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09/03/2015

POUR L'HISTOIRE: LA PLAIDOIRIE DES AVOCATS DE MME GBAGBO

INTRODUCTION

Monsieur le Président, Messieurs de la Cour, Mesdames et Messieurs les Jurés, Plus qu’un Avocat, c’est un homme ému qui prend la parole aujourd’hui.

Pardonnez-moi pour cette émotion car je suis aujourd’hui incapable de plaider sans cette émotion. Cette émotion tient sa source dans le fait que c’est un enfant de la Côte d’Ivoire, né après les indépendances, qui vient défendre celle qui fut la Première Dame de Côte d’Ivoire.

C’est un honneur redoutable qu’une pareille tâche me soit confiée. C’est l’amour de mon pays, et une foi inébranlable en la Justice et en la grandeur de la cause que je viens défendre, qui m’aident à en supporter le poids.

Mesdames et Messieurs les jurés, voyez en moi, un fils du pays et écoutez ce que j’ai à dire. Mes paroles viennent du cœur.

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L’Avocat qui se présente à vous, a fait son stage à la DST et à la MACA. J’ai été inculpé sous les mêmes chefs d’inculpations que ceux qui sont aujourd’hui reprochés à ma Cliente.

Mais en réalité, mon crime a été d’être l’Avocat de la Première Dame Simone GBAGBO. Mon crime a été, par devoir et conscience professionnelle, de rentrer de mon lieu d’exil, au risque de ma vie, pour accomplir ma profession d’Avocat.

J’ai, par chance, et grâce à la mobilisation du Barreau et de la famille judiciaire, bénéficié d’un non-lieu car je n’ai effectivement rien fait de ce pour quoi j’étais accusé.

Mais j’aurais pu être le 84ème accusé, et être assis aux côtés de ma cliente, mais cette fois comme co-accusé. Je vous explique cela car ma famille, comme bon nombre de familles ivoiriennes, a connu l’exil.

Je vous explique cela car vous ne pouvez-vous imaginer le prix que mes Confrères ici présent et moi-même avons payé pour simplement assurer la défense des accusés.

Nous avons perdu bon nombre de clients qui avaient peur de représailles rien que du fait d’avoir le même Avocat que Madame Simone GBAGBO ou ses co-accusés.

Certains ont même vu leur Cabinet attaqué. Nous avons dû défendre les accusés, depuis 2011, sans percevoir de quelconques honoraires de leur part, dans la mesure où ils avaient eux- mêmes leurs comptes gelés.

Nous avons dû engager des frais pour aller les voir à Odienné, à Bouna, à Katiola, à Boundiali, à Korhogo, à Man, à Séguéla, dans des conditions de sécurité précaires.

Beaucoup de personnes nous trouvaient fous d’entreprendre ces voyages dangereux. Il nous est arrivé plus d’une fois parcourir en voiture toute la Côte d’Ivoire, souvent à plus de 800 kilomètres, pour finalement nous voir empêcher de rencontrer nos clients. Juste parce que le Com zone de la ville n’était pas de bonne humeur…et que sa décision était supérieure à celle de la Justice, à la loi, hélas. Cela, nous l’avons fait par conscience professionnelle, mais aussi par amour de notre pays.

Ce procès, Mesdames, Messieurs les Jurés ne peut et ne doit donc être assimilé à aucun de ceux que peuvent habituellement connaître nos Tribunaux et Cours.

Il ne s’agit pas ici d’un procès de droit commun. Il ne s’agit même pas du procès de ces accusés regroupés ici. Il s’agit ici d’un procès politique. C’est le procès de la politique étrangère française, telle qu’elle a été menée par certains de ses dirigeants. Il s’agit ici du procès du néocolonialisme français qui pratique l’ingérence dans la politique nationale de ses anciennes colonies ;

Qui impose à la tête de nos États qui ils veulent, en fonction de leurs intérêts économiques, financiers, politiques.

Ce procès est, si l’on peut dire, pratiquement souhaitable. Car il nous permet de poser devant l’opinion publique nationale et internationale, le problème si douloureux de la relation de l’État français avec ses anciennes colonies.

En élargissant les limites de ce débat, sans les déborder toutefois, je vous demande de considérer qu’elles n’ont pas pour seul but la recherche de la culpabilité de ces accusés ;

Non, Mesdames et Messieurs les Jurés, ce procès a une portée plus grande. Il porte en réalité sur le respect de la souveraineté des pays africains ; sur le respect des institutions dont les États africains se sont dotés. Les accusés disparaissent ainsi derrière cette grande fresque, ce procès les dépasse.

De quoi s’agit-il à la base ?

D’un contentieux électoral qui aboutira à la mort de milliers d’ivoiriens et au piétinement de notre Constitution. Comme si les vies brisées depuis 2002 n’étaient pas suffisantes.

Aujourd’hui, dans cette salle, il n’y a ni avocats, ni magistrats, ni jurés. Aujourd’hui, nous sommes entre nous, entre compatriotes astreints à un devoir de vérité pour nous même, pour nos enfants et pour les générations à venir. Le Monde nous regarde. Le Monde entier nous regarde. Mais surtout, nos enfants nous regardent, nos petits-enfants nous regardent, nos héritiers nous regardent et ils nous jugeront.

Il s’agit d’un procès historique dans lequel nous sommes tous acteurs. Si malgré les efforts que je veux faire sur moi-même, mes observations vous paraissent empreintes de consternation, je vous prie d’ores et déjà de m’en excuser.

C’est que la question de la souveraineté de la Côte d’Ivoire me tient véritablement à cœur et me semble primordiale. C’est que Madame la Première Dame Simone GBAGBO n’est pas un personnage anodin. Son parcours devrait être un exemple pour toutes les ivoiriennes, et pour tous les ivoiriens.

Laissez-moi vous parler de cette grande Dame dont la place n’est certainement pas ici.

PRESENTATION DE SIMONE GBAGBO ET DE SON COMBAT

Issue d’une famille de 18 enfants, Simone EHIVET GBAGBO est née en 1949 sous l’empire colonial français. Deuxième de sa fratrie, elle sera comme une mère pour ses 16 petits frères et sœurs.

Née d’un père gendarme, elle a vécu à Dakar, puis a parcouru la Côte d’Ivoire au gré des affectations de son père dans les villes de Bouaké, Béoumi, Sinfra avant de revenir sur Abidjan.

Titulaire d’un CAPES de lettres modernes, elle a soutenu une thèse de 3ème cycle en littérature orale ivoirienne. Elle a enseigné au Lycée classique d’Abidjan, puis à l’Université de Cocody, pour ensuite se consacrer à la recherche sur les traditions orales ivoiriennes et les langues ivoiriennes ; Ce qui lui permettra à nouveau de parcourir la Côte d’Ivoire et de la connaître de l’intérieur.

Son engagement politique tient sa source :

De sa formation de chrétienne dans sa famille, puis dans la Jeunesse Etudiante Catholique (JEC). Elle y a acquis les valeurs de Justice, d’équité, d’intégrité, et de compassion ;

De son militantisme dans les organisations de jeunesse, puis syndicales et politiques. Elle y a appris à connaître l’importance de la démocratie, de la souveraineté nationale, du multipartisme, des droits des femmes, des enfants, du citoyen, la primauté de la nation ;

De ses études et recherches sur la Tradition Orale et la linguistique qui l’ont aidé à connaître l’âme des divers peuples constituant la Côte d’Ivoire, à les aimer, à connaître leurs problèmes de développement, de vie quotidienne ;

De son rejet pratiquement viscéral des injustices dont elle a été témoin ;

Son engagement, elle le tient aussi de son amour sans commune mesure de ce pays qu’elle veut voir devenir réellement maître de son destin.

De toutes ses connaissances et expériences sont nées sa volonté profonde de voir une Côte d’Ivoire libre, indépendante qui n’ait rien à envier aux puissances occidentales.

C’est encore son engagement politique qui l’amènera à rencontrer un certain Laurent GBAGBO.

Tous deux, jeunes, beaux et idéalistes, partagent le même rêve, celui de voir la Côte d’Ivoire devenir véritablement indépendante, moderne et développée.

