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30/10/2013

86% DES IVOIRIENS SOUHAITENT LA LIBÉRATION DE GBAGBO !

Laurent Gbagbo, le temps serait-il vraiment l'autre nom de Dieu?
 
Le 16 et le 22 octobre, la juge française Sabine Kheris a interrogé des hauts gradés de l’armée française pour tenter de déceler l’écheveau (de l’attaque du camp militaire français de Bouaké en novembre 2004). Jeune Afrique  a eu accès à des informations au sujet de ces interrogatoires. Et y consacre un article dans sa dernière parution (Jeune Afrique N° 2755-2756 du 27 Octobre au 9 novembre 2013). Le moins que l’on puisse dire est que certaines confessions valent leur pesant de cacahuètes.

Ainsi, le général Renaud de Malaussène, adjoint du général Henri Poncet à l’époque des faits – donc au cœur du secret – a-t-il, lors de son entretien avec la juge Kheris, innocenté Gbagbo, accusé le pouvoir français et cité Alassane Ouattara. «Je pense qu’il y avait un projet politique qui était de mettre Ouattara en place et de dégommer Gbagbo, qui est un homme intelligent, cultivé, fin, qui a traversé beaucoup de crises et qui, au fond de lui-même, aime la France», a-t-il lâché. «Je suis convaincu que Gbagbo n’a pas voulu tuer des soldats français, et que quelqu’un de son entourage a pris cette décision sans le dire à Gbagbo (…) Je crois que la mouvance Gbagbo est tombée dans un piège». Un piège ourdi par les autorités françaises, sans doute avec la complicité de relais locaux.

Autre curiosité : le général Henri Bentégeat, chef d’état-major des armées françaises à l’époque des faits, a affirmé ne pas avoir assisté à un «conseil restreint» à l’Élysée avant le lancement de la destruction des hélicoptères de guerre de l’État ivoirien et la quasi guerre franco-ivoirienne qui s’en est suivie. Alors que la Constitution française prévoit que cette procédure soit respectée.

Que dites-vous de ça chers ADOrateurs? C'est encore un mensonge d'un LMP?

De toutes les façons, nous sommes en Côte d'Ivoire et ce sont des choses que nous savions depuis toujours! Seulement on attendait que ça sorte de la bouche même des commanditaires. Voilà pourquoi, depuis son apparition sur la scène politique de notre pays, Alassane (…) Ouattara n'a cessé d'user de la violence pour s'imposer aux Ivoiriens! Il est à la tête du pays et voilà que tout le monde déchante! Et ceux qui l'ont soutenu sont les plus nombreux à réclamer le retour de Laurent Gbagbo. On nous parle aujourd'hui de 86% d'Ivoiriens qui souhaitent la libération de notre OPAH  national (Laurent Gbagbo) selon une enquête de la CPI!

Gbagbo Laurent n'est pas le mauvais qu'on croit qu'il est! LIBÉREZ-LE!

Djimi Dilanaud, militant de base, AIRD



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28/10/2013

QUELLE HAINE TENACE, CONTRE LAURENT GBAGBO !



Lu dans Jeune Afrique N° 2755-2756 du 27 Octobre au 9 novembre 2013,

« Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'Ivoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. À ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est à quatre de ses fidèles qu’il a d’ailleurs confié le suivi du dossier. Il y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l’Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l’État et font le lien avec le bureau de la procureure. À Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean-Paul Bénoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

Bakayoko ne croît pas vraiment en la possibilité d’une libération rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d’alerte existe déjà, qui s’appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l’armée, et qui pourrait être activé très rapidement s’il s’avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) ».

Après avoir lu cet article, venant de Jeune Afrique, soutien inconditionnel du régime ivoirien d’Alassane Ouattara, j’ai eu vraiment froid au dos pour mon pays. Pour son avenir surtout. Dans ce bref extrait, tout y est : la haine, le tribalisme, le clientélisme et un avenir du pays chaque jour compromis.

La haine d’un homme contre  la libération duquel on est prêt à tout. Ici, ce n’est pas la justice qui compte ou le combat contre l’impunité. Ce n’est pas non plus la justice équitable au nom de laquelle, on a envoyé un compatriote devant la justice internationale. Derrière des propos vertueux, on veut abattre un homme. Au seul nom de la HAINE ! Mais pourquoi donc une telle haine ? Le président de tous les Ivoiriens, ne veut pas entendre parler de la libération d’un autre Ivoirien par la justice internationale qui n’a pas de preuves contre lui.

