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31/01/2014

Le développement de la pauvreté sous la rébellion ivoirienne

«Pour comprendre pourquoi les performances de la Côte d'Ivoire en matière de scolarisation sont plutôt décevantes, quelques données du Document stratégique de réduction de la pauvreté. Entre 2001/2002 et 2006/2007, le taux de scolarisation est passé de 61,6% à 20% dans la région de Bouaké, de 57,2% à 39,2% dans la région de Korhogo, de 75,9% à 54,3% dans la région de Man, de 51,1% à 27,5% dans la région d'Odienné. Résultat de dix ans de "gouvernance par la violence" de ceux qui tiennent l'ensemble du pays aujourd'hui. Et qui disent qu'ils vont le faire émerger» a écrit le journaliste Théophile KOUAMOUO sur sa page Facebook ce vendredi 31 janvier 2014.

 

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La rédaction de airdinfo (http://aird-info.ivoire-blog.com/) complète l’information par ce graphique du développement de la pauvreté sous la rébellion ivoirienne. Ce document a été réalisé alors que Soro Guillaume était Premier Ministre. Il permet de voir comment la rébellion a appauvri le Nord de la Côte d'Ivoire entre 2002 et 2008.

 

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RETOUR DES EXILÉS, LA CAROTTE ET LE BÂTON (Par Ferro Bi Bally)

À l'accueil de Marcel Gossio, ex-directeur général du Port autonome d'Abidjan, des ministres dont Anne Oulotto et des élus du RHDP (alliance politique formée du Pdci, du Rdr, de l'Udpci et du Mfa) de la région du Cavally, sa région d'origine. C'est incontestablement le retour de l'enfant prodigue que le chef de l’État avait souhaité. À cet effet, il sera reçu même par le ministre d’État, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, où, en signe d'allégeance, il fera son mea culpa.

Retour, en revanche, relativement plus discret pour Alain Dogou, dernier ministre de la Défense de Laurent Gbagbo. À sa descente d'avion, des membres de sa famille biologique et Gervais Coulibaly-Délinpelna, porte-parole de Laurent Gbagbo jusqu'à sa chute. Ce dernier, depuis qu'il est rentré d'exil du Ghana, est en deal avec l’État pour obtenir le retour au pays de tous les exilés.

Ces différents retours, qui ont commencé avec ceux de Gbamnan Djidjan, ancien maire de la commune de Yopougon, et d'autres anonymes, ont, de l'avis du député Soro Alphonse, un père: Alassane Dramane Ouattara. Car le pouvoir est à l'abordage pour transformer l'échec de son offensive diplomatique en victoire politique.

Dès sa prise du pouvoir au lendemain du 11 avril 2011, Alassane Dramane Ouattara n'a pas fait dans la dentelle pour réduire à néant les poches de résistance et neutraliser le danger représenté par le FPI. Aux arrestations massives et à l'emporte-pièces des pro-Gbagbo, ont correspondu des mandats d'arrêt internationaux lancés contre tous les pontes du régime déchu qui ont trouvé leur salut dans l'exil au Ghana et au Togo particulièrement.

Les résultats n'ont pas crevé les yeux. C'est vrai que deux gros poissons sont tombés dans la nasse de l’État: Moïse Lida Kouassi, ex-sécurocrate du régime déchu, a été arrêté le 6 juin 2012 à Lomé, en violation de toutes les règles internationales, et extradé le même jour en Côte d'Ivoire. "Il avait en sa possession des documents qui le compromettent dans des projets de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. Les autorités togolaises nous ont transmis ces documents fort utiles qui seront exploités par nos services", expliquait Alassane Dramane Ouattara.

Mais contre toute attente, ce dangereux déstabilisateur placé sous mandat de dépôt pour "atteinte à la sûreté de l'État" et livré à la vindicte populaire par Hamed Bakayoko sur les antennes de la RTI1, sera mis, le 5 août 2013, en liberté provisoire avec treize autres personnalités du FPI dont Affi N'Guessan, président du parti, et Abou Drahamane Sangaré, vice-président.