Car comme elle le dit, en 1960, la Côte d’Ivoire a eu une « indépendance aux oreilles percées ».

Nous avions quitté le système colonial pour entrer dans le système néo-colonial de la françafrique. Or, il n’y a aucune indépendance monétaire avec cette monnaie des Colonies Françaises d’Afrique, communément appelées « Franc CFA » ; Pas d’indépendance militaire avec ces accords de défense qui permettent à la France de gérer militairement ses anciennes colonies ; Aucune indépendance institutionnelle, aucune indépendance diplomatique ; la crise postélectorale nous le démontrera.

Mais voilà, quand on parle de souveraineté en Afrique, quand on parle de fierté africaine, on est immédiatement stigmatisé ! On fait peur.

Simone GBAGBO sera dès lors présentée comme la Dame de Fer, la Dame intransigeante, la «Dame de sang du régime ivoirien» par certains médias occidentaux dont notamment le journal Paris Match qui sera condamné pour les propos diffamatoires évoqués à l’encontre de Simone GBAGBO.

Mandela dira lors de son procès de Rivonia : « Le non-respect de la dignité humaine dont les Africains sont victimes est le résultat direct de la suprématie des Blancs. La suprématie des Blancs implique l’infériorité des Noirs ».

50 ans après ces propos qui dénonçaient une certaine réalité, qui peut taxer MANDELA d’être anti-blanc ou raciste ?

Mais quand Madame Simone GBAGBO parle de souveraineté, de liberté des peuples africains, on la qualifie immédiatement de « Dame de Fer » ou de « Dame Sanguinaire » de « patronne des escadrons de la mort ».

En réalité, et cela est bien regrettable, l’homme ou la femme noire intellectuellement libre fait peur. Mandela n’a-t-il pas été pendant longtemps considéré comme un terroriste ?! Malcolm X ne faisait-il pas peur au pouvoir américain ?! LUMUMBA n’était-il pas craint au point que l’on l’élimina ?! Pourtant toutes ces figures n’étaient animées que d’un profond amour pour leur continent et d’un puissant rêve de liberté.

ARRIVEE AU POUVOIR DU PRESIDENT GBAGBO

Avec l’arrivée au pouvoir en 2000, du Président GBAGBO, c’est le combat de toute une vie qui se concrétise.

Eux, qui ont vu la Côte d’Ivoire passer du statut de colonie à celui d’État qui n’avait d’indépendant que le nom, rêvent de pouvoir faire de leur pays un État véritablement indépendant.

Ils rêvent d’organiser le multipartisme en Côte d’Ivoire. Ils rêvent de réaliser le développement équilibré de tout le pays avec la décentralisation ;

Ils rêvent de réaliser l’équipement moderne du pays avec l’électrification généralisée, l’eau courante, l’école gratuite, l’Assurance Maladie Universelle, l’industrialisation.

Ils pensent pouvoir le faire : Simone EHIVET GBAGBO en participant en qualité de Député à l’élaboration des lois du pays ; et le Président Laurent GBAGBO par le biais du pouvoir exécutif.

Mais voilà, quelqu’un qui se reconnaîtra certainement, a décidé de rendre ce pays ingouvernable … Bref…

Avançons comme dirait Madame Simone GBAGBO.

TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT DU 19 SEPTEMBRE 2002

Comme vous le savez, la Côte d’Ivoire connaîtra une tentative de coup d’état en 2002, et voilà le Président Laurent GBAGBO arrivé démocratiquement au pouvoir, 18 mois plus tôt, contraint par les autorités françaises à partager le pouvoir avec les putschistes.

Pendant 8 ans, les rebelles partageront le pouvoir avec le Président démocratiquement élu Laurent GBAGBO. Pendant 8 ans, le Président Laurent GBAGBO sera contraint de céder de plus en plus de terrain aux doléances des rebelles.

Lui ne demandait qu’une seule chose: le désarmement pour la réunification du pays. Il ne l’obtiendra jamais. C’est dans ces conditions qu’auront lieu les élections présidentielles de 2010 sous la pression de la Communauté Internationale.

LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

En ce qui concerne les résultats provisoires, Madame Simone EHIVET GBAGBO, l’a dit lors de son intervention. Ils n’existent pas ! Ne refaisons pas l’histoire ! Tous les protagonistes de cette affaire savent bien qu’après le 1er décembre 2010 à minuit, la CEI était forclose.

Tout le monde sait que la Commission Électorale Indépendante ne s’est jamais réunie pour proclamer des résultats. Tout le monde sait que la déclaration de Monsieur Youssouf BAKAYOKO tout seul à l’hôtel du Golf, faite au siège de campagne du candidat Alassane OUATTARA, est scandaleuse à plus d’un titre :

Il n’y a jamais eu de procès-verbal de délibérations émargé par les membres de la CEI ;

Il n’est ni moral ni légal d’aller proclamer de manière solitaire, de prétendus résultats au QG d’un candidat ; En France, en 2012, un tel acte posé par le Secrétaire Général de l’UMP a failli casser le parti en deux.

Seul le Conseil Constitutionnel proclame vainqueur un candidat à l’élection présidentielle, et sa décision s’impose à tous à l’intérieur comme à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, même à l’ONU.

Ne nous méprenons pas ! La crise est née uniquement du non-respect de la décision du Conseil Constitutionnel. L’acte de rébellion du candidat perdant et de ses alliés nationaux et internationaux entraineront un déferlement des troupes rebelles rebaptisées FRCI, des milices dozo, et divers mercenaires sur les territoires restés sous contrôle du Gouvernement, semant la mort, la violence, les pillages sur leurs passages.

Au bout du compte, l’État français achèvera ce plan d’agression par le bombardement de la résidence présidentielle, du Palais Présidentiel et des quartiers d’Abidjan pendant 11 jours.

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LES CONDITIONS DE SON ARRESTATION ET LES HUMILIATIONS

C’est dans ces conditions que Madame la Première Dame Simone GBAGBO a été arrêtée, battue, humiliée !

Sa pudeur, et sa volonté de voir la Côte d’Ivoire se réconcilier et aller de l’avant l’ont amenée à, à peine évoquer les sévices graves dont elle a été victime.

Nous avons tous été témoins de la barbarie de ses geôliers !

Au-delà de sa personne, c’est la République ivoirienne, une et indivisible, qui a été malmenée !

Croyez-vous un seul instant que, pour un contentieux électoral, on aurait pu malmener la Première Dame des États-Unis ?

Croyez-vous que l’on aurait pu montrer dans les médias du monde entier la Première Dame de n’importe quel pays occidental dans une position aussi humiliante que celle infligée à la Première Dame Simone EHIVET GBAGBO ?

Nous avons tous vu ces images écœurantes qui créent un malaise… aujourd’hui encore.

Oui, car lorsque l’on aime son pays, et quelque soit les divergences politiques que l’on peut avoir avec Madame la Première Dame Simone GBAGBO, on ne peut qu’être choqué face aux images humiliantes diffusées à profusion sur les médias français et sur internet.

Il est d’ailleurs surprenant de voir que les médias occidentaux qui prennent tant de soin à respecter la dignité de tous leurs ressortissants se trouvant en situation de difficulté notamment en tant qu’otage ou victime d’exaction, en refusant de diffuser les images ou en les grimant, et n’ont pas hésité un seul instant à diffuser des vidéos humiliantes de celle qui fut la Première Dame de la République de Côte d’Ivoire.

Je me souviens de toute la polémique qu’il y a eu en France lors de la diffusion de l’arrestation de Dominique STRAUSS KAHN alors Président du Fonds Monétaire International.

Certains médias français et politiques s’étaient émus du fait qu’il ait été présenté devant le monde entier menotté. Dommage que cette émotion soit à géométrie variable en fonction de ce que l’on parle d’occidentaux ou d’africains !

En tout état de cause, les humiliations et les sévices subis par la Première Dame furent nombreux… Mais tournons la page et avançons, comme elle a tenu à le dire… La violation de ses droits : détention arbitraire ; Violation de son immunité

Au-delà de ces sévices, Madame Simone GBAGBO a vu tous ses droits bafoués:

Enlèvement et séquestration ;

Immunité parlementaire piétinée !

