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21/02/2014

MESSAGE DE L'AIRD DU MINISTRE ERIC KAHE A LA CONVENTION DU FPI DE FÉVRIER 2014

«Un FPI engagé, fort pour une Côte d'Ivoire solidaire, libre, démocratique et souveraine». Tel est le thème de la présente Convention de votre parti à laquelle l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) est fière de prendre part. L’invitation reçue de vous est un honneur qui ne nous surprend guère mais que nous apprécions à sa juste valeur.


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[Salutations d’usage]

«Un FPI engagé, fort pour une Côte d'Ivoire solidaire, libre, démocratique et souveraine». Tel est le thème de la présente Convention de votre parti à laquelle l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) est fière de prendre part. L’invitation reçue de vous est un honneur qui ne nous surprend guère mais que nous apprécions à sa juste valeur.

À observer le parcours du Front Populaire Ivoirien (FPI), notre parti frère, depuis sa création jusqu’à ce jour, parler du thème de votre convention c’est subir une dictée préparée, c’est enfoncer une porte ouverte. C’est dans le jargon de mon métier faire du «copier-coller». L’exemplarité de votre combat, avec à sa tête son fondateur, le président Laurent Gbagbo, n’est à enseigner à aucun Ivoirien. A aucun Africain.

La phase la plus récente de ce combat est celle de l’après avril 2011. Elle illustre de façon éloquente l’engagement des militantes et militants du FPI. C’est donc déjà un FPI engagé. En effet, après le 11 avril 2011, la parution du quotidien « Notre Voie » et des journaux dits bleus a relevé du miracle et de l’engagement. L’AIRD salue à cette tribune les hommes et les femmes qui ont permis ce qui sera alors le début de notre résurrection collective. Face à la dictature, même la voix la plus anonyme qui refuse de céder, grippe la machine.

L’après avril 2011 c’est aussi l’arrestation du président Pascal AFFI N’GUESSAN à l’Hôtel PERGOLA pour cause d’un projet de déclaration. C’est aussi une simple déclaration pour rappeler le rôle joué par le président Laurent Gbagbo dans l’obtention du PPTE qui a valu au président de l’AIRD, le ministre Eric KAHE, un mandat d’arrêt international en juillet 2012 (oui juillet 2012 !!!). On voulait le réduire au silence mais comme son frère, le Premier Ministre Pascal AFFI N’GUESSAN, il ne s’est pas tu. Le natif de Duékoué ne peut pas se taire, au nom des siens, au nom des opprimés, au nom du peuple de Côte d'Ivoire et surtout au nom des valeurs.

Quand, en janvier 2012, votre meeting auquel de nombreux militants de l’AIRD avaient pris part, a été sauvagement attaqué par des bandes armées, soutenues par les extrémistes du pouvoir, vous n’avez pas baissé les bras. C’est aussi un exemple d’engagement !

20140221 Fpi fort.pngUn parti politique dont le fondateur est injustement détenu à La Haye, dont les principaux dirigeants sont emprisonnés, dont les cadres et les militants sont en exil par centaines de milliers et qui fait peur par un simple meeting ! C’est cela un  FPI fort. Fort de sa capacité à affronter l’adversité et la haine gratuite. Fort parce que conscient de ses responsabilités devant l’histoire même si celle-ci a bégayé, un peu aussi par notre faute à chacun.

Quant au FPI de la solidarité, il est n’est plus à présenter, présent partout : dans les prisons, auprès des veuves et des orphelins, dans les prétoires pour défendre les victimes de la force brutale. L’AIRD est aussi engagée sur ce chemin avec lui, au nom de cette solidarité et des valeurs de Gauche que nous avons en partage. Cette solidarité, c’est la force de dire non à des élections qui avaient pour but de légitimer un pouvoir de clan et le "rattrapage". Le «désert électoral» qui en a résulté montre bien que cette solidarité a une assise populaire. Soyez donc fiers, camarades militantes et militants, de la transformation des mentalités que votre combat solidaire a permis. À ceux qui, n’ayant d’yeux que pour le matériel, ne s’attarderaient que sur le bilan matériel de votre gestion, dites-leur avec fierté qu’il n’y a de richesse que l’homme et que l’Ivoirien nouveau, né de votre combat, ouvre la voie aux plus belles richesses pour les générations futures.