Charles Blé Goudé, ex-leader de la galaxie patriotique, n'a pas été logé à la même enseigne. Arrêté, lui aussi, chez lui à Téma, dans la banlieue d'Accra au Ghana, le 17 janvier 2013 et extradé manu militari le même jour à Abidjan, il est toujours en détention dans une "résidence protégée". Il est placé sous mandat d'arrêt de la CPI qui demande son transfèrement aux autorités.

Mais le pouvoir Ouattara, vu toute la mobilisation diplomatique, a perdu dans ce qui apparaissait comme sa plus grosse prise: Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement Gbagbo. Accusé d'avoir détourné 300 milliards de nos francs aux dépens de l’État ivoirien, il est sorti vainqueur du procès en extradition que l’État a intenté contre lui au Ghana.

Tout comme le pouvoir ivoirien est en train de laisser des plumes, en Europe, dans le cadre d'une procédure pénale instruite contre des pro-Gbagbo pour blanchiment d'argent sur saisine du procureur de la république près le tribunal de 1ère instance d'Abidjan. Les autorités helvétiques viennent de lever l'ordonnance de séquestre des avoirs de quatre pro-Gbagbo parce que l'origine criminelle des avoirs, plus particulièrement le lien entre les fonds détenus en Suisse et les activités ministérielles ou professionnelles en Côte d'Ivoire des mis en cause, n'a pas été établi. Échec et mat.

Ces différents camouflets ont fait comprendre au pouvoir ivoirien qu'il faut changer son fusil d'épaule, au risque de se ridiculiser dans toutes les actions engagées, tambour battant. Non seulement les États voisins, en l'absence de tout accord en matière d'extradition, ne se montrent pas coopératifs, mais les hommes forts du régime ivoirien se sont, enfin, rendus compte que l'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. D'où toutes les opérations de séduction et de débauchage des exilés. Ceux-ci, à la différence des pro-Gbagbo détenus au pays et provisoirement libérés à dose homéopathique, sont désormais assurés de la vanité des mandats d'arrêt internationaux lancés contre eux, s'ils acceptent de rentrer.

Quelques poissons ont mordu à l'hameçon, mais ce n'est pas encore le raz-de-marée. Car la quasi-totalité des exilés (civils et militaires), auxquels une cour assidue est faite, ont un et un seul préalable: la libération de leur mentor Laurent Gbagbo. Et voici le régime à la case départ.

Maurice Ferro Bi Bally, Journaliste indépendant (ex Fraternité Matin)

 

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L'AIRD APPELLE À LA COHÉSION AU SEIN DE L'OPPOSITION

Le jeudi 23 janvier dernier, onze partis politiques de l’opposition ivoirienne se sont retrouvés à l’initiative d’une formation politique membre du CNRD. Cette rencontre avait pour objectif de jeter les bases d’une concertation, que tous souhaitent pérenne, devant permettre à l’opposition d’harmoniser ses analyses afin de parler d’une même voix dans le cadre du dialogue politique souhaité par l’ensemble de la classe politique et tous les Ivoiriens.

L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) se réjouit de l’initiative de cette rencontre et de sa tenue effective et remercie vivement tous les responsables des partis frères qui y ont pris part. L’AIRD qui a hâte de voir que soit mis fin à plus de dix ans de dramatiques souffrances de millions d’Ivoiriens dont certains à présent dans des camps de réfugiés, encourage tous les acteurs politiques à soutenir une telle démarche qui ne lèse les intérêts de personne et ne saurait constituer un front contre le gouvernement ou un groupe de partis politiques. L’objectif essentiel est la cessation de la belligérance permanente afin que l’apaisement profite au peuple ivoirien et singulièrement aux jeunes, aux femmes et aux personnes vulnérables. En mettant sur la table les acquis des précédents cadres de négociation, nous avancerons plus vite sur les points de divergence qui exigeront, comme le veut toute négociation, des concessions, dans le respect bien compris des normes de la démocratie et de l’état de droit.

 

En effet, si pour certains les objectifs du dialogue politique ne sont pas clairement définis, ceux de tous les partis de l’opposition semblent très précis depuis 2011.

D’une part, nous sommes tous soucieux de la libération de tous les prisonniers politiques ainsi que du retour et du rétablissement des exilés dans leurs biens. Ce qui suppose bien sûr des mesures d’accompagnement, compte tenu du saccage des nombreux domiciles et des expropriations illégales des terres.