Cette haine inquiète. Elle conduit vers le mur car elle oblige ceux qui en sont remplis à aller encore et toujours plus loin ! Une fois qu’ils seront allés trop loin, ils ne pourront plus reculer et s’accrocheront alors au pouvoir, par tous les moyens, soucieux qu’ils seront alors de ne pas avoir à rendre compte des conséquences de leur haine. Ils vont, s’il le faut, recourir à la modification de la Constitution pour demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats et de la limite d’âge !


Amadou Gon Coulibaly,
ministre d’État et secrétaire général de la Présidence, capitaine d’équipe

L’équipe de la gestion de la haine est exclusivement composée de frères ressortissants du Nord ! Encore nous et toujours nous ! Amadou Gon Coulibaly, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice et Hamed Bakayoko. Pour le « rattrapage » nous sommes en première ligne ! Pour la haine aussi, le tribalisme est omniprésent !

Et pourtant, les ministres Haned Bakoyoko et Amadou Gon Coulibaly ont été des années durant des collaborateurs du président Laurent Gbagbo, gérant des ministères de souveraineté avec des budgets colossaux.

Dr Issiaka Térémaban, militant de base, AIRD



23:38 Publié dans Analyses politiques | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/10/2013

LES AUTRUCHES WÊ DU RHDP

 

LES AUTRUCHES WÊ DU RHDP

Lorsque les réseaux sociaux évoquent la cruelle condition faite aux WE depuis 2011, et même bien avant, ceux des fils de la région WÊ qui sont des défenseurs du pouvoir d’Abidjan, gênés par leur complicité politique induite dans les cruautés faites à leurs parents se justifient ainsi : «Le peuple WÊ n'a pas donné 100% au FPI et à GBAGBO lors de la présidentielle de 2010. Les bétés et la Attiés ont accordé des suffrages importants au Woody et pourtant leurs régions ne sont pas aussi dévastées que la nôtre, leurs fils ne sont pas aussi nombreux en exil comme les nôtres le sont dans des conditions atroces… Une question mérite d'être posée à tous nos frères et sœurs…Qu'arrive-t-il au peuple WÊ pour mériter un tel sort? Le peuple WÊ aime t’il le Woody (plus) que ses propres parents? Le peuple WÊ aime t’il le FPI plus que ses créateurs ? Simples Questions qui doivent nous

amener à réfléchir».



Alors, on pourrait s'interroger sur cette drôle de défense:

1.     Dans une démocratie que la communauté internationale a défendue avec des bombes, ceux qui n’ont pas voté pour un pouvoir doivent-ils être punis de mort ? Car s’étonner de ce qui arrive aux WÊ à la seule lumière de leur soutien à Laurent Gbagbo, moins important que celui des autres ethnies épargnées, sous-entend que s’ils avaient soutenu plus massivement Laurent Gbagbo leur sort se justifierait !

2.     Le vote doit-il être donc ethnique ? Car se demander si «Le peuple WÊ aime t’il le Woody (plus) que ses propres parents?» revient à dire que chaque candidat devrait être d’abord et systématiquement aimé de ses parents, avec ou sans programme politique, y compris avec des projets diaboliques !

3.     En quoi le vote majoritaire ou minoritaire d’une région pour un vainqueur ou un vaincu à une élection présidentielle devrait réserver à cette région un traitement spécifique – sous-entendu de malheur- dans une démocratie ?

4.     Comparaison n’étant pas raison, veut-on induire que Bétés et Attiés, pour leur témérité démocratique anti communauté internationale devraient subir un sort pire que celui réservé aux WÊ ? Un Bété ou un Attié, ayant voté pour Laurent Gbagbo, serait-il moins citoyen qu’un WÊ dès lors que ce dernier s’abstient de voter pour Laurent Gbagbo ?


5.     Enfin, ce genre de raisonnement des alliés WÊ du pouvoir actuel n’est-il pas une façon de dire aux WÊ : «arrêtez de soutenir untel et vos souffrances s’arrêteront» ?



Que reste-t-il alors de l’Houphouëtisme dans le camp du RHDP ? À moins qu’il (l’Houphouëtisme) ait été remplacé par la politique de l’autruche !