Cette solidarité, chers amis et alliés au CNRD, c’est la visite rendue par le Président Pascal AFFI N’guessan à la famille du président Eric KAHE, lors de sa tournée de compassion à l’ouest. C’est l’occasion de vous inviter à comprendre une fois pour toutes que le FPI solidaire et le FPI de l’avenir c’est surtout le FPI membre du CNRD et de la LMP dont il est l’épine dorsale du moment. À l’AIRD nous n’avons pas de complexe de taille. Ce n’est pas parce que vous reconnaissez le plus grand du moment que vous ne le dépasserez pas en taille. Bien au contraire. Vous êtes donc le plus grand parti politique de la LMP en attendant que l’AIRD vous ravisse cette place (…). C’est dans l’humilité que vous continuerez de maintenir votre place. Les prochaines émissions télé sur CANAL3 MONDE prouvent bien que cette solidarité est une source de richesses et d’avantages pour le FPI. Ces émissions sont le fruit de la vitalité de la LMP en exil.

La solidarité c’est aussi le FPI qui accepte de renoncer au dialogue direct avec le gouvernement pour appeler tous les autres partis politiques à parler d’une même voix. En soutenant becs et ongles la candidature du président Laurent Gbagbo à la dernière élection présidentielle, l’AIRD n’a pas fait que s’inscrire dans la solidarité ; nous avons rencontré nos propres convictions.

Retour en gros.pngLa solidarité c’est aussi la gestion transparente et ferme de la question de nos exilés et prisonniers politiques. S’il est vrai que les uns et les autres sont allés en exil ou en prison en détail, une fois qu’ils y sont, se créent entre eux une solidarité et une communauté de destin. Le retour en détail a été certainement proposé à plusieurs d’entre nous. Ceux qui l’ont décliné ne sont pas les plus nantis ou les plus à l’aise en exil. Pourquoi le pouvoir s’entête à nous proposer le retour en détail, si ce n’est de nous couper de nos militants dans les camps du Libéria et du Ghana et nos jeunes éparpillés à la surface de la terre, dont on veut faire passer les terribles souffrances en pertes et profits ? Au retour en détail nous préférons le «retour en gros», avec au-devant du troupeau le berger qui connaît chacune des brebis et dont nous comprenons aisément le langage, j’ai nommé Laurent Gbagbo.

Avant avril 2011, ceux de ma génération, revivent encore la mobilisation par le FPI, des masses rurales, des jeunes, des étudiants et de toutes les couches sociales pour la démocratie avec cet engagement du président Laurent Gbagbo, hélas contrarié par la rébellion : «donnez-moi le pouvoir et je vous le redonnerai». Ce pan de votre combat pour la démocratie reste encore une boussole qui guide la fierté de chaque militant. Le FPI, ce n’est pas seulement un parti politique, c’est aussi un ESPRIT et une HISTOIRE. Une histoire de douleurs, de poussières, de sueurs, de marches dans une ambiance bon enfant mais qui n’a jamais accouché de la HAINE.

Toutes ces souffrances endurées l’ont été au nom d’un seul objectif ! Un objectif noble que les adversaires ont essayé de noircir mais qui reste une aspiration de notre peuple : la souveraineté afin que ce peuple profite de ses richesses dans une Afrique digne, ambitieuse et tolérante. Une Afrique partenaire et amis de tous, dans le respect de ses aspirations au développement.

 

Chers camarades, frères, sœurs et amis,

Rien ne laissait prévoir, il y a encore quelques semaines, que notre rencontre de ce jour se déroulerait dans un contexte politique aussi incertain : la perspective des élections de 2015, qui semblait encore il y a peu le seul élément à peu près stable autour duquel pouvait s'organiser notre réflexion en termes de stratégie, se craquèle devant les bruits tantôt d'une vacance du pouvoir, tantôt tout au moins de l'ouverture d'une période de flottement quant aux modalités d'organisation de la transition censée en assurer la continuité. On parle ici et là de "guerre des chefs", sinon de "guerre de chefs de guerre". Sans tomber dans la tentation des clichés, il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas déceler les symptômes d'une tension palpable, et d'une anxieuse fébrilité, non seulement dans le premier cercle des allées du pouvoir ici à Abidjan, mais dans le cercle élargi des sphères d'influence extérieure.