D’autre part, nous avons tous souligné le nécessaire rétablissement sur l’ensemble du territoire des conditions justes et équitables pour des activités politiques, économiques et sociales dignes d’un état de droit.

 Devant la clarté de ces communes aspirations et l’urgence du pacte républicain, nous appelons tous les partis de l’opposition à taire leurs frustrations passagères pour ne regarder que les terribles souffrances de nos populations, la profonde meurtrissure que vit notre pays.

 Les souffrances des prisonniers et des exilés, celles de la jeunesse qui erre sans savoir où va le pays, l’angoisse aussi des travailleurs qui se demandent ce que sera demain, le désarroi des paysans mal récompensés de leurs efforts, les commerçants soumis aux braquages de bandits, etc. tout cela doit nous obliger à  accepter l’étroite collaboration que propose le cadre de cette plateforme. Il nous faut en effet nourrir nos convictions de propositions claires avec des mesures d’accompagnement pour sortir de l’impasse politique, sociale et humaine que connaît notre pays.

Voici donc venue l’heure de nous montrer profondément démocrates et soucieux de l’intérêt national. C’est la Côte d’Ivoire qui nous appelle ! L’entendons-nous ? 

aird,eric kahe,opposition ivoirienne,opposition significative

Le Comité de Direction de l’AIRD (Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie), réuni en séance extraordinaire ce lundi 27 janvier 2014 sous la direction du président intérimaire, le camarade Luc GNEPA, après consultation du président du parti en exil, le camarade KAHE Eric, donne mandat à la délégation de l’AIRD pour une participation constructive à cette plateforme. Le Comité de Direction demeure très attentif à l’évolution des travaux.

Le camarade GNEPA Luc

Président Intérimaire de l’AIRD

 

01:38 Publié dans Déclarations de la Direction de l'AIRD | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/01/2014

PRÉSIDENTIELLE 2015 : OUATTARA UTILISERA-T-IL L'ARTICLE 48 POUR SE RENDRE AUTO-ÉLIGIBLE ?


Election présidentielle 2015? Ferro BallyPrésidentielle 2015: LA CÔTE D'IVOIRE vICTIME DE SES PROPRES TURPITUDES

 

- «La nationalité ivoirienne de M. Alassane Dramane Ouattara est douteuse», déclare l'arrêt de la Cour suprême d'octobre 2000 qui invalide la candidature du président du RDR à la présidentielle de cette année.

- «L'article 35 de la Constitution - qui définit les règles d'éligibilité - est fait pour régler les cas Alassane Ouattara», a soutenu au Forum de la Réconciliation en 2011, Laurent Gbagbo, président de la République.

- «L'article 35 me vise mais ne me concerne pas», rétorquait invariablement Alassane Dramane Ouattara.

En 2005, par décision n°2005-01/PR du 5 mai 2005 portant " autorisation à titre exceptionnel des candidats à l'élection présidentielle de 2005" (qui a finalement eu lieu en 2010), Alassane Dramane Ouattara brigue la magistrature suprême. L'article 35 l'a visé mais ne l'a pas concerné. Il ne laisse donc pas passer cette chance unique qui s'offrait à lui: le Conseil constitutionnel et ses résultats définitifs du second tour de la présidentielle de novembre 2010 sont royalement ignorés, Laurent Gbagbo, sur résolution de l'Onu actionnée par la France de Sarkozy, est bombardé dans la résidence officielle des chefs d’État ivoirien et Alassane Dramane Ouattara est placé à la tête de l’État.

Le chef de l’État sortant est candidat à sa propre succession pour la présidentielle de 2015. Et le débat a re-commencé à faire rage sur son éligibilité. En acceptant la mesure exceptionnelle de Gbagbo en 2005, Ouattara reconnait explicitement qu'il n'est pas éligible, tout comme Bédié qui était dépassé par la limite d'âge. Mais pourrait-il être éliminé de la course en 2015? Il y a loin de la coupe aux lèvres car là aussi, s'il est visé par l'article 35, il ne sera pas concerné.

En tant que chef de l’État et détenteur exclusif du pouvoir exécutif, il est capable de mettre en œuvre, comme Gbagbo, l'article 48 de la Constitution et prendre des mesures exceptionnelles exigées par sa situation. Par exemple, comme l'a fait Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara peut rendre éligibles tous les candidats présentés par les partis politiques ou groupements de partis uniquement pour l'élection présidentielle d'octobre 2015; et le tour est joué.