En effet, à tour de rôle, Procureur, Juge d’Instruction, et Chambre d’Accusation, refuseront de prendre en compte sa qualité de parlementaire, prétextant du fait que son mandat aurait pris fin en 2005.

Et pourtant tout en contestant sa qualité de parlementaire, des Décrets d’application sont pris se fondant sur des lois votées postérieurement à 2005 par la Députée Simone GBAGBO !

Cela est notamment le cas de la Loi du 27 Décembre 2007 portant statut du corps diplomatique, votée par Madame Simone GBAGBO, et dont le Décret d’application sera pris le 21 décembre 2011 par Monsieur Alassane OUATTARA. Nous ne sommes malheureusement pas à la première contradiction dans ce dossier, ni à la première aberration ! Les infractions qui lui sont reprochées en témoignent.

LES INFRACTIONS : ABSENCE DE FAIT

Pendant 4 ans, il a été expliqué au peuple ivoirien et à l’opinion publique internationale que la Première Dame Simone GBAGBO est une sanguinaire !

On a même affirmé de façon péremptoire, au Peuple ivoirien que le couple présidentiel avait occasionné près de 3000 morts pendant la crise postélectorale !

On a tenté de faire croire que le Président Laurent GABGBO, son Gouvernement et la Première Dame massacraient les populations civiles.

On a tenté de faire croire, que la Première Dame avait les mains pleines de sang, qu’elle avait mis à mal l’État.

On a tenté de faire croire que son époux et elles, avaient ordonné le viol de femmes, de jeunes filles pendant cette période violente et douloureuse ;

On a tenté de faire croire qu’elle avait recruté et armé de jeunes nationaux et étrangers pour tuer des ivoiriens ;

Pendant 4 ans, la Justice ivoirienne a été endormie par ces allégations dont on attend encore les preuves !

Quel est donc ce procès sans aucun fait précis ?!

Quel est donc ce procès sans aucun élément matériel constitutif d’une infraction ?

Quel est donc ce procès pénal où la partie civile est l’État de Côte d’Ivoire ?

Un État de Côte d’Ivoire représenté ici doublement par le Ministère Public et par des Avocats !

Comment peut-on appeler autrement ce procès que par ce qu’il est, à savoir un procès politique ! Ce procès, aboutissement d’une instruction qui a duré des années, met en évidence une chose :

C’est que pendant toute l’instruction, et au travers de toutes les discussions devant la Chambre d’accusation, ce n’est pas le droit qui semble avoir primé sur toute autre considération.

Ce dossier a été construit à l’envers ! On a arrêté des personnalités parce qu’on les trouvait gênants, et on a tenté de justifier leur détention par une inculpation intervenue tardivement et collectivement mais qui ne repose sur aucun fait précis et personnel !

Qu’est-il reproché à la Première Dame ? D’avoir respecté la Constitution et les Institutions ivoiriennes ?

Mais ce n’est pas 83 personnes qui devraient alors être sur le banc des accusés, mais 22 millions de personnes !

Tous les ivoiriens devraient donc être sur le banc des accusés ! Tous les fonctionnaires de ce pays devraient se trouver sur le banc des accusés !

Car il faut être sérieux ! Si l’on estime que le Président Laurent GBAGBO et son Gouvernement étaient illégitimes, si tous les actes posés par eux étaient illégaux ! Les fonctionnaires ne se sont-ils pas rendus complices de cette prétendue forfaiture ? Ne se sont-ils pas rendus coupables de recel en encaissant les salaires qui leur étaient réglés par le Gouvernement GBAGBO de Décembre 2010 à Mars 2011 ! Soyons sérieux !!!

Il n’y a, à l’encontre de la Première Dame Simone GBAGBO, aucune infraction pénale! Aucun fait précis qui serait constitutif d’une infraction !

Par ailleurs, même dans l’hypothèse absurde où il y aurait existé des faits, l’intention criminelle indispensable à la constitution de l’infraction aurait forcément fait défaut. Oui car la Première Dame Simone Gbagbo n’a fait que respecter la décision du Conseil Constitutionnel déclarant son époux vainqueur et recevant son serment en audience solennelle comme l’exige la Constitution. Elle a donc agit de bonne foi convaincu que la vérité et la loi sont avec elle.

Alors que reproche-t-on à la Première Dame Simone EHIVET GBAGBO ?

CONSTITUTION DE BANDES ARMEES – MASSACRE DE CIVILS : DES TEMOINS PEU CREDIBLES ET SUSCITES

L’audition devant la Cour d’Assises de Mme Gbagbo a également démontré qu’elle n’était coupable de rien et qu’elle doit être déclarée non coupable de tous les chefs d’accusation, oui tous les chefs d’accusation.

Nous en voulons pour preuve les questions du Parquet Général qui étaient vagues, et ne faisaient allusion à aucun fait à elle allégué, sinon plutôt des questions sur ce qu’elle pense de la CEI, du Conseil Constitutionnel et autres, mais jamais de faits à elle personnellement reprochés. Question alors: Comment le Parquet a-t-il eu connaissance des témoins? Car tous les témoins disent qu’ils ont été appelés par le Parquet pour venir témoigner.

Pourquoi le Parquet qui avait connaissance desdits témoins n’a posé aucune question à Mme Gbagbo sur les faits que devaient raconter les témoins, afin de mieux la confondre. Le Parquet représente6t-il le peuple ou le régime au pouvoir pro RDR?

Je pensais que le parquet représentait le peuple et par conséquent se devait de rester juste et équitable. On pourrait penser que tous les témoins ont été suscité par le RDR pour tenter de salir Mme Gbagbo, oui car tous les témoins sont du RDR ou sympathisants.

Des Témoins qui n’ont jamais été une seule fois entendus au cours de cette longue instruction. Témoins qui n’ont jamais été confrontés à Mme Gbagbo pendant cette longue instruction.

Ces témoins viendront déclarer faussement sous serment ici à la barre hélas.

Faute de faits constitutifs d’infraction, il a été annoncé par l’Accusation un rattrapage, grâce à 16 témoins à charge, pour finalement n’en présenter que 5.

En écoutant les discours des témoins, on en conclut que le Parquet Général, tentait visiblement d’apporter enfin des faits incriminant l’accusée, et démontrant sa culpabilité au moins dans ces deux domaines.

Contre Madame GBAGBO, l’accusation produira tout d’abord le témoignage de Monsieur Issa BOCOUM.

Ce Monsieur expliquera avoir vu 8 véhicules DAKOTA, ayant de nouvelles plaques d’immatriculation « ww », rentrer dans une église à ABOBO, pour décharger des armes se trouvant dans des caisses.

Il prétendra y avoir vu Madame GBAGBO, en lunettes fumées de marque « Ray Ban », donnant des instructions à cette fin mais sans jamais parler, se contentant, selon lui, de faire des gestes.

Ce témoignage est évidemment peu sérieux dans la mesure où il n’est corroboré par aucun élément de preuves ! Monsieur Issa BOCOUM se limitant à présenter deux photos, prises il y a juste 3 mois, d’une montrant l’église méthodiste en question, et l’autre une mosquée qui se situerait selon lui, en face de ladite église.

Or, aucune des photos nous permet de savoir que les 2 bâtiments dont il parle, se trouvent face à face, vu que l’une montre uniquement une église et l’autre uniquement une mosquée. On ne voit nulle part Mme Simone GBAGBO présente et en action, sur ces photos.

Qui peut sérieusement croire que Madame Simone GBAGBO, qui n’a au demeurant aucune formation militaire, se serait rendue en plein jour dans la cour d’une église méthodiste, pour aller y déposer des armes, habillée comme une héroïne de films policiers de série B ?

Par ailleurs, ce témoin jure mordicus que sa maison a été bombardée par un obus tiré depuis le camp commando d’Abobo et qui l’aurait même personnellement blessé.

Il poursuit en déclarant que le bombardement de sa maison par le camp Commando a été fait sur ordre de la Première Dame Simone GBAGBO, mais il en rapporte toujours aucune preuve :

Aucune preuve sur le fait que sa maison a été effectivement bombardée par un obus et qu’il en aurait été blessé ;

Aucune preuve sur le fait qu’il y a eu un bombardement et que cela provenait du Camp Commando ;

Aucune preuve sur le fait que le prétendu bombardement, à supposer qu’il soit avéré, aurait été effectué sur ordre de Madame Simone GBAGBO.

