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25/11/2014

CRISE AU FPI : PETITE LECON d'HISTOIRE POLITIQUE (QUAND AHOUA DON MELLO JETAIT L’ÉPONGE…)

(Analyse de Ferro Bally, journaliste indépendant)

 

L’ambiance électrique d’avant le 4è Congrès ordinaire du FPI (11, 12, 13 et 14 décembre 2014) rappelle étrangement l’atmosphère délétère qui a précédé le 2è Congrès ordinaire, en 1996.

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20/09/2014

PDCI-RDA: BÉDIÉ ET LES "SUIVEURS" DU PARTI

 

palmier net 06.jpgLe 7 décembre 1993, après une brève querelle de succession l’ayant opposé au premier ministre Alassane Dramane Ouattara – qui tentait de le court-circuiter – au décès de Félix Houphouët-Boigny, Aimé-Henri Konan Bédié utilisait le ton de commandement : «Mettez-vous à ma disposition», déclarait-il sur les antennes de la télévision nationale, à sa prise de pouvoir au journal de 20h. Conformément à l’article 11 de la Constitution qui faisait du président de l’Assemblée nationale, qu’il était, le dauphin constitutionnel.

Le 17 septembre 2014, à Daoukro, il utilisait le même ton martial. «Devant la nation rassemblée, sans détour, (…) je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature (celle d’Alassane Dramane Ouattara) à l’élection prochaine. Je demande à toutes les structures du PDCI et des partis composant le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, la coalition politique au pouvoir) de se mettre en mouvement pour faire aboutir ce projet», signait-il son ralliement à la candidature unique en faveur du chef de l’État sortant. En violation des résolutions du 12è congrès du PDCI-RDA (3, 4 et 5 octobre 2013) qui l’a reconduit, à une écrasante majorité, à la tête du parti.

L’ex-parti unique de Côte d’Ivoire a perdu, sous Henri Konan Bédié, le pouvoir d’État à l’issue d’un putsch le 24 décembre 1999. En avril 2002, après la traversée du désert, le PDCI-RDA choisissait de (re)confier les rênes du parti à Bédié, celui qui «a cassé le premier canari», selon la métaphore utilisée par l’ancien ministre Jean Konan-Banny. Candidat au premier tour de la présidentielle du 31 octobre 2010, Bédié dénonçait un détournement, à ses dépens, de 600.000 voix, mais comme Ésaü, selon les révélations de Laurent Gbagbo, il renonçait, au profit d’Alassane Dramane Ouattara, à sa deuxième place de la présidentielle, synonyme de second tour, pour un plat de lentilles, c’est-à-dire les honneurs et les rentes viagères.

Des francs-tireurs impunis.

C’est sûr de sa force et de son implantation que le parti soixantenaire choisit de repartir à la conquête du pouvoir d’État en 2015, seize ans après l’avoir perdu par coup d’État, en projetant de désigner, comme candidat, un «militant actif» à la prochaine convention. Contre toute attente, le président du parti a choisi de ramer à contre-courant des actes de l’instance suprême du PDCI-RDA. Et comme le 7 novembre 2010 à Yamoussoukro, acte-là conforme à l’accord du RHDP conclu en 2005 à Paris entre les deux tours de la présidentielle, il invite tous les militants du RHDP à voter pour le chef de l’État sortant.

C’est donc Henri Konan Bédié qui poussait dans le dos le groupe de francs-tireurs du parti, assurés de l’impunité. Le 17 décembre 2013, le G-25 naissait. C’est un groupement de 25 députés (issus des groupes parlementaires du RDR, PDCI, MFA, de Dialogue et bien d’autres députés partageant la même vision), qui a porté son choix sur Alassane Dramane Ouattara. Pour le porte-parole du G-25, Kouakou Louis Abonouan, député PDCI, c’est «le meilleur moyen de conserver le pouvoir». Et le 27 février 2014, le Mouvement National du Soutien à la Candidature Unique du RHDP (Monascau-RHDP) en faveur d’Alassane Dramane Ouattara, présidé par Philippe Legré, militant du RDR transfuge du MFA, voyait le jour. Son vice-président est Pascal Kouakou Abinan, militant PDCI et président du conseil régional Indénié-Djuablin, pour qui les résolutions du congrès de son parti ne sont pas les dix Commandements de Dieu.

Le secrétariat général du PDCI-RDA s’est aussitôt réuni, le lendemain 18 septembre 2014, pour saluer cette décision et s’aligner sur la dérive totalitaire de son président. «Si je vois rouge et que le président Bédié me dit c'est blanc, je dirais c'est blanc», confie sans gêne Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du PDCI-RDA, le 5 août 2014 à une conférence de presse, pour traduire la mainmise totale de Bédié sur le parti.