Geness A., militant
de base, AIRD



18:04 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/10/2013

Déclaration de l'AIRD du 20 octobre 2013

Déclaration de l'AIRD du 20 octobre 2013
relative à la situation sociopolitique en Côte d'Ivoire

La situation sociopolitique en Côte d'Ivoire est marquée, depuis le 11 avril 2011, par des conflits sanglants et meurtriers entre communautés. Dans la plupart de ces conflits, sont mises en cause des milices armées de «chasseurs traditionnels Dozos» qui opèrent, en conquérants, très loin de leur sphère culturelle et géographique. Ces «Dozos» vont jusqu’à s’attaquer aux FRCI qui avaient fait d’eux, pendant la crise postélectorale, leurs supplétifs.

Les violents accrochages enregistrés ces jours, çà et là, peuvent être regardés comme les prémices de la grande déflagration redoutée par une ONG dans son dernier rapport et ce à l’échelle d’une bonne partie du pays si rien n'est urgemment fait. Les tout derniers affrontements sanglants et meurtriers entre autochtones et assaillants allogènes dans les villages de Bohinou (région de Vavoua) et de Gribouo  (région de la Nawa) sont donc à prendre très au sérieux et devraient pousser le gouvernement à l'action vraie et efficiente.

La destruction sauvage du camp de réfugiés de Nahibly après les massacres du quartier «Carrefour» de mars 2011 et les nombreux crimes qui sont restés impunis - l'état ivoirien ne s'occupant plus de la veuve et de l'orphelin - ont convaincu ceux qui portent effrontément des armes en toutes circonstances, qu'ils sont désormais tout puissants. Un conflit villageois ne se règle plus devant le chef du village, mais par les armes d’allogènes ayant bénéficié de la légendaire hospitalité ivoirienne, source de richesse nationale. Et quand, dans de rares cas, le chef de village est saisi de l’affaire, tout avis défavorable aux milices «Dozos» se trouve sanctionné par des représailles violentes, meurtrières, allant jusqu’à l’incendie de villages entiers.

Images intégrées 1

 

·       L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne que dans un état où le port d’arme est soumis à règlementation et à autorisation, un groupe de personnes puisse, pour de prétendues raisons culturelles complètement sorties de leur contexte et de leurs objectifs, s’en prendre nuitamment et sans discernement, à d’honnêtes et paisibles paysans sans défense, dont des femmes et des enfants.

·       L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne aussi bien du silence révoltant - indigne de ses responsabilités- du pouvoir, que de sa complicité par laquelle en lieu et place du désarmement des miliciens et anciens rebelles, il leur demande de «garder leurs armes à la maison ».  Pour quel usage, s’interroge l’AIRD ?


·       L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne des meurtres à répétition d’innocents citoyens, qui, ajoutés à l’impunité des crimes des seigneurs de guerre donnent de la Côte d'Ivoire une image abjecte et déshonorante pour son peuple.

·       L’AIRD lance un appel solennel aux autorités ivoiriennes, au Gouvernement et au Chef de l’état, afin que soit mis, sans délai, un terme à cette politique de règlement de tout différend dans le sang, politique sans doute encouragée par la reconnaissance officielle du statut de «sauveurs de la République» décerné à ceux qui continuent de poser des actes répréhensibles.

·       Soulignant la pertinence des recommandations de certaines organisations de défense des droits de l’homme, l’AIRD préconise à son tour une action énergique «contre la dépossession des terres suite au conflit postélectoral en Côte d'Ivoire» et rappelle au gouvernement que la bonne cohabitation en Côte d'Ivoire, et particulièrement dans l'ouest, dépendra de la diligence et de la dextérité avec lesquelles le problème de l'occupation des terres sera résolu. L’AIRD réaffirme sa conviction que «Les décisions du gouvernement ivoirien concernant la restitution des terres dans l’ouest du pays contribueront à déterminer si la terre restera une source potentielle de conflit à l’avenir ou deviendra une source de développement local qui apaisera les tensions intercommunautaires»

·       L’AIRD encourage toutes les composantes nationales à la préservation de l’hospitalité ivoirienne et à sa pérennisation.

·       L’AIRD invite tous ceux qui, par chauvinisme et par esprit de clan qui ne peut servir qu’une oligarchie, seraient tentés de ne pas voir la vérité en face, à se ressaisir, car il est inacceptable de voir s’installer dans la haine et par la force, en parallèle de la république déclarée, un autre pouvoir de fait, de surcroît «ivoirophobe».

·       il y a mieux que la haine: la Nation.

Fait le 20 octobre 2013

Eric KAHE, Président en exil de l’AIRD

 



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