Il est bon de rappeler que la Première Dame n’avait pas de véhicules de marque DAKOTA dans son cortège et cela aurait pu être vérifié par un simple transport sur les lieux, à la résidence Présidentielle.

Il est bon d’indiquer que Mme Gbagbo n’a jamais porté de lunettes fumées Ray Ban. Elle porte juste des verres pharmaceutiques et uniquement lorsqu’elle a besoin de lire. Ce témoignage, qui n’est corroboré par aucun élément sérieux, ne pourra être qu’écarté.

Que dire du second témoin, Monsieur DIALLO Souleymane, dont les dires étaient incompréhensibles et qui étaient venu expliquer qu’il n’avait vu que 2 fois la Première Dame : Une première fois en 2008, et la seconde fois, le jour même de l’audition de Madame Simone GBAGBO devant la Cour d’Assises, le 23 février 2015 ! Ce témoignage n’avait aucun intérêt !

L’accusation présentera encore le témoignage de Monsieur KONE Amara. Ce témoignage prêterait à sourire si ce dossier n’était pas aussi grave ! Voilà un Monsieur qui reconnaît n’avoir jamais vu Madame la Première Dame Simone GBAGBO, ne l’avoir jamais rencontré, tout en étant persuadé qu’elle aurait remis des armes au fils de son ami dénommé Lamté !

Il aurait même affirmé que le Sieur Lamté était le Chef de la Sécurité de Mme Gbagbo à Abobo. Mme Gbagbo n’a jamais eu de sécurité privée et tout le monde le sait. La seule sécurité dont elle disposait était celle de Groupement et sécurité présidentiel et de la Garde Républicaine. Le témoin qui ment sans cohérence en était sûr mais n’avait rien vu de tout cela !

Quant au témoignage de Monsieur TRAORE Ibrahim, il ne peut qu’être relevé des contradictions flagrantes. En effet, le 26 janvier 2015, ce Monsieur va déclarer qu’alors qu’il était superviseur dans un bureau de vote, Madame Simone GBAGBO a échangé avec lui, et qu’après son départ, son aide de camp, le Commandant SEKA, lui aurait remis une enveloppe d’argent pour « boire de l’eau », ce qu’il aurait refusé par soucis de neutralité.

Puis, dans son témoignage du 23 Février 2015, voilà qu’il déclare subitement que Madame GBAGBO, lui aurait envoyé 2 personnes prénommées Alain et Maxime, et non plus le Commandant SEKA, lui remettre une enveloppe d’argent pour bourrer les urnes et en modifier les contenus, le soir après 23 h, au moment de transporter les urnes au CMA.

Or, les urnes ne sont enlevées qu’après le dépouillement, et la proclamation des résultats des votes sur place, et un procès-verbal de délibération est remis à chaque représentant des Candidats. Ce n’est qu’après cela que lesdites urnes sont transportées pour le centre de collecte de la circonscription.

En 90 et 95, Madame Simone GBAGBO et le FPI avaient même mené des négociations avec le pouvoir pour que dans chaque bureau de votes, les procès-verbaux de délibération soient remis à chaque représentant de candidat pour éviter ce type de fraudes, notamment le tripatouillage des urnes pendant leur transfert au centre de collectes.

À quoi donc aurait servi le bourrage d’urnes postérieurement au dépouillement ? Ces contradictions dans ces 2 déclarations, étayées par aucune preuve, discréditent totalement ce témoin qui a manifestement fait une fausse déclaration sous serment.

Il est bon de rappeler que c’est ce témoin qui, le 26 Janvier 2015, s’était lui- même identifié comme un rebelle formé à BOUAKE depuis 2002, et convoqué au Golf pour s’y faire remettre une arme par SORO Guillaume et aller combattre dans la ville d’Abidjan contre les Forces de Défense et de Sécurité.

Au vu de tout ce qu’il a déclaré lui-même, tout porte à croire que ce témoignage a été suscité dans le seul but de servir la cause à laquelle il a toujours adhéré depuis 2002 : celle de la rébellion armée contre Laurent GBAGBO, celle de discréditer Mme Simone Gbagbo à dessein.

Que dire encore de Monsieur CISSE Drissa, gardien au siège du RDR, qui dit qu’on lui aurait rapporté la présence du cortège de la Première Dame chez BAH BIENTO et qui en déduit qu’elle serait à l’origine des barrages et des coups de feux qu’il aurait entendu par la suite !

En effet, Monsieur CISSE Drissa dit que le 16 décembre 2011, il a vu passer un cortège de voitures. On lui aurait dit qu’il s’agissait du cortège de la Première Dame. Il reconnaît n’avoir jamais vu, de ses yeux, Madame Simone GBAGBO, ce jour-là, et encore moins l’avoir vue déposer des armes.

Bien que ne l’ayant jamais vue, il maintiendra que les agressions ont commencé ce jour-là, parce qu’elle aurait déposé des armes dans la maison de Monsieur BAH BIENTO, dans la mesure où c’est après cette prétendue visite que les agressions armées ont commencé.

En résumé :

Monsieur CISSE Drissa n’a jamais vue la Première Dame ;

Mais on lui aurait dit que c’était le cortège de la Première Dame ;

Il n’a pas vu la Première Dame se rendre au domicile de Mme BAH BIENTO ;

Mais on lui aurait dit qu’elle a bien été à ce domicile ;

Il n’a pas vu Madame Simone GBAGBO y déposer des armes ; Mais on lui aurait dit que c’était bien le cas.

La seule chose dont se témoin soit sûr sans qu’il ne lui ait été rapporté, c’est que ces évènements se sont déroulés le 16 Décembre 2011…

4 ou 5 fois, le Juges et les avocats de la partie civile, et les Avocats Généraux l’ont interrogé sur la date du 16 Décembre 2011.

À chaque fois, il a confirmé cette date.

Il lui a même été fait remarquer que Madame Simone GBAGBO a été arrêtée le 11 avril 2011, et qu’elle se trouvait à ODIENNE depuis le 22 avril 2011.

Mais ce témoin a persisté dans cette déclaration, jusqu’à ce que les multiples suggestions des Avocats de la Partie Civile l’amènent à revenir sur ce point pour enfin se limiter à affirmer que ces évènements ont eu lieu le « 16 décembre » !

Plus de date précise donc, plus de date !

À partir du moment où il n’a pas vu Mme Gbagbo, de surcroit déposer des armes chez Mr Bah Biento, de quoi est-il témoin pour que le Parquet le fasse comparaître en qualité de témoin. Il est évident que tous ces témoignages sont des mensonges, des témoignages inventés de toute pièce. Et cela tombe sous le sens.

Il est bon de noter que depuis l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire, les forces armées ne disposaient de plus d’effectif qu’il n’y avait d’armes disponibles. Même la Garde Républicaine manquait d’armes. Toutes les frontières de la Côte d’Ivoire étaient surveillées par l’ONU pour veiller à ne pas laisser violer l’embargo sur les armes. Où et comment Mme Gbagbo même si elle le voulait, aurait pu se procurer des armes pour les distribuer. C’est absurde et simplement diffamatoire.

Il n’y a aucune preuve, et il ne peut pas y en avoir, parce qu’à aucun moment, Madame Simone GBAGBO n’a constitué de bandes armées, n’a armé personne, n’a incité au massacre de personnes civiles ou militaires, n’a engagé d’actions contre une communauté quelconque.

Ce ne sont simplement que des faux témoignages, des inventions de toutes pièces.

CONCLUSIONS :

Mesdames et Messieurs les Jurés, je vous l’ai dit au début de mon intervention, ce procès nous dépasse ! Vous avez un dossier sans faits ! Car en réalité, les infractions n’existent pas et ne sont qu’un prétexte à ce procès.