L’Alpha et l’Oméga du parti.

En pure violation des décisions du congrès et avant la prochaine convention invitée à entériner la position de Bédié, toutes les structures du parti sont ainsi en ordre de marche pour soutenir la candidature d’Alassane Dramane Ouattara. Or, le 28 mars 2009, le conseil de discipline du PDCI-RDA radiait N’Zi Paul David, directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, N’Dri Koffi Appolinaire, gouverneur du district de Yamoussoukro, et Gnamien Yao, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, coupables de soutenir le président déchu contre la décision du parti.

«À partir du moment où vous acceptez d’être membre d’un parti politique, vous êtes parmi les membres éminents qui sont dans les structures, vous avez des obligations impérieuses à respecter. On ne peut pas être et ne pas être à la fois. C’est insensé. Or, quand vous avez de hauts responsables, membres du Bureau politique, du Conseil politique qui acceptent de remplir ces fonctions et qui en même temps crachent sur le parti, ne veulent pas respecter les décisions, c’est inacceptable. (…) Si vous êtes dedans sans être dedans, c’est Balla Kéita qui le disait: ‘un pied dedans, un pied dehors, dehors», s’expliquait Noël Némin, président du conseil de discipline, pour justifier la décision (Cl. Le Nouveau Réveil du 30 mars 2009). Mieux, Gnamien Yao a même échappé, le 5 mars de la même année, à un lynchage orchestré par Konan Kouadio Bertin dit KKB, président de la JPCI, au siège du parti à Cocody et n’a dû son salut qu’à son exfiltration par une fenêtre.

Mais, sur le cas Bédié qui soutient la candidature de Ouattara contre la décision du congrès, c’est un silence de cathédrale. «Si vous lisez bien les statuts (du PDCI-RDA), vous verrez bien que le Conseil de discipline statue sous l’autorité du président du parti. Si on statue sous son autorité, ce qu’on décide, c’est lui qui a décidé», affirme Némin dans l’interview sus-citée pour montrer à quel point le président du parti représente l’Alpha et l’Oméga de sorte que ne compte véritablement que sa seule volonté. Il y a donc, au PDCI-RDA, Bédié et les autres qu’il appelle affectueusement «les Suiveurs». Heureux d’être dans ses bonnes grâces.

 

Ferro Bally, journaliste indépendant (ferobibali@hotmail.fr)

27/08/2014

OUATTARA : L’ART DE JOINDRE L’ACTE AUX RÉSERVES

"Que les rumeurs cessent", "Il n'y a aucun cas d'Ebola en Côte d'Ivoire", s'est emporté le chef de l’État à son arrivée de Paris, mardi 26 août 2014, après 13 jours d'absence. Et pour joindre l'acte à ses réserves, Alassane Dramane Ouattara s'est bien gardé de serrer les mains aux autorités venues l'accueillir. Traduction: faites ce que l’État recommande mais ne croyez pas à ce que je dis.

 

Ferro Bally, journaliste indépendant

10/08/2014

FPI : AFFI N'GUESSAN ENTRE LE MARTEAU ET L'ENCLUME

Intéressante contribution du journaliste Ferro Bally

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09/05/2014

RGPH 2014 : En attendant le 31 mai

Tout le monde attend maintenant le 31 mai pour faire le bilan des… menaces et du RGPH

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12/04/2014

AVEC ALASSANE NE SONT DÉMIS QUE LES BOUCS ÉMISSAIRES ET LES SECONDS COUTEAUX

Le bi-hebdomadaire «L’éléphant déchaîné» (n°242 du 11 avril 2014) ne craint pas de demander la démission du ministre de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly. En saisissant les comptes de Intercajou, le ministre a occasionné l’insolvabilité de cette société privée intervenant dans la vente du cajou qui est débitrice de plus de cinq cents millions de nos francs d’une autre PME, Cicar Amyot. Cette dernière, prise à la gorge, a fini par mettre la clé sous la porte. Au grand dam des opérateurs de la filière.

Le Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (SYNACASSI) ne se gêne pas pour demander la démission du ministre d’État, ministre de la Sécurité, Hamed Bakayoko, et de la ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida, Dr Raymonde Goudou-Coffie. Ces deux membres du gouvernement sont jugés responsables, chacun en ce qui le concerne, de la mort, le 25 mars, du mannequin Awa Fadiga qui, agressée dans un taxi, a trouvé la mort au CHU de Cocody en raison des négligences diverses.