Il enlèvera ainsi une épine du pied de Romain-Francis Vangah Wodié et le Conseil constitutionnel. À la tête du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), ce brillant constitutionnaliste disait toujours: "Je ne fais plus du droit; je fais la politique" pour refuser de se prononcer, au regard du droit, sur des questions politiques embarrassantes comme l'éligibilité de Ouattara. Dans nos cultures noires africaines où le devoir d'ingratitude est particulièrement banni, Wodié, président du Conseil constitutionnel grâce à Alassane Dramane Ouattara, et les autres conseillers trouveront, sans aucun doute et dans la finesse des arguments de droit, les habillages juridiques pour se démarquer de l'arrêt de Tia Koné et de la Cour suprême d'octobre 2000. Et voici la Côte d'Ivoire  prise au piège de ses propres turpitudes.


Source : Ferro Bi Bally,  Journaliste 

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27/01/2014

HUMAN RIGHTS WATCH DÉNONCE LE RÉGIME DE OUATTARA ET LE SILENCE DE LA FRANCE

Violation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, Justice des vainqueurs, corruption, Expropriations des paysans…

Human Rights Watch dénonce le régime de  Ouattara et le silence de la France


Le rapport de l’Ong

aird,impunité côte d'ivoire,droits de l'homme,eric kahéAu cours de l’année 2013, le gouvernement du Président Alassane Ouattara a réalisé des progrès dans la création du cadre législatif pour un plus grand respect des droits humains et dans la garantie d’une meilleure discipline au sein des forces de sécurité. Des progrès, quoique insuffisants, ont été accomplis pour renforcer l’indépendance du système judiciaire, assurer l’obligation de rendre des comptes pour les crimes commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011 et s’attaquer aux causes profondes des violences commises dans le pays depuis dix ans — notamment l’impunité, la corruption, les conflits fonciers et la prolifération des armes légères.

Les exactions des forces de sécurité ont diminué en comparaison avec 2012, en partie grâce aux efforts du gouvernement. Cependant, les membres des forces de sécurité ont continué à se livrer à de nombreuses violations des droits humains et à des actes criminels, notamment des arrestations arbitraires, le traitement cruel et inhumain de détenus et l’extorsion de fonds aux postes de contrôle.

La justice à sens unique pour la crise postélectorale a sapé la réconciliation et, associée aux faiblesses persistantes au sein du système judiciaire, a entravé les progrès dans l’établissement de l’État de droit. Alors que les autorités ivoiriennes ont mené des enquêtes et mis en accusation de nombreux partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo pour leur rôle dans la violence postélectorale, il y a eu une absence quasi complète de justice pour les crimes graves commis par les forces du président Ouattara. Le gouvernement a fait quelques efforts pour améliorer l’accès à la justice pour d’autres crimes, notamment par l’ouverture d’un nouveau tribunal dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, mais la corruption et le manque d’indépendance du système judiciaire restent une préoccupation générale.

La situation sécuritaire du pays s’est améliorée, même si les conflits fonciers ont couvé dans l’ouest de la Côte d’Ivoire sans réponse efficace de la part du gouvernement, contribuant ainsi à plusieurs attaques transfrontalières en provenance du Libéria et à des violences intercommunautaires à petite échelle. Alors que le désarmement avançait lentement, le pays est resté inondé par les armes à feu, souvent entre les mains d’anciens combattants mécontents.

Certains partenaires de la Côte d’Ivoire, notamment les Nations Unies et les États- Unis, ont fait preuve d’une plus grande volonté de critiquer le manque de justice pour les crimes passés, tandis que d’autres, notamment la France, sont restés largement silencieux. La Cour pénale internationale a poursuivi ses enquêtes, bien qu’un grand nombre d’Ivoiriens aient critiqué le manque de progrès dans l’enquête sur les crimes commis par les forces pro-Ouattara.

Justice nationale pour les violences postélectorales

aird,impunité côte d'ivoire,droits de l'homme,eric kahéLe gouvernement Ouattara n’a pas tenu sa promesse de rendre une justice équitable et impartiale pour les crimes commis pendant la crise postélectorale de 2010- 2011. Cette crise a été l’aboutissement d’une décennie de conflit politico-ethnique lors de laquelle les forces de sécurité, les forces rebelles et des milices alliées ont systématiquement commis des crimes graves en toute impunité.