Nous n'exerçons pas le pouvoir, et n'avons donc pas à nous livrer à des spéculations qui, à notre niveau, ressembleraient à un jeu stérile. Par contre, l'existence même des rumeurs évoquant l'entrée de la Côte d'Ivoire dans une nouvelle hypothétique zone de turbulences mérite d'être analysée toute affaire cessante, comme le symptôme du mal qui ronge depuis trop longtemps dans ce pays l'exercice du pouvoir. Qu'il s'agisse d'une nouvelle émergence, orchestrée à dessein, de la thèse récurrente du complot ourdi à la moindre occasion par de soi-disant nostalgiques de l'ère Gbagbo, ou de l'existence objective de rivalités malsaines entre dauphins constitutionnels ou non, un constat s'impose : la vie politique ivoirienne en est toujours, non seulement au plan du fonctionnement des partis, mais – plus grave − à celui du fonctionnement des institutions de la République, à sa phase de pré-normalisation. C'est ce constat préalable qui doit guider notre réflexion quant à l'élaboration des modèles que nous voulons voir mis en œuvre dans la Côte d'Ivoire de demain.

20140221 pouvoir se merite.pngLes dirigeants en place en Côte d'Ivoire ont conquis le pouvoir, et peu importe la manière dont ils l'ont conquis : leur désarroi devant la soudaine indisponibilité d’un des leurs, en dépit de tous les efforts accomplis au fil des trente-quatre mois écoulés, nous offre la parfaite caricature de l'idée même de "conquête du pouvoir". Les ornières dans lesquelles nous nous sommes tous ensemble embourbés sont le fruit d'une logique aux dérives de laquelle nous avons tous contribué, que nous ayons alternativement appartenu au camp des vainqueurs ou à celui des vaincus; cette logique infernale que le Président Gbagbo rêvait d'amener tous les Ivoiriens à transcender une bonne fois pour toutes; la logique en vertu de laquelle une démocratie, pour exister, doit se soumettre à l'axiome suivant : "le pouvoir se conquiert". Pardonnez-moi d'oser, l'espace d'un instant, placer sur un même plan, le fracas des armes et le chuintement des bulletins glissés dans l'urne. Mais ce qui nous est arrivé, ce qui nous arrive n'aurait aucun sens, si nous n'étions pas capables d'en tirer la grande leçon dont dépend notre avenir, et pas seulement en Côte d'Ivoire: le "pouvoir ne se conquiert pas, il se mérite".

Si nos amis, dont certains sont des anciens colonisateurs, sont jusqu'à présent parvenus à tenir en échec toutes nos tentatives d'accéder à une réelle indépendance par une souveraineté gérée, c'est uniquement grâce à notre soumission au postulat qu'ils nous ont habilement appris à confondre avec l'essence même de la démocratie: "le pouvoir se conquiert". Une fois intégrée la leçon, quoi de plus facile que de faire en sorte que le pouvoir revienne comme par hasard au plus riche, au plus musclé, au plus malin, en réduisant les campagnes électorales à un champ de bataille ou s'affrontent des adversaires formatés pour perdre ou gagner, et les électeurs de simples caisses enregistreuses des points remportés à force d'astuce ou d'entregents. Chers camarades, nous devons être déterminés à tout faire pour que cette ère de la pseudo-démocratie soit définitivement révolue; pour que plus jamais les fruits amers des dérives instrumentalisés par nos maîtres d'hier ne puissent trouver en Éburnie un sol propice à leur maturation. Nos partis, tous nos partis, doivent renoncer à être des machines à conquérir le pouvoir, fût-ce pour la bonne cause, fût-ce au nom des meilleures intentions du monde, pour redevenir ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être: de grandes écoles de la démocratie véritable, où l'on apprend à mériter le pouvoir, et à ne l'exercer que pour servir. Car ne l'oublions pas, c'est d'abord au peuple que revient le mérite d'être bien gouverné. Ayons ensemble le courage de suivre cette voie, pour que se réalise enfin le rêve de tous les Ivoiriens : celui d'un pays dirigé dans la durée par des gouvernants dignes de son peuple, par des gouvernants qui toujours, et par définition, mériteront de se trouver à sa tête.