Il ne s’agit donc pas, dans ces douloureux débats, d’apprécier véritablement la culpabilité ou l’innocence des accusés. Il ne s’agit même pas de savoir de qui de GBAGBO ou de OUATTARA est le véritable Président de la République de Côte d’Ivoire. Il a effectivement déjà été répondu à cette question : La Côte d’Ivoire a eu un Président élu et proclamé vainqueur par le Conseil Constitutionnel ; et un Président reconnu par la Communauté internationale et proclamé Président de la République après une violente crise, une agression armée de la Côte d’Ivoire.

Il s’agit de dire, par votre verdict, si oui ou non les peuples africains ont le droit de faire respecter leurs institutions. Vous avez la lourde mais noble mission de proclamer, une fois pour toutes, le droit de l’Homme africain au respect de sa personnalité, de sa dignité, et de sa souveraineté.

Madame Simone GBAGBO l’a très justement dit. La Constitution, le Conseil Constitutionnel, organes suprêmes de notre République sont nos totems. Si nous ne les respectons pas, qui le fera à notre place ?

Mesdames et Messieurs les Jurés, je vous rappelle que conformément à l’article 90 de notre Constitution, le Président du Conseil Constitutionnel prête serment en ces termes : « Je m’engage à bien et fidèlement remplir ma fonction, à l’exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de mes fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines politique, économique ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil constitutionnel ». Les Membres du Conseil Constitutionnel prête eux, conformément à l’article 91 de la Constitution, le serment suivant : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et de garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de mes fonctions ».

La décision du Conseil Constitutionnel du 4 décembre 2010 a été rendue conformément à ces textes.

L’absence de poursuites diligentées par le Ministère Public à l’encontre des Membres et du Président du Conseil Constitutionnel n’est-il pas l’aveu même de ce que cette décision ne saurait sérieusement être remise en question ? Le Parquet une fois de plus a montré qu’il ne représentait pas le peuple mais plutôt le parti au pouvoir et je m’explique. Le Parquet sur la base de ces faux témoignages demande que Mme Gbagbo soit condamné à 10 ans de prison et soit privé de ces droits civiques Curieusement, parmi les 80 accusés, Mme Gbagbo est la seule pour qui il soit demandé la privation de ses droits civiques.

Mais alors pourquoi pourrait se poser le citoyen lambda. Alors je vous répondrai, c’est uniquement pour empêcher Mme GBAGBO de reprendre sa place au FPI et leur tenir la dragée haute sur les tous les problèmes qui minent la Côte d’Ivoire qui semble-t-il émerge. Mais faire de la politique n’est pas un crime. Pourquoi donc manipuler le Parquet à cette fin. Voilà, la raison. Je pensais que le Parquet représentait le peuple, mais que je me suis trompé.

Le présent Parquet représente le pouvoir ivoirien et ne travaille qu’uniquement dans leur intérêt, même quand il est en contradiction avec le mandat que le peuple leur a confié. Dès lors entrer en voie de condamnation contre Mme GBAGBO, serait approuver le comportement de tous ceux qui méprisent nos institutions. Condamner, ce serait dire que l’on veut perdurer dans un système néo-colonisant où notre Constitution ne serait en réalité qu’un bout de papier, sans valeur.

Condamner ce serait dire que l’on est incapable de se respecter et que l’on aura toujours besoin de l’intervention prétendument civilisatrice de nos anciens colons pour distribuer les bons et les mauvais points. Condamner, ce serait accepter que nos Chefs d’État ne soient choisis par le peuple souverain mais par d’autres. Acquitter, au contraire c’est affirmer notre volonté d’indépendance. Acquitter c’est dire notre attachement à notre Constitution. Acquitter, c’est aussi faire œuvre d’apaisement; C’est détruire les ferments d’amertume et de rancœur dans le cœur de nos compatriotes qui sont bien conscients du caractère politique de ce procès. Acquitter, c’est réitérer sa volonté de voir une Justice indépendante du pouvoir politique. Acquitter enfin, c’est montrer le vrai visage de la Côte d’Ivoire éprise d’idéal, de Justice et de Paix ; et surtout de réconciliation entre tous ses enfants.

Monsieur le Président, Messieurs de la Cour, Mesdames et Messieurs les Jurés, ne vous faites pas complices des politiciens car ils ne sont pas bons. Ne contribuez pas construire une Côte d’Ivoire de haine et de vengeance perpétuelle, ce ne serait bon pour personne. Réconciliez les ivoiriens en rendant des décisions justes fondées sur les principes élémentaires du droit pénal. Pas de faits précis, pas de preuves concrètes : pas de condamnations et j’ai plaidé.

Je vous en remercie

Maître Ange Rodrigue DADJE

 

Maître Habiba TOURE

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08/03/2015

NAISSANCE DE LA COORDINATION AIRD DE COCODY-BINGERVILLE (Mme Anne Yao Tiégbé épouse Inkpe, coordinatrice)

 

Aird-Alliance, Eric Kahe, communiqué Aird, élections ivoiriennes

La camarade Anne Yao Tiégbé, nouvelle coordinatatrice Aird de Cocody-Bingerville.

C’est une dame de terrain, une communicatrice d’expérience et une patriote dans l’âme, qui animera avec ses collègues Dessao Romaric et Thierry Gbalou, la coordination Aird de Cocody-Bingerville. Pour ces trois camarades qui se sont proposés à cette importante mission et  cooptés par la direction du parti à cet effet, la tâche ne sera guère de tout repos. Dans le district d’Abidjan, Cocody est le second bastion de l’Aird après la commune Yopougon. Les deux communes se talonnent si l’on considère le nombre de militants du parti.

 

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La camarade Anne Yao Tiégbé epse Inkpe est une dame de terrain et ...

 

La première mission sera donc de rassembler ces militantes et militants en vue de créer entre eux un esprit de camaraderie et de solidarité. L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (Aird) qui prône le développement solidaire et l’égalité des chances se doit de donner l’exemple de la solidarité dans le fonctionnement de ses instances et de ses structures de base.

 

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...une patriote

C’est à l’issue d’une réunion à laquelle ont été conviés tous les cadres et militants de Cocody, tenue de 15 :30  à 17 :30  sous la présidence du camarade Georges Temanin, vice-président chargé des finances, du patrimoine et des affaires générales que cette équipe de trois leaders a été retenue pour animer la coordination de Cocody. Après la mise en place des structures de base (sections et comités de base) la coordination se muera en une fédération statutaire par un processus démocratique.

 

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Une équipe de devoir ...

 

 

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 ...et de missions autour du vice-président Georges Temanin et du  Dr Pierre Doh Sga

Dès le début de la semaine, l’équipe se mettra au travail et ira à la rencontre des militants et sympathisants sur les territoires des communes de Cocody et Bingerville.

Aird-Alliance, Eric Kahe, communiqué Aird, élections ivoiriennesDans un échange par vidéoconférence, le président du parti, le ministre Eric Kahe, a encouragé la camarade Anne et tous ses collègues de la Coordination à poursuivre sur la voie de l'esprit d'équipe et de la mobilisation de proximité par un véritable porte-à-porte. Cocody et Bingerville sont des communes dont le rayonnement doit servir de vitrine à notre parti, a-t-il conclu.

Tous nos vœux de succès accompagnent Mme Anne Yao épouse Inkpe et ses collègues de la coordination de Cocody-Bingerville.

 

La rédaction de Airdinfo

19:14 Publié dans Activités du parti | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/02/2015

LES BÉATITUDES DE FLOSSAC

 

Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes,

Ils n’ont pas fini de s’amuser !

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière,

Il leur sera épargné bien des tracas !

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer
et de dormir sans chercher d’excuses,

Ils deviendront sages !

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter,

Ils en apprendront bien des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents
pour ne pas se prendre au sérieux,

Ils seront appréciés de leur entourage !

Bienheureux ceux qui sont attentifs  à l’appel des autres
sans toutefois se sentir indispensables,

Ils seront semeurs de Vie !

Bienheureux êtes vous si vous savez regarder
sérieusement les petites choses
et paisiblement les choses sérieuses,

Vous irez loin dans la vie !

Bienheureux si vous savez admirer un sourire
et oublier une grimace,

Votre route sera ensoleillée !

Bienheureux êtes vous si vous êtes capables de
toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui
même si les apparences sont contraires,

Vous passerez pour des naïfs ; mais la charité est à ce prix !

Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser,

Ils éviteront bien de bêtises !