En ce qui concerne le camp de Gbagbo, les autorités ivoiriennes ont mis en accusation plus de 150 dirigeants civils et militaires, dont au moins 55 pour crimes de sang. Cependant, elles ont failli à leurs obligations en s’abstenant d’inculper un seul membre des Forces républicaines pro-Ouattara pour les crimes graves qu’elles ont commis durant la crise. Les enquêtes en cours semblent également être à sens unique. Une commission nationale d’enquête a signalé en août 2012 que les membres des deux camps avaient perpétré des centaines d’exécutions sommaires ; pourtant, selon les Nations Unies, au mois de juillet 2013, seules trois des 207 enquêtes qui avaient été ouvertes concernaient des membres des forces pro-Ouattara.

Des procès militaires contre plusieurs dirigeants militaires clés sous la présidence de Gbagbo devaient s’ouvrir à la fin novembre. Au moment de la rédaction de ce chapitre, les tribunaux civils n’avaient pas encore commencé les procès pour les crimes postélectoraux, ce qui signifie que la plupart des accusés pro-Gbagbo ont langui en détention provisoire pendant deux ans et demi, en violation de leur droit à un procès dans un délai raisonnable. Les autorités ivoiriennes ont libéré provisoirement 14 accusés pro-Gbagbo au début août.

La Cour pénale internationale

Le 30 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) a levé les scellés d’un mandat d’arrêt contre Charles Blé Goudé, le ministre de la Jeunesse sous Gbagbo, pour quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, à la suite de la levée des scellés en 2012 de mandats d’arrêt contre Laurent et Simone Gbagbo. De nombreux Ivoiriens ont fini par être désabusés par l’absence de progrès dans l’enquête sur les crimes commis par les forces pro-Ouattara, bien que le Bureau du Procureur ait souligné que ses enquêtes allaient en fin de compte prendre pour cible les deux camps.

Le 15 février, la Côte d’Ivoire a ratifié le Statut de Rome, faisant ainsi un pas positif dans la lutte contre l’impunité. En octobre, 18 mois après que la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo, le gouvernement ivoirien a déposé une exception d’irrecevabilité contestant son transfert au motif qu’elle fait déjà l’objet de procédures judiciaires en Côte d’Ivoire, essentiellement pour les mêmes crimes. Le gouvernement n’a pas encore répondu au mandat contre Blé Goudé, ce qui soulève de nouvelles préoccupations au sujet de son intention de coopérer pleinement avec la CPI.

En juin, la Chambre préliminaire de la CPI a demandé au procureur d’envisager de fournir des preuves supplémentaires dans l’affaire contre Laurent Gbagbo, tandis qu’elle décide de confirmer ou non les quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité.


Abus commis par les forces de sécurité

Le gouvernement et l’armée ont fait de la formation des forces armées en matière de droits humains une priorité, contribuant peut-être ainsi à une diminution du nombre d’abus. Cependant, les membres des forces de sécurité ont continué à procéder à des arrestations et à des détentions arbitraires ; au traitement cruel et inhumain de détenus ; ainsi qu’à de fréquents actes d’extorsion et de vol aux postes de contrôle routiers. Le gouvernement a pris des mesures occasionnelles pour réduire l’extorsion aux postes de contrôle, notamment par l’arrestation de certains soldats impliqués, mais le problème est resté très répandu.

Les autorités ont fait peu de progrès en ce qui concerne la justice pour les graves abus commis par les forces de sécurité depuis que Ouattara a pris ses fonctions, notamment l’attaque de juillet 2012 contre le camp de personnes déplacées de Nahibly, qui a fait au moins 12 morts ; et le recours généralisé aux détentions arbitraires, le traitement cruel et inhumain et les actes de torture qui ont eu lieu en août et septembre 2012, à la suite de plusieurs attaques contre des établissements militaires. Il n’y a eu aucune poursuite pour ces crimes, même si les autorités ont ouvert des enquêtes dans l’affaire de Nahibly.