20140221 fpi de Affi dans l'ame de LG.pngCe qui permet d’évoquer tout naturellement, avant de terminer, la figure de notre "Prési", SEM Laurent Gbagbo? Je parle de figure, comme d'un modèle à suivre, auquel des dizaines de millions d'africains et de démocrates se réfèrent désormais comme à une source d'inspiration ; comme on se réfère au père de la nation indienne, le Mahatma Gandhi. L'urgence de notre lutte, dans sa phase présente, n'est-elle pas en tout cas de faire d'ores et déjà comprendre à nos interlocuteurs, tout hypocrites et rusés qu'ils soient, qu'ils ne trouveront personne qui soit mieux que lui, à même, aujourd'hui plus que jamais, de sortir la Côte d'Ivoire du marasme où elle menace à nouveau de s'enfoncer ? Aujourd'hui plus que jamais, Gbagbo Laurent incarne l'idéal évoqué à l'instant, cet idéal seul digne de fédérer nos efforts, en devenant et en restant cet homme qui au lieu de chercher à conquérir le pouvoir, n'a cherché qu'à le mériter.

«Le FPI engagé, fort pour une Côte d'Ivoire solidaire, libre, démocratique et souveraine» sera le FPI qui, sous la direction de Pascal AFFI N’guessan et de ses commandos, puise son âme dans celle de Laurent Gbagbo.

Je vous remercie.

Discours lu au nom du ministre Eric KAHE, président de l’AIRD

 

Commentaires

Merci President,
Votre discours est un soutien au FPI qui se construit petit à petit.

Écrit par : Djeziao | 24/02/2014

Président Éric, je vous remercie vivement de votre intervention, je vous suivais depuis un certain temps. Vous êtes un homme clairvoyant,constant et courageux.Tous les mots que vous utilisez ont leur sens et j'en suis fier. Vous avez mon soutien. Que le Seigneur vous protège et qu'il vous bénisse. Vive la Côte d'Ivoire.

Écrit par : KESSÉ | 24/02/2014

Président Éric, je vous remercie vivement de votre intervention, je vous suivais depuis un certain temps. Vous êtes un homme clairvoyant,constant et courageux.Tous les mots que vous utilisez ont leur sens et j'en suis fier. Vous avez mon soutien. Que le Seigneur vous protège et qu'il vous bénisse. Vive la Côte d'Ivoire.

Écrit par : KESSÉ | 24/02/2014

Président Éric, je vous remercie vivement de votre intervention, je vous suivais depuis un certain temps. Vous êtes un homme clairvoyant,constant et courageux.Tous les mots que vous utilisez ont leur sens et j'en suis fier. Vous avez mon soutien. Que le Seigneur vous protège et qu'il vous bénisse. Vive la Côte d'Ivoire.

Écrit par : KESSÉ | 24/02/2014

Président Éric, je vous remercie vivement de votre intervention, je vous suivais depuis un certain temps. Vous êtes un homme clairvoyant,constant et courageux.Tous les mots que vous utilisez ont leur sens et j'en suis fier. Vous avez mon soutien. Que le Seigneur vous protège et qu'il vous bénisse. Vive la Côte d'Ivoire.

Écrit par : KESSÉ | 24/02/2014

Président Éric, je vous remercie vivement de votre intervention, je vous suivais depuis un certain temps. Vous êtes un homme clairvoyant,constant et courageux.Tous les mots que vous utilisez ont leur sens et j'en suis fier. Vous avez mon soutien. Que le Seigneur vous protège et qu'il vous bénisse. Vive la Côte d'Ivoire.

Écrit par : KESSÉ | 24/02/2014

le "Prési", SEM Laurent Gbagbo? est un modèle à suivre, auquel des dizaines de millions d'africains et de démocrates se réfèrent désormais comme à une source d'inspiration ; comme on se réfère au père de la nation indienne, le Mahatma Gandhi. L'urgence de notre lutte, dans sa phase présente, n'est-elle pas en tout cas de faire d'ores et déjà comprendre à nos interlocuteurs, tout hypocrites et rusés qu'ils soient, qu'ils ne trouveront personne qui soit mieux que lui, à même, aujourd'hui plus que jamais, de sortir la Côte d'Ivoire du marasme où elle menace à nouveau de s'enfoncer ? Aujourd'hui plus que jamais, Gbagbo Laurent incarne l'idéal évoqué à l'instant, cet idéal seul digne de fédérer nos efforts, en devenant et en restant cet homme qui au lieu de chercher à conquérir le pouvoir, n'a cherché qu'à le mériter.

Écrit par : hippo | 25/02/2014

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