Bienheureux surtout, vous qui savez reconnaître le Seigneur
en tout ceux que vous rencontrez,

Vous avez trouvé la Lumière vraie et la véritable Sagesse !

Heureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière

 

Entendu à un Sabbat d’Ephraïm à Flossac
de la bouche de Marion et François

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AIRD : RENCONTRE DU RENOUVEAU

 

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Photo de famille avec une partie des participants entourant le doyen Tiabas (en chemisette beige entre les deux dames). Les sourires en disent long sur le bonheur du partage

 Le samedi 21 février 2015 de 11H 38 à 15H 10, s'est tenue, au domicile de Monsieur Bernard Houlai Tiabas (Abidjan Cocody Riviera 3), une réunion de concertation de la haute direction de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (Aird). Sur les 22 cadres du parti attendus, 4 ont été excusés et 16 ont répondu présent.

Cette rencontre a été présidée par le doyen Bernard Houlai Tiabas en sa qualité de doyen d’âge du parti et de conseiller politique spécial du président de l’Aird, le ministre Eric Kahe.

Le déroulé de cette rencontre a été le suivant:

  1. Intervention du conseiller politique spécial du président de l’Aird ;
  2. Le mot du président du parti depuis son lieu d'exil ;
  3. Discussions et échanges à bâtons rompus ;
  4. Divers ;
  5. Partage du repas offert par madame Tiabas à ses invités du jour.

Ainsi, d’entrée de jeu, dans une posture d’humilité, le doyen Bernard Houlai Tiabas a situé le cadre de cette rencontre, qui se décline comme le cadre d’une réunion informelle, d'autant plus qu'aucune disposition statutaire ne lui permet de convoquer la haute direction du parti. Cependant, son statut de doyen d'âge du parti et surtout sa qualité de membre fondateur du parti, lui permettent d'initier la tenue du forum du jour. Aussi, son intervention s'est-elle articulée autour de 3 axes.

Dans un préalable, il a précisé les circonstances de son retour à la direction du parti. En effet, Bernard Houlai Tiabas est d'abord l'un des vice-présidents du Cnrd (Congrès National de Résistance pour la Démocratie) qui est un cadre de concertation de plusieurs organisations et partis politiques dont l'Aird. Au niveau du Cnrd, le doyen Tiabas a été coopté par ses paires pour appuyer l'Aird, du fait de l’exil de son président. C'est ainsi qu'après plusieurs rencontres et échanges avec la direction locale de l'Aird et surtout avec l'aval du président Eric Kahe, Bernard Houlai Tiabas intègre, à sa demande, la direction du parti et accepte la proposition du ministre Eric Kahe de faire partie du cabinet du Président de l'Aird, où il occupe désormais le poste de conseiller politique spécial. Le doyen a insisté pour dire qu'il n'est pas à l'Aird pour occuper la place de quelqu'un, précisant au passage qu’à son âge, on n’aspire pas à diriger un parti politique. « On ne peut pas être après avoir été » a-t-il conclu sur ce point.

 

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Le doyen Tiabas (en chemisette beige) a été une véritable bibliothèque pour les participants

Au cours du second volet de son propos, le conseiller politique spécial du président du parti, s'est présenté comme un recours, une personne venue accompagner les objectifs et les nobles ambitions de l'Aird, dans sa marche en avant.

Il a, pour cela, lancé un appel à l'union et à la solidarité au sein du parti. Pour lui « une conviction peut générer une contre conviction et le désaccord est enrichissant quand on l'intègre à toute action ». Monsieur Tiabas a terminé ce point en indiquant les atouts de l'Aird, qui sont la jeunesse de sa direction et surtout son ambitieux projet d'implantation nationale.

Le camarade Tiabas a conclu son propos liminaire, en invitant l'auditoire a écouter le message délivré par le président Eric KAHE.

Dans une vidéo à mettre en ligne sur le Net, le premier responsable du parti, s'est adressé pendant 4 minutes à ses camarades. Il a surtout appelé à l'union, au rassemblement dans le cadre des statuts du parti. Pour lui, l'Aird doit occuper la place qui lui revient naturellement ; celle de parti leader dans la lutte pour les libertés en partenariat démocratique et patriotique avec toutes les autres forces vives du pays, de parti engagé dans la mise en œuvre des valeurs de solidarité et de partage, de développement solidaire, de l’égalité des chances, de démocratie participative, d’amélioration des pénibles conditions de vie et de travail en milieu rural. Au-delà de l'acquisition du pouvoir d’état, l’Aird voudrait être un modèle et un exemple africain dans la saine gestion du pouvoir d'état par le partage équitable des ressources et la lutte contre la corruption.

Aird_201502_21_trt (9).jpgLe ministre Eric Kahe, président de l'Aird, s'est adressé à une équipe de devoir au service d'une Côte d'Ivoire rassemblée (Une partie de cette équipe).

Une longue séance d’échanges et de discussions s'en est suivie. Aucun sujet tabou à cette rencontre de haut niveau. Chaque intervenant a pu s'exprimer dans ce cadre de liberté d'expression et de démocratie. Aussi, chacun des intervenants a pu, dans un esprit de camaraderie militante, exposer et trouver réponse à ses préoccupations.

Au chapitre des divers, il a été convenu entre les participants d'un chronogramme de rencontres périodiques des membres de la Présidence, du Cabinet du Président et du Secrétariat Général de l'Aird, à raison d’au moins une séance de travail par mois. En effet, l’inexistence d’un agenda de rencontres régulières ne permet pas à l’opinion nationale de se rendre compte du niveau de vitalité du parti qui se trouve aussi, de ce fait, coupé de ses bases en attente de mobilisation.

Prévues au domicile du doyen mais déplaçables en tout autre lieu, les prochaines rencontres sont programmées pour se tenir chaque premier samedi du mois à savoir les 7 mars, 4 avril, 2 mai et  6 juin 2015.

 

Aird_201502_21_trt (8).jpgAutour du doyen Tiabas et de gauche à droite: Casimir B., Donatien et Ouiva Bi, heureux de participer à ce nouveau départ

Un copieux repas a clos cette enrichissante rencontre, dans une ambiance fraternelle.

 

 

 Dr Pierre Z. Doh

SGA chargé des Institutions
  et des relations extérieures 

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23/02/2015

AIRD : COMMUNIQUÉ 2015_SEM09_01

Aird-Alliance, Eric Kahe, communiqué Aird, élections ivoiriennes

Le ministre Eric Kahe, président de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) a été convié à une conférence débat prononcée le samedi 21 février 2015 à Paris, par Mme AGO Marthe, vice-présidente du FPI, un parti politique frère, dans le cadre de sa présence en Europe.

En raison d’un calendrier fort chargé, le président de l’AIRD est arrivé sur les lieux à la fin de la conférence. Par cette visite, il tenait à saluer une amie, une sœur, une camarade de lutte. Il lui a présenté ses condoléances suite au deuil qui l’a frappée tout récemment. Mme AGO devant retourner à la Haye le lendemain, le président Eric KAHE lui a réitéré sa solidarité avec le président Laurent Gbagbo et sa fidèle et fraternelle amitié en lui demandant de lui transmettre un message. Ce qu’elle a accepté avec joie, non sans le remercier au cours de ces émouvantes retrouvailles de solidarité.

 

Patrick N.
Porte-Parole adjoint de l’AIRD

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | |

PROCÈS DES PRO-GBAGBO: AFP OBLIGÉE DE S’INTERROGER (ENFIN) SUR UN « PROCÈS RIDICULE »

Nous vous proposons cette dépêche de l’Agence France Presse (AFP) obligée de s’interroger (enfin)  si l’on n’est pas en face d’un procès ridicule

Afp Logo.pngAbidjan (AFP) - Accusée d’"atteinte à la sûreté de l’État", l’ex-Première dame Simone Gbagbo sera entendue lundi à Abidjan au procès-fleuve sur la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, critiqué par certains observateurs pour son apparent manque de rigueur.

Surnommée la "Dame de fer", Mme Gbagbo, 65 ans, est inculpée, comme ses 82 co-accusés, d’"atteinte à la sûreté de l’Etat". Elle est également accusée de "crimes contre l’humanité" par la Cour pénale internationale (CPI), comme son époux qui y sera jugé en juillet. Mais Abidjan refuse le transfèrement de l’ex-Première dame à la CPI.