Le procureur militaire a mené des enquêtes et des poursuites contre des soldats dans d’autres affaires, moins politiquement sensibles, y compris pour meurtre et pour vol. Bien que ces poursuites aient été importantes, elles suggèrent également que l’absence de poursuites dans les cas les plus sensibles découle d’un manque de volonté politique.

Droits fonciers

Au cours de la crise postélectorale, la violence a entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, que ce soit en tant que réfugiés ou bien à l’intérieur même de la Côte d’Ivoire. Un grand nombre de personnes sont rentrées chez elles et ont retrouvé leur terre occupée illégalement par le biais de ventes illicites ou, dans certains cas, d’occupations hostiles — violant ainsi leurs droits de propriété, ainsi que leurs droits en tant que réfugiés de retour au pays.
En août, le gouvernement a adopté des réformes concernant les lois foncières et de nationalité, en reconnaissant à juste titre leur lien avec les récentes violences politico- militaires. Cependant, il a omis de soutenir adéquatement les mécanismes administratifs et judiciaires locaux impliqués dans la résolution des conflits fonciers, laissant un grand nombre de personnes dans l’incapacité d’accéder à leurs terres plus de deux ans après la crise. Plusieurs attaques en mars 2013 contre des villages ivoiriens proches de la frontière libérienne étaient liées à la dépossession de terres, illustrant le risque de futures violences si le gouvernement ne garantit pas la juste résolution des litiges fonciers.

Désarmement et réforme du secteur de sécurité

Le gouvernement ivoirien a progressé lentement dans la réforme du secteur de la sécurité et dans le désarmement des dizaines de milliers d’anciens combattants qui se sont battus pendant la crise. Selon l’ONU, à juin 2013, le gouvernement avait désarmé et démobilisé environ 6 000 ex-combattants. Certains anciens combattants armés se sont livrés à la criminalité violente, tandis que d’autres ont organisé des manifestations dans plusieurs villes pour protester contre la lenteur des progrès des programmes de réinsertion.

Il y a eu une amélioration en 2013 concernant le retour des fonctions de sécurité de l’armée à la police et à la gendarmerie, mais l’armée a maintenu une présence aux postes de contrôle routiers et en ce qui concerne la conduite de la riposte aux menaces de sécurité interne. Bien qu’ayant maintenu une présence moins visible qu’en 2011 et 2012, un grand nombre de jeunes ayant combattu au sein des forces pro-Ouattara pendant la crise ont continué à exercer des fonctions de sécurité sous les ordres de commandants de l’armée. Plusieurs commandants militaires impliqués dans de graves violations des droits humains occupent toujours des postes clés.

Violence sexuelle

La violence sexuelle reste un problème majeur. L’ONU a signalé au moins 100 cas de violence sexuelle au cours du premier semestre de 2013, dont un grand nombre contre des enfants. Bien que cela ne soit pas requis par la loi, si la victime ne présente pas un certificat médical, pour lequel elle doit payer, les autorités ivoiriennes refusent souvent de mener des enquêtes. L’obligation de rendre des comptes pour les actes de violence sexuelle est encore amoindrie par l’état dysfonctionnel de la cour d’assises, le tribunal ivoirien mandaté pour juger de telles affaires. Par conséquent, les autorités sont souvent contraintes de rétrograder le délit de viol comme attentat à la pudeur, pouvant être poursuivi devant d’autres tribunaux, mais passible de sanctions bien moindres.

Avec l’aide de l’ONU, le gouvernement ivoirien est en train de finaliser une stratégie nationale de lutte contre la violence sexuelle. Le gouvernement et l’armée ont également priorisé la réduction des violences sexuelles par les forces de sécurité. S’il s’agit là d’étapes importantes, des lacunes au sein des forces de l’ordre et du système judiciaire ont continué à entraver les enquêtes et les poursuites relatives à la plupart des cas de violence sexuelle. En outre, l’accès des victimes aux services de santé et psychosociaux reste limité, en particulier en dehors d’Abidjan.

Corruption

Le Groupe d’experts des Nations Unies, nommé par le Conseil de sécurité afin de surveiller le régime de sanctions en Côte d’Ivoire, a indiqué en avril que d’anciens seigneurs de guerre rebelles — maintenant commandants dans l’armée ivoirienne — détournent des millions de dollars de l’économie ivoirienne au moyen de la contrebande et d’un système de taxation parallèle sur le cacao, le bois et d’autres produits d’exportation. Ces pratiques de corruption pourraient saper les efforts visant à améliorer l’accès à la santé et à l’éducation, entre autres droits.

