire à jamais ces divergences mais de différer leur traitement sur un délai de l’union sacrée autour du bien commun qu’est le parti.

 

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C’est à cette condition que pourra se manifester la vérité sur cette scabreuse affaire dont le mauvais traitement emportera à jamais le combat démocratique en Côte d'Ivoire et nous tous, avec lui. Notre plaidoyer pour un FPI serein est aussi lié au risque de la décapitation sournoise - qui se déploie à pas feutrés - de la Gauche ivoirienne qui avait ces derniers temps, à la faveur de la naissance de l'AFD-CI, retrouvé quelques forces. Il est des moments de la vie où avoir raison importe moins que de sauver l’essentiel. Car il ne sert à rien d’avoir raison quand l’essentiel a disparu. Que ce cri, qui est loin d’être politique et qui se veut rempli de l’humilité de la supplication sans prétention aucune, soit entendu comme celui de tous les Ivoiriens, venus en masse « attraper vos pieds », chers frères et sœurs. Oui, agissez, chers frères et sœurs, agissez par le seul dépassement de soi afin de garder l’honneur, qu’aucun égo ne pourra restaurer, une fois égratigné !

Fait le 2 septembre 2014

Pour l’AIRD

 Le ministre Eric KAHE