Ces deux plaignants sont en pleine hérésie. Ils feignent de ne pas savoir que dans notre pays les ministres sont considérés infaillibles. Seuls leurs subalternes sont les fautifs. Quelques exemples parmi les plus emblématiques:

1. À son arrivée des USA, le 30 juillet 2011, Alassane Dramane Ouattara est rentré dans tous ses états pour n’avoir pas été accueilli par une équipe de la RTI (qui a été tardivement informée par la cellule communication de la présidence de la république). La sanction? Pascal Brou Aka a été limogé, le même jour, de son poste de directeur général de la Maison bleue de Cocody. La «Claude Chirac» d’Alassane Dramane Ouattara, Masséré Touré (sa nièce et sa conseillère spéciale en communication), dont les services ont failli, n’a pas bougé; le ministre de la Communication à l’époque des faits, Diakité Coty Souleymane, est resté en place

2. Le 05 août 2011, un autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) bondé de monde et assurant la ligne 19 a terminé sa course, aux environs de 5h du matin, dans la lagune Ebrié, à partir du pont Félix Houphouët-Boigny, faisant 37 morts. La sanction? Trois jours de deuil national et annulation de la fête des 51 ans de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance. Le ministre des Transports, Gaoussou Touré, est resté en place.

3. Des détournements de fonds - le gouvernement a parlé de «problèmes de gouvernance» -, sont constatés dans les travaux de réhabilitation des universités de Côte d’Ivoire. Ces travaux, estimés, au départ, à 47 milliards de FCFA, ont connu une hausse de 20 milliards de FCFA, passant du coup à 67 milliards de FCFA, avant de finir, contre toute attente, à 100 milliards de nos francs. Sans que pour autant le cahier de charges ne connaisse un changement ou une modification. La sanction? Le 2 août 2012, le chef de l’État limoge Adama Méïté, directeur des Finances et du Patrimoine du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. La tutelle à l’époque des faits, Cissé Ibrahima dit Bacongo, est resté en place.

4. Dans la nuit du 31 décembre 2012 au 1er janvier 2013, la fête de la lumière au réveillon de la Saint Sylvestre a une facture salée: 60 morts et 49 blessés selon le gouvernement à la suite des bousculades, du mauvais éclairage et de la panique. Le drame est survenu dans la nuit, aux environs de 3h du matin. La sanction? Trois jours de deuil national. Le ministre d’État, ministre de la Sécurité, Hamed Bakayoko, dont les services ont fait preuve de carence dans le maintien de l'ordre, est en place.

C’est dans cette logique que le gouvernement ne s’est pas embarrassé de fioritures pour répondre à l’attente des populations émues après la mort de Awa Fadiga. Il a limogé, le 9 avril, trois responsables du CHU de Cocody, à commencer par Pr Kouassi Jean-Claude (le directeur général), et gardé en son sein la ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida. En reconnaissant en même temps, à travers un plan en trois phases de plus de trois milliards de nos francs qu’il met maintenant en place (réparation des scanners des CHU de Cocody et Yopougon, acquisition en urgence d’équipements médicaux, réhabilitation des services des urgences de Cocody, etc. etc.), qu’il est lui-même, à travers sa collègue de la Santé, l’auteur principal de l’incurie administrative à l’origine des centaines de décès dont celui de Awa Fadiga dans nos centres de santé. C’est cela l’orthodoxie gouvernementale ivoirienne.

 

Ferro Bi

06/04/2014

VIOLENCES ET TERRORISME D’ÉTAT : LA MACHINE DU RDR, LANCÉE, NE VEUT PLUS S’ARRÊTER

rdr vivre ensemble.jpgD'où cette lancinante question qui trouble toujours bien de chapelles politiques: qui a gagné réellement la présidentielle en Côte d’Ivoire pour que la violence d’État à l’encontre du FPI en particulier devienne la seule voie d’expression démocratique dans notre pays? Même les aveugles voient qu’avec toute cette frilosité, il y a anguille sous roche.

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27/03/2014

Blé Goudé, du "Général de la Rue" au "Général de la CPI" ?

AIRD-CI, AIRD, BLE GOUDE, cpi

À sa première comparution devant le juge unique de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, ce jeudi 27 mars matin, Charles Blé Goudé, malgré les lourdes charges qui pèsent contre lui, est apparu particulièrement à l’aise et serein, foncièrement offensif et combattif, singulièrement confiant et sûr de retourner en Côte d’Ivoire. Le «général de la rue» abidjanaise pourrait se découvrir le «général de la CPI».

 

Ferro Bally, journaliste 

23/03/2014

CHARLES BLÉ GOUDÉ : LE «CAS PARTICULIER» DU «PLUS GRAND CRIMINEL»

 

CBG images.jpgIl faut se convaincre que le cas de Charles Blé Goudé est vraiment «particulier» puisque, avant d’être jugé, il ne bénéficie même pas de la présomption d’innocence. Au moment de la guerre des photos, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, n’a pas hésité à écrire, le 12 mars 2014, sur son mur qui présentait des photos d’un Blé Goudé bien portant et bien-pensant, que «même les plus grands criminels ont des droits».