En novembre, 14 anciens responsables du secteur du cacao, initialement mis en accusation en 2008, ont été condamnés pour avoir détourné des centaines de millions de dollars entre 2002 et 2008. Les autorités n’ont pas encore enquêté de manière crédible sur le rôle de responsables politiques de haut niveau qui auraient également été impliqués et auraient en partie utilisé les fonds détournés pour acheter des armes.

Principaux acteurs internationaux

Plusieurs partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire, dont la France, sont restés largement silencieux sur l’absence de justice pour les auteurs de crimes passés, omettant ainsi de tirer les leçons de l’histoire de la Côte d’Ivoire quant aux coûts dangereux de l’impunité.

L’Union européenne, la France et les États-Unis ont appuyé la réforme du secteur judiciaire et de sécurité, avec la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui a également surveillé les violations de droits humains et a aidé à mettre en œuvre une formation aux droits humains pour les forces de sécurité.

L’expert indépendant sur les droits de l’homme en Côte d’Ivoire, nommé par le du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU, a publié des rapports en janvier et juin, en soulignant, entre autres, des préoccupations concernant le caractère à sens unique de la justice pour les crimes postélectoraux et son impact sur la réconciliation.

Par Human Rights Watch

www.hrw.org/sites/default/files/reports/wr2014fr_web.pdf

 

http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/wr2014fr_web.pdf

www.hrw.org

 

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26/01/2014

ALBERT BOURGI SUR TV5 - TEMPÊTE À OUAGADOUGOU

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http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emis...

 

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24/01/2014

OR DONC...

OR DONC…Les détenteurs testamentaires exclusifs assermentés de la certification ISO du «pro-gbagboïsme», disposent aussi d’un logiciel de «rattrapage»  sélectif dans l’appréciation de la constance !

Les justifications à géométrie variable sont une sorte de complaisance dont nous savons désormais les méfaits sur la vie de milliers des nôtres. Peut-on se réclamer de la Gauche et faire de la solidarité ou de la transparence son marchepied ?

Point de découragement très chers, afin que la priorité reste à la solidarité  au service des valeurs, et que les sacrifices de la lutte ne se confondent pas avec sacrifier d'autres!

23:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | |

« À TOUS LES DÉMOCRATES IVOIRIENS...UNION & ENCORE UNION »

Notre priorité, chaque jour réaffirmée, reste l'union de nos forces. Une obsession raisonnée et patiente pour que l’union fasse la force.

Non pas parce que nous nous sentons petits ou faibles (beaucoup seront surpris des résultats de notre travail d'abeilles de l'opération "la RUCHE" qui se fait sans tapage) mais parce que c'est la seule issue dans le contexte actuel. Et nous avons illustré cela par l'image ci-dessous depuis belle lurette. Même quand beaucoup ont quitté le CNRD, nous y sommes restés, car un membre fondateur ne quitte pas le navire à la moindre secousse.

Nous ne pourrons jamais empêcher certains de distiller des rumeurs pour tenter de réduire l'impact de notre engagement qui est sans complaisance ni compromission. Mais notre conscience est d'autant plus à l'aise que rien de ce qu'ils annoncent depuis avril 2011 ne s'est produit. Ils peuvent continuer de l'annoncer si cela peut leur permettre d'exister. Quant à notre formation politique l'Alliance, sa direction et ses militants, gardent le cap de leurs convictions.

Le Ministre Eric KAHE,

Président de l'AIRD

 

 

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« CÔTE D'IVOIRE : DISCUSSIONS AVEC LE POUVOIR. L’OPPOSITION VEUT PARLER D’UNE SEULE VOIX »

Aird, Eric Kahé, Réconciliation, Laurent GbagboLe pouvoir en place va bientôt avoir un interlocuteur unique pour les discussions. Onze (11) partis politiques issus de l’opposition ont décidé de se mettre ensemble dans la perspective du processus de réconciliation nationale.