La cour d’assises va chercher à déterminer son rôle dans les violences ayant embrasé le pays de décembre 2010 à mai 2011, causées par le refus de son mari Laurent, alors président, de reconnaître la victoire de l’actuel chef de l’État Alassane Ouattara.

Plus de 3.000 personnes avaient péri en cinq mois d’exactions commises par les deux camps.

Depuis la crise, la société civile et l’opposition pro-Gbagbo critiquent une "justice des vainqueurs" - aucun dignitaire pro-Ouattara n’a pour l’instant été inquiété.

Les autorités judiciaires, interrogées par l’AFP, n’ont pas souhaité s’exprimer, mais un magistrat participant au procès défend, sous couvert d’anonymat, une "longue instruction" et une "enquête sérieuse", assurant qu’"il n’y a pas d’improvisation".

Pour la défense de Mme Gbagbo, le procès "est une grande blague", "indigne de la Côte d’Ivoire", regrette son avocate Habiba Touré. "Il n’y a rien, pas une preuve matérielle, concrète. L’instruction a duré trois ans, mais on n’a pas été capable de ressortir des faits".

"En voulant faire les choses dans la précipitation et en bâclant les enquêtes, en rendant ce genre de justice, l’État va contre ses propres intérêts", estime un responsable d’une ONG ivoirienne de défense des droits de l’Homme, résumant l’opinion de nombreux observateurs.

- Un procès "ridicule"? -

Les seconds couteaux ont été entendus pendant près d’un mois, durant lequel des témoins ont été incapables d’identifier, devant la cour, des accusés auxquels ils avaient imputé des crimes sanglants.

Des cadres du régime Gbagbo ont ensuite défilé pendant deux semaines: un Premier ministre et sept ministres se sont succédés en l’espace de deux matinées, mais aucun n’a passé plus d’une heure à la barre et pas un témoin n’a été appelé pour les confondre.

Des journalistes pro-Gbagbo, accusés d’avoir incité à la haine, ont été interrogés, sans que soient produits une vidéo, une bande sonore ou un article litigieux pour étayer l’accusation.

Arrêtée le 11 avril 2011 en même temps que le couple Gbagbo dans la résidence présidentielle pilonnée par l’artillerie, Adèle Dédi, l’ancienne maire de la ville d’Issia (ouest), est questionnée sur son rôle dans l’organisation de milices armées.

"Si vous aviez enquêté sur place, vous ne m’auriez pas posé cette question. Parce que personne ne pourra vous fournir la preuve de telles allégations", gronde-t-elle.

Le camp des pro-Gbagbo est accusé d’avoir employé des miliciens très violents durant la crise postélectorale pour faire face aux combattants pro-Ouattara, parfois tout aussi sanguinaires.

"Est-ce que le juge vous a confronté avec des preuves matérielles?", demande ingénument l’avocat Rodrigue Dadjé à Roland Guibony Sinsin, un consultant également arrêté au domicile des Gbagbo. "Non", répond sobrement ce dernier. Consternation générale.

Faute de débat contradictoire, les accusés, qui plaident tous "non coupable", peuvent exposer longuement leur version des faits, transformant la Cour d’assises en arène politique dans laquelle les pro-Gbagbo ont le micro - qui fonctionne mal -, où l’on rit parfois, où l’on ne reconnaît pas la victoire d’Alassane Ouattara, où l’on critique l’ONU pour sa supposée partialité...

"Qui apparaît ridicule dans ce procès si ce n’est les autorités?", interroge Me Touré. Pour l’audition de Simone Gbagbo lundi, l’avocate dit ne pas savoir à quoi s’attendre: "On ne sait pas s’il y aura des témoins. S’il y en a, combien ils seront. Ni ce qu’ils vont dire. On ne sait rien".

Et de lancer: "Qui aimerait être jugé dans ces conditions?"

 

Source AFP

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18/02/2015

AIRD : LA HAUTE DIRECTION DU PARTI RENFORCEE

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Par décision numéro 20150201-AIRD-PP du 12 Février 2015, le président de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) a procédé, dans le respect des dispositions statutaires, au renforcement des capacités du parti par de nouvelles nominations et des confirmations à des postes de responsabilité. Cette restructuration concerne la Présidence du parti et le Secrétariat Général, conformément au tableau joint en annexe.

Cette décision a été rendue nécessaire par la situation même du parti qui affichait déjà, pour diverses raisons, des postes vacants avant même la crise postélectorale. Cette situation s’est aggravée avec :

  1. de nombreux décès dans les rangs du parti ;
  2. des départs définitifs du pays ;
  3. l’entrée de certains jeunes et cadres dans des fonctions incompatibles avec la politique (Corps préfectoral, Police, Gendarmerie, etc.) ;
  4. le traumatisme de la classe politique après les graves évènements de la crise postélectorale ;
  5. etc...

 

Le Secrétariat Général s’est retrouvé avec moins d’un tiers de ses effectifs. Cette situation a obligé le président et certains collaborateurs à d’absorbantes tâches de gestion.

Pour corriger le déficit en militants d’encadrement, un programme de nouvelles adhésions a abouti à des centaines de nouvelles inscriptions au parti, parmi lesquels de nombreux cadres qui ont, par la suite, fait preuve d’un militantisme exemplaire dans les Fédérations.

Le renforcement  des capacités s’est articulé autour des critères suivants :

  1. Confirmer ou promouvoir ceux des anciens qui ont affiché leur disponibilité à servir le parti ;
  2. Appeler à des fonctions d’encadrement ceux de nos nouveaux camarades qui sont venus renforcer le parti, parfois en bravant de grands risques.

· En attendant la réorganisation des Secrétariats Nationaux (SN) et le renforcement du cabinet du président du parti, ainsi que la redynamisation des structures spécialisées, l’AIRD entend, par cette décision souhaitée par une écrasante majorité de cadres et militants, se donner les moyens de jouer véritablement sa mission de force politique davantage présente sur l’échiquier politique ivoirien, proche de la jeunesse, des aspirations des populations et des masses rurales et capable de conduire à son terme l’espérance du rassemblement et du changement dont elle est porteuse.

Fait le 12 Février 2015

Temanin Georges

 

Vice-Président de l’AIRD, Porte-parole

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DECISION N° 20150201-AIRD-PP du 12 Février 2015

Le président de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD),

Vu les Statuts du parti ;

Vu l'urgence ;

 

DECIDE

Article 1: La présidence et le Secrétariat Général de l'AIRD sont renforcés selon le tableau ci-dessous

Article 2: La présente décision qui prend effet à compter du 12 février 2015 et annule toutes dispositions contraires, sera communiquée et enregistrée partout où besoin sera.

Présidence & Secrétariat Général

PRESIDENCE

Fonction

Nom

Prénoms

Président du parti

M.

KAHE

Eric

1er Vice-Président

M.

GNEPA

Luc

2ème Vice-Président chargé du Patrimoine, des Finances et des Aff. Générales – Porte-parole

M.

TEMANIN

Georges André

3ème Vice-Présidente chargée du Genre

Mme

GLEHY

Jeannette

4ème Vice-Président

Pr

KOUAME

Julien

5ème Vice-Président

M.

AMAN

Kouablan

 

 

 

 

Cabinet restreint du Président

Conseiller Politique Spécial

M.

TIABASS

Bernard Houlai

Conseiller Spécial en charge du programme de gouvernement

Dr

THIEMELE

Aimé

Directrice de Cabinet

Mme

DEBI

Dago Laurentine

Directrice de Cabinet Adjointe

Mme

GBAO

Augustine

Chef  de Cabinet

M.

BOGUI

Philibert

SECRETARIAT GENERAL

Fonction

Nom

Prénoms

Secrétaire Général par Intérim

 

 

 

SGA chargé des Institutions et des relations extérieures

Dr

DOH

Pierre

SGA en charge de l'Organisation et du Protocole

M.

N'KOUADJI

Jean Marc

SGA en charge de l'Implantation et de la Mobilisation

M.

