topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

30/05/2014

RÉPUBLIQUE, MONARCHIE ET GOUVERNEMENT DESPOTIQUE

Ainsi que l’a écrit Montesquieu, « Comme il faut de la vertu dans une république, et dans la monarchie de l’honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique ; la vertu n’y est point nécessaire et l’honneur y serait dangereux ».


Manifeste chap (3).PNG

Sous nos tropiques, l’usage de la peur par l’utilisation des milices instaure la crainte propre à tout pouvoir despotique. Quand un citoyen vient à avoir peur d’un autre citoyen, c’en est fini de la république et de la démocratie. Un pouvoir qui ne peut assurer le libre exercice des libertés, inhibe les énergies des citoyens et tue le génie créateur d’un peuple. Un tel pouvoir crée la pauvreté. En asseyant son autorité non pas sur la persuasion mais sur la division par une arithmétique tribale, un pouvoir qui divise et terrorise, nuit à la fois aux exclus mais aussi aux prétendus privilégiés d’un instant.

Durant les cinquante premières années de son existence souveraine, la Côte d'Ivoire a puisé dans le génie créateur de son peuple qui a usé de sa propre dérision pour régler ses différents. L’introduction des armes à feu dans le débat socio-politique a ouvert un boulevard d’incertitudes et fait à présent planer le pire sur le pays.

Seul un sursaut en direction des valeurs et de l’unité nationale peut réduire l’hypothèque de l’explosion.

Et si, sans hypocrisie ni calcul, nous allions au rassemblement de tous ceux qui aspirent à une Côte d’Ivoire vertueuse, où l’on gouverne avec un minimum d’honneur! Et si, nous tournions la page de nos incompréhensions d’avec ceux qui, hier, ne nous comprenant pas, se sont posés en adversaires irréductibles mais reviennent à ce que nous avons toujours recherché en eux : la quête de la vérité! Ce n'est pas vers nous qu'ils reviennent mais aux valeurs que nous promouvons. Si tel a été notre sincère idéal, alors nous devons nous en réjouir. Un homme ou une femme qui affiche une sincère repentance est préférable au zélé prêt à trahir. Sans tirer un seul coup de feu, donc sans faire peur, nous ne sommes plus les seuls à percevoir le vent de la liberté souffler. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire partager ce texte de mon jeune frère Doumbia Major car l’orgueil de ne pas vouloir parler d’autrui, de peur de ne pas apparaître comme l’unique solution ou le meilleur des meilleurs, ne m’a pas encore habité.  Lisez plutôt :

« Le fardeau est lourd à porter, mais nous savons que tout fardeau que tu fais porter à un peuple est une épreuve dont il doit tirer des enseignements pour consolider son futur. Nous savons aussi que tu ne fais pas porter à un peuple un fardeau pour lequel il n'a pas l'énergie de se libérer. Les signes annonciateurs de la libération prochaine de notre peuple sont là. Nous les voyons dans le vent qui porte les paroles d'unité nationale, de démocratie et de justice, nous les voyons dans les larmes qui ruissellent pour soulager le désespoir du peuple méprisé, nous les voyons dans le feu qui consume la chair des nôtres sans distinction et sans tenir compte de leur ethnie et nous les voyons enfin dans la terre qui engloutie nos jeunes dans la fleur de l'âge, pour dire à chacun d'entre nous qu'il faut qu'on prenne le contrôle de notre destin, au risque d'être des esclaves à vie d'arrivistes et mafieux qui sont indifférents à nos souffrances et même à notre mort. » (Doumbia Major- Facebook 30/05/2014)

 

Eric KAHE,
Président en exil de l'AIRD

 

16:45 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

L'éthique du chaos

Le ministre Éric Kahé cite l'esclavagistes bordelais Montesquieu et le ténébreux barbare Doumbia Major. Il épaissit davantage l'obscurité de ses convictions morales et politiques.

Je dois dire ici au ministre Kahé que nous devons combattre clairement Montesquieu et Doumbia, les extirper de nos terroirs. C'est le chemin de notre liberté. Et lorsque je parle de nos terroirs, je me comprends et je l'espère pour lui aussi. Nous devons rompre toutes nos chaînes. Nous devons quitter Berlin et son Zoo-État de la Côte d'Ivoire. Nous devons détailler nos conditions de participation au système de Yalta.

L'horizon de paix et de quiétude, pour nous Badwê, c'est la partition ethno-territoriale du zoo français de Côte d'Ivoire. C'est ça l'enseignement reçu de Naako de Naako. Et je pense que c'est lui qui a raison. Il est sur Facebook. Vous pouvez lire son texte Biens meubles. Il introduit bien le débat. Major Doumbia et Montesquieu sont nos ennemis. Ils n'ont de conscience que le Léviathan de Hobbes.

R. Lizet
Réfugié

Écrit par : Lizet | 31/05/2014

Oui, cher ami et frère Lizet. J'ai effectivement cité Montesquieu pour la valeur de ce qu'il dit et non pour ce qu'il aurait été. L'idée m'importe et j'aurais été plus instruit par une critique de votre part sur la valeur morale et politique de l'idée. De mon modeste parcours, je n'ai jamais personnalisé les débats, privilégiant les idées aux hommes. Vous aurez sans doute su ce que cela a causé à notre pays. Certains, comme le président Laurent Gbagbo ont été attaqués avec violence sur leurs origines et des préjugés. Cela ne l'a pas empêché de mener le combat de la démocratie et du multipartisme. Souvenez-vous aussi des réponses du genre "sais-tu qui je suis?" en guise de réponse méprisante faite à certains au temps du parti unique. Je tire de Montesquieu ce qu'il dit de bon et de bien, tout en combattant et rejetant celles de ses idées qui auront été rétrogrades, ne jetant pas ainsi le bébé avec l'eau du bain.
Par honnêteté intellectuelle, je ne pouvais me servir du texte dont vous ne semblez pas contester la qualité sans en citer l'auteur.
Concernant Doumbia Major, que vous qualifiez de "ténébreux barbare", je considère le fait de revenir à ce que nous avons toujours défendu comme une victoire. A moins que votre objectif ne soit pas le rassemblement de la Nation sur les valeurs. Nous avons choisi, à l'AIRD, de bâtir une "Afrique digne, ambitieuse et tolérante" et cela est clairement affiché sur nos documents.
Je ne suis pas sûr que ceux qui, comme vous, se cachent derrière des pseudos pour traiter ceux qui se battent à visage découvert d'être entrain de "épaissir davantage l'obscurité de (leurs) convictions morales et politiques" aient conscience des enjeux et des dangers qui guettent le pays. Le sens de la responsabilité commande de construire dans le rassemblement. Du moins, tel est notre choix que nous assumons, sans compromission toutefois. Sinon, nous ne serions pas encore en exil (comme vous?).
Pour terminer, je voudrais effectivement confesser que je n'ai pas d'ennemis en politique mais des adversaires. Un de nos textes-images, sur ce blog, le précise clairement, invitant les adversaires politiques à être des partenaires de la démocratie. Toute la différence se trouve sans doute là!
En bon démocrate, je suis respectueux de votre choix, tout en ne le partageant pas, mais sans vous diaboliser non plus et sans jamais vous suivre avant d'en être convaincu de la pertinence, au nom de mes convictions dont vous avez seulement du mal à percevoir la cohérence! Ça aussi je peux le comprendre!
Très cordialement.
Le ministre Eric KAHE, président de l'AIRD

Écrit par : Eric Kahe | 04/06/2014

Les commentaires sont fermés.