Le jeudi 23 janvier 2014 est une date mémorable pour la Côte d’Ivoire. C’est ce jour-là qu’à l’initiative du Front populaire ivoirien (Fpi), l’opposition ivoirienne a arrêté le principe de mettre sur pied un rassemblement unique en vue de participer au retour à la paix dans le pays. Onze partis, dont le FPI, le PIT, L’UDCY, le RPP et l’AIRD ont discuté toute la matinée hier, au siège du Fpi sis à Cocody Attoban, de la création d’un cadre commun de discussions, différent du Cadre permanent de dialogue (CPD) et de celui du dialogue direct. À l’issue de la rencontre voulue par le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, les différents partis politiques, membres du prochain rassemblement, ont mis en place un comité de 5 personnes chargé de finaliser le projet. Cette structure de pilotage, présidée par le Rassemblement pour le Partage, la Paix et le Progrès (Rpp), dont la délégation était conduite par son Secrétaire général, Ouattara Gnonzié, a jusqu’au jeudi prochain (date de la prochaine rencontre), pour rendre ses conclusions. «C’est une préoccupation commune que nous partageons depuis longtemps, à savoir qu’il doit exister un véritable rassemblement pour opposer un front commun face au gouvernement », a indiqué Mme Danielle Boni Clavérie, présidente de l’Union pour la République et la Démocratie (Urd) au sortir de la réunion.

Dr. Aka Ahizi, président du Parti ivoirien des Travailleurs (Pit), a aussi réagi : «Nous constituons une force pour avoir une position cohérente pour aller à la paix… Il était donc important qu’on se retrouve, et nous nous félicitons de cette initiative prise par le Fpi».

Pour Mel Eg Théodore, président de l’Union pour la Démocratie citoyenne (Udcy), «le plus important, c’est un rassemblement pour d’abord la réconciliation des Ivoiriens, avant de penser aux élections…».

La rencontre a-t-elle permis à l’opposition ivoirienne d’harmoniser ses visions concernant la réconciliation ? Ouattara Gnonzié, Secrétaire général du Rpp pense qu’«on va y arriver… Mais, ce qui est certain, pour réconcilier, il faut d’abord se rassembler».

La rencontre a commencé par un mot introductif du président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, qui a formulé des voeux de réussite et de progrès pour ses camarades de l’opposition. Il a souhaité que 2014 soit une année de réconciliation pour toutes les forces politiques qui ont les mêmes visions.

Situant le cadre de la rencontre, le président du Fpi a rappelé que les forces politiques présentes avaient déjà lutté ensemble par le passé. Allusion faite à l’ex-majorité présidentielle (LMP). Et que, dispersées du fait de la crise, elles devraient pouvoir se mettre ensemble pour parler d’une seule voix dans l’œuvre de la réconciliation.

Avant les travaux à proprement parler, Pascal Affi N’Guessan, initiateur de la rencontre, a proposé un ordre du jour en 3 points.

D’abord, chaque camp, le Cpd et le Fpi, a fait le point des négociations avec le gouvernement.

Ensuite, les participants ont discuté de la possibilité de mettre en place un rassemblement unique de l’opposition et, enfin, ils ont défini un cadre de discussions.

La rencontre s’est déroulée dans une ambiance de cordialité.

 

Source Notre Voie; Armand Bohui  bohuiarmand@yahoo.fr

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"Côte d'Ivoire : 11 partis politiques s'unissent..."

 

Bonjour chers tous.

Suite à un article de presse relayé par divers sites et relatif à "11 partis politiques s'unissent..." nous sommes assaillis de questions relativement à la participation ou non de l'Alliance (Alliance Ivoirienne pour la République AIRD) à cette rencontre.

Très brièvement et sans insister sur les raisons du boycott médiatique des actions de notre parti par certaines chapelles, nous sommes en mesure de confirmer à tous nos camarades militants et sympathisants et à l'ensemble des démocrates qui sont reconnaissants de notre combat sans faiblesse ni compromission, que l'AIRD a bel et bien pris une part active à cette rencontre. Aussi bien dans sa conception que dans sa tenue.

AIRD, Eric Kahé, crise ivoirienne, opposition ivoirienneUnis et mobilisés, nous ferons triompher les valeurs sur la promotion de la médiocrité.

Le ministre Eric KAHE,
Président de l'Alliance (AIRD)

 

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