Pour expliquer pourquoi le gouvernement a fini, le 20 mars, par accepter de transférer le «plus grand criminel » de l’histoire de la Côte d’Ivoire, le ministre ivoirien de la Justice, Gnénéma Coulibaly, n’a pas manqué d’arguments en béton :

  1. «C’est Charles Blé Goudé qui a introduit la violence dans les universités ivoiriennes, bien avant la crise postélectorale, à travers la Fesci, la Fédération estudiantine et scolaire».
  2.  «C’est lui qui a demandé que les véhicules de l’Onuci (la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire, ndlr) soient pris pour cible par les Jeunes patriotes pendant la crise postélectorale»

Il ne reste plus au ministre de la Communication, Me Affoussy Bamba-Lamine, de clore le réquisitoire sur BBC Afrique : "Le transfèrement de Blé Goudé se justifie par le fait que sa personnalité perturbe le climat social que le gouvernement veut apaiser". Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont des éléments perturbateurs du processus de réconciliation nationale. Et comme il est conseillé de couper le membre qui gêne, le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara a coupé leur tête. Un point barre.

 

Ferro Bally

LA CPI, UNE JUSTICE INTERNATIONALE POUR AFRICAINS?

La Côte d’Ivoire a, depuis la nuit de samedi 22 mars à dimanche 23 mars 2014, un deuxième pensionnaire à la prison de Scheveningen, à La Haye: Charles Blé Goudé, leader de la Galaxie patriotique. Le gouvernement ivoirien a donné, le 20 mars, son accord pour son transfèrement dans les cachots de la CPI.

cpi,ble goude,aird-ci,aird,eric kahe,ferro ballyLa Cour pénale internationale ou CPI est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre. Au 1er mai 2013, 122 États sur les 193 États membres de l'ONU ont ratifié le Statut de Rome et acceptent l'autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié. Certains, dont la Chine et l’Inde, émettent des critiques au sujet de la Cour et n’ont pas signé le Statut.

À ce jour, la Cour a ouvert une procédure d’enquête dans huit cas, tous en Afrique: l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la République de Centrafrique, le Darfour (Soudan), la République du Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire et le Mali. La Cour a mis en accusation au moins vingt-deux personnes dont les présidents du Soudan, Omar el-Béchir (premier mandat d’arrêt lancé par la CPI contre un chef d’État en exercice) et du Kenya, Uhuru Kenyatta.

Sept inculpés sont en détention: Laurent Gbagbo, ancien président de la Côte d’Ivoire et premier chef d’Etat incarcéré, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RDC, Charles Blé Goudé, ancien ministre de Côte d’Ivoire, le général de l’armée de la RDC Bosco Ntaganda dit Terminator, Germain Katanga et Mathieu Ndudjolo, deux anciens chefs congolais de milice, Callixthe Mbarushimana, chef présumé des Forces démocratiques de libération du Rwanda ou FDLR.

Plusieurs sont en fuite dont Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA, milice ougandaise accusée de crimes de guerre), et d'autres hauts commandants de la LRA; deux sont décédés (les juges de la CPI ont notamment ordonné la fermeture du dossier de Mouammar Kadhafi, décédé le 20 octobre 2011, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité) quand d’autres sont libres de leur mouvement: Omar el-Béchir, Uhuru Kenyatta, William Ruto (vice-président kényan), Ahmed Haroun (ancien ministre de l’Intérieur du Soudan) et Ali Kosheib (un des principaux chefs des milices Janjanwids au Soudan).

La Libye, promettant de tenir un procès régulier «conformément aux critères internationaux», a refusé de transférer Seif El Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien chef d’État libyen, tout comme l’ancien chef des services de renseignement de Kadhafi, Abdallah Al-Senoussi.

Le premier procès de la CPI, celui du Congolais Thomas Lubanga, pour crimes de guerre, a commencé le 26 janvier 2009. Le 10 juillet 2012, la CPI a condamné le chef rebelle congolais à une peine de 14 ans d’emprisonnement pour le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats. C'est le premier jugement de la Cour pénale internationale. Charles Taylor, l’ancien président libérien, a été condamné par la CPI à cinquante ans de prison pour crimes contre l'humanité pour son rôle dans la guerre civile sierra-léonaise. Et c’est dans une prison britannique qu’il purge, depuis le 15 octobre 2013, sa peine.

 

 

Ferro Bally, journaliste indépendant