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11/07/2014

CÔTE D’IVOIRE: MICHEL GALY INTERPELLE FRANÇOIS HOLLANDE "FAITES LIBÉRER LES 750 PRISONNIERS POLITIQUES"

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Avec l'autorisation de l'auteur, en intégralité la contribution à paraître dans Mariane du vendredi 11 juillet 2014.


A l’occasion de sa visite d’État du 17 juillet, maintes fois reportée, la question des Droits de l’Homme risque de se poser à François Hollande de manière insistante. Depuis l’arrivée d’Alassanne Ouattara au pouvoir, en Avril 2011, les violences n’ont pas cessé. De 2002 à 2010, au Nord, de par la rébellion de Guillaume Soro : quelques milliers de victimes peut être, jamais évaluées. Au moment des élections contestées, de décembre 2010 à fin Juin 2011, et notamment dans l’attaque par les hélicoptères et les tanks de la Force Licorne et de l’ONU -une grande première encore peu documentée quant aux victimes civiles.- contre les lieux du pouvoir de Laurent Gbagbo.

Mais ce sont surtout les « supplétifs » des deux corps expéditionnaires, FRCI et Dozos ( l’armée hétéroclite de Soro et Ouattara) qui ont causé de nombreux massacres, dont celui, fondateur, de Duékoué, petite ville de l’Ouest du pays : un millier d’hommes , de femmes et d’enfants d’ethnie guéré exterminés par les rebelles fin Mars 2011. Un système répressif clandestin s’est mis en place, pratiquant une répression de moindre envergure, mais instaurant arrestations sans jugements, mauvais traitements et tortures dans 30 centres officiels ou parallèles : une sorte de Goulag ivoirien qui sert au pouvoir à terroriser l’opposition- poussée pourtant officiellement à la « Réconciliation ». Ils sont, en juin 2014, environ 7OO prisonniers politiques, dispersés dans toute la Cote d’Ivoire, mais dont la sinistre MACA- la Maison d’Arrêt d’Abidjan- résume tous les maux. Promiscuité, manque de soins, nourriture abjecte.

Arrestations arbitraires, absence de jugements depuis 3 ans. Tortures épisodiques et mauvais traitements. La révélation des listes de détenus et des photos par deux petites associations ivoiriennes, le 20 mai, a été un choc pour l’opinion ivoirienne et internationale- écornant sérieusement l’image que des « agences de com » bien parisiennes entretiennent à grands frais. Il y aurait peut-être pire: les associations de droits de l’Homme s’inquiètent pour le sort de 50 « disparus », dont on ne connaît ni le lieu d’incarcération, ni celui d’une éventuelle tombe !

L’occasion de la visite de François Hollande- ce 17 juillet- peut être l’occasion de libérations massives, d’autant que l’Élysée a plaidé en vain, à plusieurs reprises, pour l’humanisation et la normalisation du régime : la diplomatie ne suffit plus, quand les responsables français ont l’impression, devant des promesses à répétition non tenues, de s’être fait rouler dans la farine…

Or il n’est un secret pour personne que la France soutient le régime Ouattara à bout de bras, de Sarkozy à Hollande : sans base militaire, sans appui à l’ONU et sans aide économique massive, le régime, confronté à une opposition tenace de la capitale et du Sud, ne pourrait tenir longtemps.

 

De fortes pressions pourraient donc s’exercer efficacement -pour le bien des deux régimes… C’est même, au-delà des prisonniers eux-mêmes de leurs familles, de la diplomatie et des capitaux français, l’intérêt bien compris du régime Ouattara que de libérer les prisonniers politiques. Dans le cas contraire, des manifestations coordonnées à Paris et à Abidjan, mobilisant les medias français notamment sont prévues, demandant une libération totale des prévenus, la fin du Goulag ivoirien et de la justice des vainqueurs. Après tout, 3 ans après et dans la perspective de l’élection présidentielle de 2015- à laquelle le FPI de Laurent Ggagbo (l’ex président devant être jugé par la CPI à partir de 2017) hésite à participer, n’est-ce pas le temps de l’amnistie et de la paix des braves, à défaut de pardon ?

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Commentaires

je ke le president francais doit penser a la soufrance de ses meres enfts peres ki ne savent ou trouver ses etres ki leur sont cher porte disparus

Écrit par : iziachantal | 17/07/2014

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