KLE

Donatien

SGA en charge des projets, des études et de l'insertion sociale

M.

KOUI

Monlet Arsène

SGA en charge de l'Administration et des Commissions 

Mme

TOE

Irène

Trésorière Générale

Mme

DIE

Odile

 Le Ministre Eric Kahe, président de l'AIRD

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À l’analyse de ces nominations, Airdinfo fait les constats suivants :

  • Le doyen Bernard Houlai Tiabas a accepté d’officialiser l’apport de sa riche expérience à ses cadets et enfants, en remplacement de son ami de lutte Paul Gui Dibo.
  • Le camarade Luc Gnepa passe du poste de 2ème vice-président à celui de 1er vice-président.
  • Le camarade Georges Temanin, membre fondateur de l’AIRD, précédemment Conseiller spécial chargé du Patrimoine, des Finances et des Affaires  Générales est nommé 2ème Vice-Président chargé du Patrimoine, des Finances et des Affaires  Générales – Porte-parole
  • D’autres vice-présidents sont maintenus avec quelques aménagements tandis que le camarade AMAN Kouablan, fédéral AIRD de Daloa, depuis la création du parti est nommé vice-président après avoir passé la main au camarade Dibo, il y a de cela quelques mois. Soit donc deux nouveaux vice-présidents dont l’un pour vacance initiale de poste et l’autre pour vacance par décès. Un dernier poste de vice-président reste à pourvoir.
  • Au niveau du cabinet restreint du président du parti, les camardes Debi Dago Laurentine et Aimé Thiémélé n’ont pas changé de poste, tandis que les camarades Augustine Gbao et Philibert Bogui font leur entrée.
  • Concernant le Secrétariat Général, instance essentielle mais sans effectif consistant depuis la crise postélectorale, le Secrétaire Général par intérim, appelé à une promotion dans l’administration générale s’était mis quelque peu en retrait des activités du parti. Des consultations sont en cours sur cette question. Outre le maintien des camarades Jean-Marc N'Kouadji et Arsène Koui Monlet à leur poste sans changement d’intitulé, on y enregistre l’entrée du Dr Pierre Doh, docteur d’état en médecine, spécialité Gynéco-Obstétrique, Donatien Kle, professeur de Lettres modernes et fédéral J-AIRD d’Abidjan Banco (Yopougon) et de Irène Toe également professeur de lycée.

 La rédaction de AirdInfo

 

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16/02/2015

COTERIE: LE MOT DU JOUR

 

coterie, aird-alliance,Aird, Laurent Gbagbo

La coterie désignait à l’époque féodale, une communauté paysanne chargée de la mise en valeur des terres d'un seigneur.C’était à cette fameuse époque de l’utilisation des métayers par les seigneurs.

À ce jour encore, certains ouvriers de corps de métiers, comme le bâtiment s’en servent pour s’interpeller entre eux, développant ainsi un esprit de solidarité et de stimulation. On entendre un membre du corps de métier saluer ou taquiner les autres avec des termes du genre : « salut la coterie » ou « bravo la coterie »

Dans le langage usuel, la coterie renvoie à unesociété restreinte de personnes entretenant de très étroites relations fondées sur des intérêts communs  avec en arrière-plan cette idée de manque de clarté, de fermeture et de repli du groupe sur lui-même.

En politique la coterie a une connotation péjorative. L’usage de ce mot fait référence à tout groupement de personnes se soutenant mutuellement, en cherchant par la lutte ou l'intrigue à faire prévaloir leurs intérêts communs. On parle alors de coterie littéraire, de coterie politique; voire de petite coterie pour indiquer que l’esprit de coterie est propre aux gens petits d’esprit.

La rédaction Airdinfo

 (Bibliographie dictionnaire Cntrl)

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10/02/2015

LA RÉPUBLIQUE : NOTIONS DE BASE DU MILITANT

Sur le concept de la République, Platon a écrit un ouvrage connu sous le nom de « la République de Platon », une sorte de Dialogues de Platon sur la meilleure forme de gouvernement. Platon (428 -348 av. J-C) est une grande figure de la Grèce, 4 siècles avant Jésus-Christ. Il vouait une grande admiration à Socrate, considéré comme son maître, tandis que Aristote fut son plus brillant élève. Après avoir étudié les lettres, les mathématiques, la musique et la gymnastique, sa rencontre décisive avec Socrate, l’amène à renoncer aux arts pour s’adonner à la philosophie.

Le mot République est un substantif féminin qui désigne, selon les cas : une organisation politique de la société ; un ensemble de personnes ayant entre elles quelque chose en commun ; une organisation politique d'un État où le pouvoir est non héréditaire, partagé et exercé par les représentants (généralement élus) d'une partie ou de la totalité de la population (par opposition à la monarchie ou à l’empire) ;

La république peut être fédérale, fédérative, c’est-à-dire être composée de plusieurs États, comme la République Fédérale d’Allemagne (RFA) en Europe ou la République Fédérale du Nigeria en Afrique.

La République (démocratique) populaire ou la république socialiste sont une forme d’organisation politique d'un pays se référant au marxisme, où l'État possède et gère la propriété des moyens de production essentiels.

La république est donc une forme d’organisation politique d’un pays. Cette organisation renvoie à des valeurs qui peuvent évoluer dans le temps, en fonction d’une plus grande quête de démocratie, de justice sociale, de liberté. Cette organisation est consignée dans la Constitution et le changement de république correspond généralement à un changement de Constitution.

En France par exemple, la forme républicaine de l'État a été instaurée après la Révolution française de 1789 et chaque régime particulier de l’organisation de la République française qui fixe les modalités de l'exercice du pouvoir a permis de dégager :

*    la 1ère République de septembre 1792 à mai 1804

*    la 2ème République de février 1848 à déc. 1852 ;

*    la 3ème République de septembre 1870 à juillet 1940

*    la 4ème République de juin 1944 à octobre 1958

*    la 5ème République depuis octobre 1958 ;

Ainsi, même si la nature républicaine du pays demeure, la mise en œuvre de ces valeurs repose sur des textes qui réglementent le fonctionnement de la république. Ces textes sont évolutifs.

C’est ainsi que le vote des femmes en France a été obtenu à l’issue d’un long combat. Les Françaises votent pour la première fois en France le 29 avril 1945, à l’occasion des élections municipales puis, quelques mois après, le 21 octobre 1945 elles participent au scrutin national. Le droit de vote pour les femmes en France a donc été instauré sous la 4ème République. Un droit qui a été tardif, du fait de lourds préjugés, bien après certains pays, dont certains moins développés que la France : 1869 USA (état de Wyoming) ; 1893 Nouvelle Calédonie ; 1920 USA entière ; 1928 Royaume-Uni ; 1930 Afrique du Sud ségrégationniste, etc.

Lors de son accession à l’indépendance en 1960, la Côte d'Ivoire a choisi la République comme organisation politique. La 1ère république a connu sa fin avec la Constitution de 2000 sous la transition militaire qui a permis les plus grandes avancées du combat démocratique. Sans changement de Constitution, ni de République, l’après 11 avril 2011 est marqué par un grave recul de ces acquis.

De par sa dénomination, l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) est partisane de la république, en tant qu'organisation politique de l’État de Côte d'Ivoire. Se faisant, nous faisons le choix des valeurs républicaines comme socle de la société ivoirienne. Des valeurs de démocratie vraie par le pluralisme politique, de séparation des pouvoirs, de justice, d’égalité, de liberté, de solidarité, de développement solidaire, de respect mutuel, etc. Elles sont consignées dans notre Constitution qui réaffirme son attachement à la déclaration universelle des droits de l’homme.

Par ailleurs, la République peut être perçue comme aristocratique, bourgeoise, conservatrice, démocratique, franc-maçonne, parlementaire, etc.

 Au sein de l’AIRD, une grande majorité de militants est favorable à une république démocratique et parlementaire.

La rédaction de info.aird-alliance.com

(Bibliographie: dictionnaire Cntrl)

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DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME

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Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. 
2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. 
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. 
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays. 
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité. 
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution. 
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux. 
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques. 
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis. 
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. 
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. 
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. 
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. 
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. 
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible. 
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. 
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

 

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

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