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03/09/2014

ÊTRE GRAND POUR BÂTIR GRAND

carte-verso.png« La vérité est que dans une Nation, vous avez des cadres politiques (qui vivent de la politique), des militants politiques (engagés sur le terrain), des sympathisants politiques (qui ont juste des opinions) et des apolitiques. Il ne faut pas faire l'erreur de croire que les cadres et militants politiques ont les mêmes problèmes que leurs sympathisants (qui peuvent changer de sympathies) ou que les apolitiques (qui s'en foutent...). Il ne faut pas faire l'erreur de croire que les deux premières catégories sont majoritaires. Elles sont minoritaires dans tous les pays. C'est quand elles parviennent à porter les aspirations des sympathisants et des apolitiques, et à répondre à leurs vrais problèmes qu'elles font foule. Aucun parti n'a donc une sorte de capital politique immuable pour l'éternité. » (Théophile Kouamouo)

J’ai lu avec intérêt, ce matin, ce texte de Théophile Kouamouo, apprécié de plus de 120 de ces amis et ayant fait l’objet d’une dizaine de partages, moins de 10 heures seulement après sa publication.

Ce texte confirme ce dont j’ai toujours prévenu les jeunes, à savoir que ce sont les grands hommes qui bâtissent de grands partis politiques et non les grands partis politiques qui révèlent de grands hommes. J’appelle grands hommes et grandes femmes, ceux ou celles qui marquent positivement l’histoire de leur pays, de leur région, de leur peuple. Ceux ou celles que le peuple porte dans son cœur. Ceux ou celles qui réussissent à réaliser une ambition. Les grands hommes et les grandes femmes ne le sont pas par leur taille. Ils ne naissent pas avec une grande cuillère dans la bouche, ni forcément de grandes jambes ou avec des cheveux en or. Ils se forgent un mental en interrogeant l’histoire et les faits de leur entourage. À partir de là, ils choisissent de « porter les aspirations » du plus grand nombre, même quand ce bagage est lourd. Ils le font dans une posture de dignité et de privations, avec un discours, notamment rassembleur, et une force à proposer des solutions.

En y regardant de près, l’on devrait savoir que l’on ne sortirait pas d’une crise telle que  celle qu’a connue la Côte d'Ivoire, comme on y est entré. Même si la victoire du président Laurent Gbagbo avait été reconnue par tous, rien n’aurait été comme par le passé. La recomposition du paysage politique était incontournable. Il n’y a que ceux qui s’obstinent à se contenter des prébendes et des miettes dans l’éphémère foule du présent qui ne choisissent pas de se battre pour incarner les grands hommes et les grandes femmes de demain.

 

Eric Kahe

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